Mignonne, allons voir si la rose

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne un poème. Pour l'essai de Cavanna, voir Mignonne, allons voir si la rose....
Rose « Pierre de Ronsard ».

Mignonne, allons voir si la rose est l'un des poèmes les plus célèbres de Pierre de Ronsard écrit en 1545.

Ode[modifier | modifier le code]

À CASSANDRE
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée,
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.
Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las! las! ses beautés laissé choir !
Ô vraiment marâtre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vôtre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette ode, inspirée d'Ausone, est composée en 1545 après la rencontre de Ronsard, âgé de 20 ans, avec Cassandre Salviati, fille d'un banquier italien. Il fait partie du premier livre des Odes, 17, et évoque la jeunesse qui passe comme le temps d'une fleur.

Musique[modifier | modifier le code]

  • Mignonne, allons voir si la rose a été mis en musique dès le XVIe siècle par Jehan Chardavoine, qui en a fait une chanson populaire, publiée dans son Recueil des plus belles et excellentes chansons en forme de voix de ville tirées de divers autheurs et poètes françois tant anciens que modernes ausquelles a été nouvellement adaptée la musique de leur chant commun[1], le premier recueil de chansons populaires, publié en 1575
  • Ce sonnet de l'Ode à Cassandre a également inspiré une polyphonie de Guillaume Costeley (1530-1606) et de Jean de Castro (c1540-c1600)[1] à la Renaissance.
  • Ce sonnet a été une nouvelle fois mis en musique au XIXe siècle par Cécile Chaminade (1857-1944) ainsi que par Richard Wagner (1813-1883), lors de son séjour à Paris en 1839-1841 (Lied pour voix et piano WWV 57).
  • Le groupe français de musique médiévale Les Ménestriers propose sa propre interprétation de la version de Jehan Chardavoine dans son tout premier album éponyme Les Ménestriers paru en 1971[2].

Analyse[modifier | modifier le code]

Dans ce poème, Ronsard invite sa bien-aimée, Cassandre, à aller voir une rose. C'est la première strophe. Dans la deuxième, il se désespère de voir que la fleur est fanée ("ses beautés laissées choir" → "ses beautés laissées tomber"). Enfin, dans la dernière strophe, il en tire une leçon pour sa bien-aimée en lui disant que si aujourd'hui, elle est jeune, plus tard, elle sera certainement laide et vieille et il faut donc qu'elle profite de sa jeunesse pour l'épouser ("Cueillez, cueillez votre jeunesse" → "profitez de votre jeunesse"). [travail inédit ?]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]