Copiste

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Copiste
Image illustrative de l'article Copiste
Portrait de Jean Miélot, secrétaire, scribe et traducteur de Philippe le Bon.

Code ROME (France) E1306

Un copiste est un professionnel chargé de la reproduction de documents écrits. Ce métier est né de la nécessité de produire des copies de documents administratifs et de textes destinés à l'enseignement et à la propagation du savoir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les moines copistes copiaient des livres à la main pour la population alphabétisée, une faible minorité. Ils travaillaient dans les scriptoriums.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l'Égypte antique, les scribes effectuaient les copies de documents nécessaires à l'administration du pays et d'autres travaux administratifs.

À l'époque gréco-romaine il existait des professionnels qui travaillaient pour le compte d'éditeurs. Leur rémunération était calculée grâce à la stichométrie qui divisait toute œuvre en fragments d'égale longueur, type verset.

À Rome, le copiste jouait souvent un rôle de secrétaire ((la) amanuensis).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le copiste était souvent un moine, chargé de la copie de textes religieux ou de leur enluminure. Il travaillait dans un atelier, le scriptorium, sous le commandement d'un armarius (bibliothécaire).

Bien des copistes ont laissé leur nom dans le colophon, ainsi que la date à laquelle ils ont fait leur travail.

À la fin du Moyen Âge, la montée en puissance de l'écrit permit l'émergence de scriptoriums laïcs.

Par corps de métier[modifier | modifier le code]

Dans l'art pictural[modifier | modifier le code]

Suivant leurs spécialités, les copistes peuvent exécuter des copies d'œuvres d'arts, peintures, sculptures. Les artistes-peintres ont commencé par exercer leur art par la copie des grands maîtres (Le Caravage à Rome commence par exécuter des copies d'œuvres pour les amateurs peu fortunés).

Les copistes pratiquent de nos jours leur métier dans les musées, ainsi, en France, les musées Louvre et d'Orsay sont célèbres pour leurs copistes[1].

Dans les musées nationaux, « La copie doit être au minimum d'une taille supérieure ou inférieure de 1/5 de la hauteur et de la largeur de l'original. Le copiste n'est pas autorisé à reproduire la signature du maitre de l'œuvre originale. » Décret no 1255 du 11 mars 1957 article 41 de La copie d'œuvre originale dans les musées. En dehors des musées nationaux, la copie d'une œuvre du domaine public (70 ans après le décès de l'artiste) peut être de dimension libre, y compris la taille native à condition qu'elle soit identifiée comme étant une copie de manière permanente et définitive.

En imprimerie[modifier | modifier le code]

Dans une imprimerie, le copiste, est celui ou celle, qui prépare la forme imprimante, c’est-à-dire, la plaque offset, c'est aussi le copiste qui effectue les retouches (bord de film, tache, etc). Cette spécialité devient obsolète depuis l'arrivée du CtP (Computer to Plate) qui copie la plaque depuis l'ordinateur, sans l'intermédiaire de films.

En informatique[modifier | modifier le code]

Dans une entreprise d'informatique, le copiste est la personne chargée de reprendre des documents d'analyse et les réécrire sous un format mis à jour avec les nouvelles exigences de la société (en cas de rachat de projet ou d'entreprise par exemple). Ce processus peut aussi entraîner une suppression des informations obsolètes ou incompréhensibles permettant d'alléger considérablement le document.

Dans la musique[modifier | modifier le code]

Dans le monde de la musique, un copiste[2] est la personne qui réalise les partitions destinées aux instrumentistes, à partir de partition d'orchestre ou de relevé à l'oreille, ce qui demande de bonnes capacités d'écoute et des compétences en solfège. Depuis l'arrivée de l'informatique musicale, le travail de copiste est surtout réalisé sur ordinateur, avec des logiciels tels que LilyPond, MuseScore, Encore (en) ou Finale.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Un roman d'Umberto Eco, Le Nom de la rose, décrit le travail des moines copistes au XIIe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. site de l'A.C.M.F. Association des copistes des musées français
  2. Être compositeur, être compositrice en France au 21e siècle, Eric Tissier

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]