Mandari (langue)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mandari.
Mandari
kʊ́tʊ́k nà mʊ̀ndárì
Pays Soudan du Sud
Nombre de locuteurs 36 000 (vers 1982)[1]
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-3 mqu
IETF mqu

Le mandari (ou mundari, mondari, autonyme, kʊ́tʊ́k nà mʊ̀ndárì[1]) est une langue nilo-saharienne, de la branche des langues nilotiques orientales, parlée dans le Soudan du Sud.

Classification[modifier | modifier le code]

Le mandari est une langue nilo-saharienne classée dans le sous-groupe nilotique oriental, rattaché aux langues soudaniques orientales.
Le mandari fait partie du sous-groupe des langues bari qui comprend le bari, le kakwa ainsi que le nyangwara, le pöjulu, le ngyepu et le kuku. Voßen traite ces parlers comme des dialectes du bari[2], mais utilise aussi le terme de langues bari pour les désigner[3].

Phonologie[modifier | modifier le code]

Les tableaux présentent les voyelles[2] et les consonnes[4] du mandari.

Voyelles[modifier | modifier le code]

Antérieure Centrale Postérieure
Fermée i [i]
ɪ [ɪ]
u [u]
ʊ [ʊ]
Moyenne e [e]
ɛ [ɛ]
ö [-] o [o]
ɔ [ɔ]
Ouverte a [a]

Deux types de voyelles[modifier | modifier le code]

Le mandari, comme les autres langues nilotiques, dont les langues bari, différencie les voyelles selon leur lieu d'articulation. Elles sont soit prononcées avec l'avancement de la racine de la langue, soit avec la rétraction de la racine de la langue[5].
Les voyelles avec avancement de la racine de la langue sont [i], [e], [o], [ö], [u]. Les voyelles avec rétraction de la racine de la langue sont [ɪ], [ɛ], [ɔ], [a], [ʊ][2]

Consonnes[modifier | modifier le code]

Labiales Alvéolaires Latérales Dorsales Glottales
Palatales Vélaires
Occlusives Sourde p [p] t [t] k [k] ʔ [ʔ][6]
Sonore b [b] d [d] g [g]
Implosive ɓ [ɓ] ɗ [ɗ] ʾy [ʄ]
Fricative s [s]
Affriquée j [d͡ʒ]
Nasale m [m] n [n] ɲ [ɲ] ŋ [ŋ]
liquide r [r] l [l]
Semi-voyelle w [w] y [j]

Une langue tonale[modifier | modifier le code]

Le mandari compte quatre tons, haut, bas, moyen et haut-bas[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Voßen, Rainer, The Eastern Nilotes. Linguistics and Historical Reconstructions, Kölner Beiträge zur Afrikanistik n° 9, Berlin, Dietrich Reimer Verlag, 1982, ISBN 3-496-00698-6

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Voßen, 1982, p. 160.
  2. a, b et c Voßen, 1982, p. 175.
  3. Voßen, 1982, par exemple p. 176.
  4. Voßen, 1982, pp. 172, 175.
  5. Le terme anglais est +ATR ou -ATR (Advanced Tongue Root).
  6. Le statut de phonème du coup de glotte est incertain. Voßen, 1982, p. 172.
  7. Voßen, 1982, pp. 175, 178.