Kersti Merilaas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Kersti Merilaas

Activités poétesse
Naissance 7 décembre 1913
Narva (Estonie).
Décès 8 mars 1986
Tallinn
Langue d'écriture Estonien

Kersti Merilaas (née Eugenia Moorberg le 7 décembre 1913 à Narva - décédée le 8 mars 1986 à Tallinn)[1] est une poètesse et traductrice estonienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kersti Merilaas nait Eugenia Moorberg à Narva en Estonie juste avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Elle passe ses premières années à Saint-Pétersbourg avec sa mère Anna Moorberg et sa sœur. La famille revient en Estonie pour échapper aux troubles de la Révolution russe. De 1921 à 1927 elle est élève de l'école du village de Kiltsi, puis elle continue à étudier à Väike-Maarja et Rakvere dans le Comté de Viru-Ouest[1] puis au lycée de Tapa jusqu'en 1932.

En 1936, Kersti Merilaas se marie avec l'écrivain et traducteur estonien August Sang (1914-1969). En 1950 le couple a un fils appelé Joel Sang[2].

En 1936, Kersti s'installe à Tartu, où elle travaille comme bibliothécaire. En 1935 elle fait ses débuts littéraire en éditant unrecueil de poèmes intitulé Loomingus. Elle faisait partie d'un groupe de poètes estoniens influents formé en 1938 par Ants Oras qui était très influencé par T. S. Eliot. Le petit groupe de poètes connu sous le nom d'Arbujad comprenait Heiti Talvik, Paul Viiding, Betti Alver, Uku Masing et Bernard Kangro[3]. En 1938 parait leur anthologie de poésie Maantee tuuled qui est acclamé par la critique, en particulier pour sa préoccupation lyrique de l'amour et de la nature[2]. En 1938, Kersti adhère à l'Union des écrivains estoniens.

Après l'occupation soviétique de l'Estonie et l'annexion de l'Estonie en 1944, les œuvres de Kersti Merilaas ont mauvaise réputation auprès de autorités soviétique et considérées par celles-ci comme promouvant le nationalisme bourgeois . En 1950 Merilaas est contrainte à quitter l'Union des écrivains de l'Estonie soviétique[4]. Pendant cette période Kersti Merilaas est seulement autorisée à écrire de la littérature enfantine. En 1960, Kersti Merilaas est à nouveau autorisée à écrire pour les adultes.

Kersti Merilaas a aussi écrit des livrets pour trois opéras du compositeur estonien Gustav Ernesaks et elle a traduit des ouvrages de Bertolt Brecht, Georg Christoph Lichtenberg et de Johann Wolfgang von Goethe en estonien[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Loomingus (1935)
  • Maantee tuuled (1938)
  • Rannapääsuke (1963)
  • Kevadised koplid (1966)
  • Kuukressid (1969)
  • Antud ja võetud (1981)

Livres pour enfants[modifier | modifier le code]

  • Munapühad (1940)
  • Kallis kodu, recueil de poèmes, (1944)
  • Päikese paistel, recueil de poèmes (1948)
  • Turvas (1950)
  • Veskilaul (1959)
  • Lugu mustast ja valgest (1962)
  • Lumest lumeni (1982)
  • Kui vanaema noor oli (anthologie de poèmes, 1983)
  • Kindakiri. – Варежки (poèmes en estonien et en russe, 1986)
  • Siit siiani. Piksepill (recueil posthume de poèmes, 1989)

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

  • Kaks viimast rida (1973)
  • Pilli-Tiidu (1974)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (et)(en) « Personnes célébres de Väike-Maarja (Tuntud isikuid Väike-Maarja mailt) », Commune de Väike-Maarja (consulté le 18 août 2012)
  2. a, b et c (et) « Kiltsi Põhikool », Eesti kirjanike leksikon,‎ 2000 (consulté le 18 août 2012)
  3. (en) « A Short History of Estonian Literature: Literature in an independent Estonia: 1918–1940 », Centre de littérature estonienne
  4. (en) « CENSORSHIP DURING THE OCCUPATION OF ESTONIA. », Musée des occupations (consulté le 18 août 2012)