Kim Chae-won

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Kim Chae-won (hangeul : 김채원), née en 1946 à Deokso dans la province de Gyeonggi-do, est une auteure sud-coréenne connue pour son écriture surréaliste et portée sur le rêve[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Kim Chae-won est née à Deokso dans la province de Gyeonggi-do en 1946. Kim a étudié d'abord étudié la peinture, à l'Université des femmes Ewha à Séoul. Son père n'est autre que le poète Kim Dong-hwan, l'un des fondateurs de la poésie moderne en Corée du Sud (notamment avec son poème Nuit à la frontière). Sa mère est Choi Jeong-hee, célèbre romancière. Kim Chae-won a été élevée avec sa grande soeur sous la protection de sa mère, après que son père fut enlevé par le gouvernement nord-coréen suite au tumulte de la Guerre de Corée. Sa grande sœur, Kim Ji-won, est aussi romancière, et toutes les deux ont reçu le prestigieux prix Yi Sang de la littérature. Elles ont aussi collaboré ensemble à l'écriture des recueils de nouvelles Une maison au loin, une mer au loin (Meon jip, meon bada) et Elle n'était pas à la maison[1]. L'absence de son père durant son enfance a directement influencé le travail de Kim. En effet, l'auteure revient sur cette épisode de sa vie assez largement, et présente son père comme victime de l'histoire tragique de la Corée. Cette absence pèse de plus en plus sur les membres famille, qui eux aussi, deviennent victimes des affres de la guerre. Cette absence est donc au centre des ses récits, Kim raconte notamment comment celle-ci peut être surmontée et sublimée. Cette quête est souvent présentée sous formes d'hallucinations ou de rêveries[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Kim a réalisé ses débuts littéraires en 1975 avec la publication de Salutations de nuit (Bam insa) dans la revue "Littérature Contemporaine" (Hyundae Munhak). On compte parmi ses récits les plus connus La main de la lune (Darui son), La maison de glace (Eoreum jip), Lune de miel (Mirwol), Un chapeau vert (Chorok bit moja), Le journal dans la montagne (Sanjunggi), La respiration de mai (Oworui sumgyeol), Fantaisie d'été (Yeoreumui hwan), ou encore Une chanson sans paroles (Mu-eon-ga)[1].

L'écriture de Kim est une écriture de la confidence écrite à la première personne, portant un regard très subjectif sur les choses. Ses personnages se sentent souvent démunis et perdus dans la juxtaposition de leur présent et de leur mémoire, un embranchement évoqué de manière implicite et métaphorique plutôt que de manière directe[1].

Distinction[modifier | modifier le code]

Prix littéraire Yi Sang pour Fantaisie d'hiver en 1989.

Bibliographie (partielle)[modifier | modifier le code]

  • 달의 손 La main de la lune
  • 얼음 집 Mais son de glace
  • 밀월 Lune de miel
  • 초록빛 모자 Un chapeau vert
  • 산중일기 Le journal de la montagne
  • 오월의 숨결 La respiration de mai
  • 여름의 환 Fantaisie d'été
  • 무언가 Une chanson sans paroles

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Kim Chae-won sur le site LTI Korea Author