Mont Ida (Crète)

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Psiloritis
Le Psiloritis, versant ouest
Le Psiloritis, versant ouest
Géographie
Altitude 2 456 m
Massif Crète
Coordonnées 35° 13′ 36″ N 24° 46′ 14″ E / 35.22667, 24.77056 ()35° 13′ 36″ Nord 24° 46′ 14″ Est / 35.22667, 24.77056 ()  
Administration
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Périphérie Crète
Nome Réthymnon

Géolocalisation sur la carte : Crète

(Voir situation sur carte : Crète)
Psiloritis

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Psiloritis

Le mont Ida en Crète (ou Ida crétois, par opposition à l'Ida phrygien), actuel mont Psiloritis (en grec moderne Ψηλορείτης), est le plus haut sommet de l'île, culminant à 2 456 mètres. Son imposant massif occupe la partie centrale de l'île, sur les territoires des préfectures de Héraklion et Réthymnon.

Mythologie[modifier | modifier le code]

C'est dans une caverne (appelée localement Ideon Antron) située sur le versant nord de ce mont que Zeus naquit. Rhéa, sa mère, s'y était réfugiée pour le soustraire à une mort promise par son père, Cronos. Zeus fut élevé par la nymphe Ida.

La légende veut que c'est du sang d'Ida, qui s'était écorchée sur une de ses épines, que les fruits du framboisier (Rubus Idaeus = ronce du Mont Ida) tiennent leur teinte, étant d'un blanc pur avant cet événement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques[modifier | modifier le code]

De nombreuses grottes présentes en son flanc servirent du XIe au IXe siècle avant J.-C. de sanctuaires avant l'apparition des temples. Le poète antique Homère appelle l'île par l'épithète « aux cent villes » dans son poème l’Iliade[1]. Le philosophe grec Théophraste, dans son ouvrage Des Vents, écrit que sur les monts crétois, on pouvait déjà voir des ruines d'anciennes cités, sites abandonnés, autrefois terrains habités ou cultivés, dépeuplés depuis longtemps pour des raisons climatiques : les hivers contemporains sont déjà réputés être plus durs et plus neigeux qu'avant l'époque à laquelle il écrit. Il y a dans l'Ida entre autres montagnes de Crète, des sites abandonnés à cause des changements climatiques. Selon Théophraste toujours, les hivers contemporains sont déjà réputés être plus durs et plus neigeux qu'avant l'époque à laquelle il écrit, avec fortes pluies et davantage d'ouragans[2].

Installations d'estive[modifier | modifier le code]

Dans les environs du village d'Anogia, on observe les restes d'installations d'estive consistant chacune en une cabane en pierre (répondant au nom de mitato, pluriel mitata), un enclos pour la traite (des brebis et des chèvres), un gîte (pour le repos des bêtes la nuit). La cabane servait, de mai à octobre, d'habitation aux bergers ainsi qu'à la fabrication et la conservation de fromages mous (mizithra) et de fromages durs[3].

Ces installations (qu'on retrouve aussi autour du plateau de Limnarkaro en Crète orientale) [4] ont été abandonnées vers la fin du 2e quart du XXe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne] Chant II (645-652)
  2. Frag. dans la collection de Heinsius
  3. Sabine Ivanovas, Where Zeus Became a Man (with Cretan Shepherds), Efsthiadis Group Editions, 2000, 183 p. (ISBN 9602265841) (ISBN 978-9602265840).
  4. Harriet Blitzer, Pastoral Life in the Mountains of Crete. An Ethnoarchaelogical Perspective, in Expedition, vol. 32, No 3, 1990, pp. 34-41.