Malamine Koné

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Malamine Koné

Nom de naissance Malamine Koné
Naissance 21 décembre 1971
Niéna, Drapeau du Mali Mali
Nationalité Drapeau du Mali Malienne
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession Chef d'entreprise
Activité principale Fondateur et CEO de Airness

Malamine Koné est un entrepreneur et chef d’entreprise malien installé en France, créateur en 1999 de la marque de vêtements de sport « Airness »[1].


Biographie[modifier | modifier le code]

Malamine Koné[2], c’est tout d’abord l’histoire d’un petit enfant berger du village de Niéna, situé à 400 kilomètres de Bamako. Ce petit garçon passait ses journées à sillonner les alentours de son village dans l’espoir de trouver un point d’eau pour son bétail. Sa préoccupation n’était pas d’aller à l’école mais de manger pour vivre. Il ne devait compter que sur lui-même, ses parents étaient partis en France chercher du travail pour lui assurer un meilleur avenir. Et c’est à l’âge de dix ans qu’il a enfin pu les rejoindre en Seine-Saint-Denis grâce à la loi sur le regroupement familial. Cet enfant qui ne parlait pas un mot de la langue française, allait découvrir une autre civilisation, une autre culture, un autre climat. Il allait aussi découvrir l’école, mais il était conscient qu’il devait travailler deux ou trois plus que les autres pour s’intégrer. Après deux années en classe francophone, il a enfin pu suivre une scolarité normale jusqu’à l’obtention d’un Deug de droit. Il rêvait déjà de faire ses premiers pas au Quai des Orfèvres pour être commissaire de police, ce métier qui le passionnait tant, et qu'il voulait exercer avant tout parce qu'il avait envie de se battre pour protéger les autres.

Parallèlement, Malamine Koné pratique la boxe anglaise. Double champion de France amateur dans la catégorie des poids moyens, on le surnomme La Panthère sur les rings. Mais malheureusement, en 1995, victime d’un accident de la route, il évite de peu l’amputation de la jambe gauche. Et là, tous ses rêves s’effondrent. Le doute s’installe, c’est le début d’un autre combat : lutter contre la fatalité. Limité physiquement après douze opérations du genou, il voulait encore croire que c’était possible.

Lors de sa convalescence, il se remet en question, réfléchit, observe, s’intéresse aux choses et se rend compte que ce sont les tenues vestimentaires de ses copains qui allaient devenir sa nouvelle source d’inspiration. Et pourquoi ne pas créer sa propre marque de vêtements de sport ? Un pari fou pour certains, trop prétentieux pour d’autres. Mais il était plus déterminé que jamais à se battre pour réussir.

La création et l’ascension fulgurante d'Airness[modifier | modifier le code]

C’est en 1999 que Malamine Koné se jette à l’eau et crée sa propre marque de sport Airness.

Sans moyens financiers ni techniques pour rivaliser avec les grandes marques de sport, il disposait néanmoins de quelques atouts majeurs : un nom, Airness, qui veut dire « toujours plus haut, toujours plus fort » ; un logo, une panthère, pour symboliser la combativité et surtout une détermination, une envie de montrer qu’avec du travail et de l’abnégation, aucune barrière n’est infranchissable. C’est sur le terrain qu'il a appris les rouages du métier : le matin, il s’improvisait agent commercial pour placer ses premiers T-shirts auprès de magasins spécialisés ; l’après-midi, il préparait les quelques dizaines de pièces commandées, les rangeait dans un sac de sport pour ensuite se transformer en livreur.

Pour faire connaître sa marque au grand public, Malamine Koné comprit très vite qu’il lui fallait des ambassadeurs. Le problème, c’est qu’ils étaient tous sous contrat avec différentes marques. Comment faire ? Et pourquoi ne pas leur proposer de porter sa marque en dehors des stades ? Certains joueurs comme Djibril Cissé et Didier Drogba, ou des personnalités comme Jean-Pierre Papin et Guy Roux vont être séduits par l’originalité de ses produits et vont accepter l’idée de signer un contrat extra-sportif avec Airness. Une vraie révolution dans le milieu sportif !

Rapidement, la marque connaît une ascension fulgurante et pour mieux asseoir sa notoriété et la positionner comme une véritable marque de sport, crédible auprès du grand public, Malamine Koné s’attaque alors au cercle fermé des grands équipementiers sportifs.

En 2004, le Stade Rennais, une équipe jeune, dynamique et ambitieuse, sera la première à être sensible à l’histoire et à la créativité de la jeune marque. Et ce partenariat allait se révéler positif pour la marque. Airness allait se doter d’un nouveau savoir-faire et d’une nouvelle technologie afin de mieux comprendre les besoins de sportifs.

La marque Airness devient successivement l’équipementier exclusif des clubs suivants : Valenciennes, Nantes, Lille, Toulouse, Le Havre, Auxerre, Rennes, Genk (Belgique), Fulham (Angleterre), Boavista (Portugal), et des sélections nationales suivantes : Mali, Guinée, Bénin, Gabon, Burkina Faso, Congo Brazza, République Démocratique du Congo.

Sans oublier des partenariats d’équipementier officiel dans le basket-ball avec le SLUC Nancy, et dans le rugby avec Bourgoin-Jallieu dans l’élite du Top 14. En 2006, Airness a fait une entrée très remarquée dans le monde du tennis en signant le russe Nikolay Davydenko n°4 mondial et Nadia Petrova classée 8e à la WTA. Grâce à ces différents partenariats, Airness s’implante sur le marché international.

Aujourd’hui ce sont désormais 11 licenciés qui travaillent au quotidien dans des secteurs majeurs comme le textile, la chaussure, la chaussette, la papeterie et la bagagerie scolaire, le téléphone portable, les stylos, le linge de maison et les lunettes et les parfums. En seulement 10 ans, Airness est devenue la première marque française de sport.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Les 100 personnalités de la diaspora africaine : Malamine Koné », dans Jeune Afrique, no 2536-2537, du 16 au 29 août 2009, p. 39

Liens externes[modifier | modifier le code]