Kanouri (peuple)

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Kanouri

Populations significatives par région
État de Borno au Nigeria 320 000 (1988)
Population totale 2,5 millions
Autres
Langues

Kanuri

Religions

Islam

Les Kanouri forment un peuple d'Afrique occidentale et centrale vivant à proximité du lac Tchad : au nord-est du Nigeria dans l'État de Borno, au Niger, ainsi qu'au Tchad et au Cameroun. Le recensement nigérien de 1988 estimait à 320 000 les Kanuris vivant dans ce pays et actuellement à 2,5 millions sur les différents pays concernés.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources et le contexte, on observe de multiples variantes : Aga, Baribari, Beriberi, Beri Beri, Borno, Bornu, Boro, Dagara, Kanouri, Kanouris, Kanoury, Kanuri, Kanuris[1].

Les Kanouri sont appelés « Beriberis » par leurs voisins haoussas.

Langue[modifier | modifier le code]

Leur langue est le kanouri de la famille des langues nilo-sahariennes. Elle est aussi parlée au Niger, au Cameroun, au Soudan, ainsi qu'au Tchad.

Histoire et culture[modifier | modifier le code]

Les Kanouri pratiquent un islam (dès le XIe siècle) mêlé de cultes traditionnels. Ils sont patrilinéaires et possèdent des statuts hiérarchisés. Le mai (shehu) était considéré à la tête de leur système féodal comme d'essence divine. Leurs armées sont essentiellement composées de cavaliers légers et d'archers. Après avoir été vaincu par Rabat juste avant l'arrivée des colons, leurs cavaliers ont largement participé aux grandes batailles que Rabat a menées contre l'avancée des colons à l'intérieur des terres africaines. Les maï kanuris sont toujours respectés et craints sur leurs terres d'antan. Les descendants de ces vaillants rois portent des noms préfixés de « maï ». Ils furent pendant très longtemps les chefs de cavaleries les plus craints de toute l’Afrique sub-saharienne. Ils s'opposent traditionnellement aux Fulbes, c'est-à-dire aux Peuls.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source RAMEAU, BnF [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mahamat Baba Abatcha, Les populations kanouri de Fort-Lamy, Chari-Baguirmi, Tchad, 1972, 36 p.
  • Jean-Paul Lebeuf, Broderie et symbolisme chez les Kanouri et les Kotoko, 20 p. (Extrait de la revue Objets et Mondes, 1970, tome X, fasc. 4, p. 263-282)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]