Julien Paluku Kahongya

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Julien Paluku Kahongya
Julien Paluku
Julien Paluku
Biographie
Date de naissance 13 décembre 1968
Lieu de naissance Buramba
Julien Paluku en 2010

Julien Paluku Kahongya, né le 13 décembre 1968 à Buramba (Rutshuru, Nord-Kivu), est le gouverneur du Nord-Kivu depuis le 24 février 2007. GOUVERNEUR du Nord-Kivu, Opérateur Politique de la RDCongo, Initiateur des projets de développement, défenseur attitré de la vision prospective et VICE-PRESIDENT MONDIAL de l'AIRF (Association Internationale des Regions Francophone)

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Paluku Kyavuyirwe, est originaire du territoire de Lubero[1]. Julien Paluku Kahongya a fait ses études primaires à Nyamitwitwi (Rutshuru) et ses études secondaires à Nyamilima (Rutshuru). Il a obtenu un diplôme de graduat à l'Institut Supérieur de Développement Rural ISDR à Bukavu en 1993 et une licence en Santé communautaire à l'Université libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL), Campus de Butembo en 2005[réf. nécessaire].

Il a enseigné à Nyamilima de 1988 à 1989 et à Goma de 1994 à 1998. Il est un ancien militant de l'UDPS.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire]Débuts En 1996, lorsque l’AFDL entre à Goma le vendredi 1er novembre, Julien Paluku est toujours professeur à l’Institut Mikeno. Dès la "libération", il suit un séminaire de formation aux nouveaux postes de gestion du pays. Il fait ensuite partie de la 2e promotion de la formation militaire au centre d'instruction de Rumangabo.

Après cette formation, il devient animateur au bureau provincial de l'AFDL chargé de l'idéologie, et parallèlement secrétaire à la coordination des cadres politicio-militaires de la même organisation.

En août 1998, il rejoint le mouvement du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). En octobre 1998, il est envoyé à Lubero comme administrateur du territoire assistant chargé de l'administration.

En mai 1999, alors que le RCD éclate et le Lubero devient territoire de la RCD/K-ML. Il est alors désigné au secrétariat de la commission électorale pour organiser les élections du maire de la nouvelle ville de Butembo.

En octobre 1999, il est nommé administrateur du territoire de Lubero, succédant à Sikuly'Uvasaka Makala, élu maire de Butembo. Il restera administrateur du Lubero jusqu'au 3 mars 2003.

Le mandat de Julien Paluku s'est centré sur les axes suivants :

  • La sensibilisation des may-may Vita Kitambala, La Fontaine, Jackson Muhuka Mbuto pour devoir quitter la brousse,
  • Mission de restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire de Lubero ayant une superficie de 18 096 km2.
  • Négociation en plein parc de Virunga avec les autorités du RCD/Goma (à la place appelé armoiries) pour tenter d’apaiser la tension entre le RCD/Goma et le RCD/K-ML
  • Négociation à Nambole à kampala (Mandela National Stadium) dans les conflits qui déchiraient l’Ituri (en 2001)

Maire de Butembo[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire]Maire de Butembo,Beni Julien Paluku est nommé le 4 mars 2003 maire de la ville de Butembo, succédant à Eric Kamavu (Ambassadeur de la RDC en Angola de 2006-2009) qui devient Ministre dans le Gouvernement du RCD/K-ML basé à Beni.

Il poursuit les efforts de construction d’un immeuble de la mairie de Butembo en partenariat avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). En 2003, il fait construire le 1er parking public, le seul dans la province du Nord-Kivu. Il fait aménager les grandes artères de la ville de Butembo pour lui donner la forme de la ville avec des ronds points construits, des caniveaux débouchés. Il fait construire le pont Cugeki, inauguré le 2 juillet 2005 permettant ainsi de relier 2 communes séparées par la rivière Kimemi depuis une vingtaine d’année, l’unique passerelle qui ouvre la ville sur l’Evêché du Diocèse de Butembo-Beni.

Julien Paluku a résisté devant l’avancée des troupes du RCD/Goma qui, en juin 2003, campèrent à la porte de Butembo.

Maire de Beni[modifier | modifier le code]

À la suite de la réunification du pays, Julien Paluku est nommé maire de Beni le 9 juillet 2005 et prend officiellement fonction le 18 juillet.

Il s'investit dans la réhabilitation des voiries urbaines, la réfection des ponts, la construction du bureau des services administratifs de la ville de Beni et la construction d’un immeuble pour la commune de Rwenzori.

Pendant ce mandat, Julien Paluku obtient son diplôme de licencié en Santé et Développement Communautaire à l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL).

Député provincial[modifier | modifier le code]

GOUVERNEUR Nord-Kivu, Opérateur PolitiqueRDC, Initiateur des projets de développement, défenseur attitré de la vision prospective et VICE-PRESIDENT MONDIAL de AIRF

[réf. nécessaire]Depute Provincial , Gouverneur du Nord Kivu En 2006, Julien Paluku est élu député provincial dans la circonscription de Butembo sur la liste des Forces du Renouveau avec 38 800 voix à côté de 160 candidats prétendants.

Gouverneur du Nord-Kivu[modifier | modifier le code]

Le 27 janvier 2007, Julien Paluku est élu gouverneur du Nord-Kivu au sein de l’assemblée provinciale composée de 42 députés, avec 25 voix pour et 17 voix.

Le programme quinquennal a été axé autour des trois piliers suivants:

  • La sécurisation de la province
  • La réconciliation provinciale
  • La cohabitation pacifique-et le développement

Le 28 novembre 2011, il est réélu comme député National en territoire de Lubero.

En 2012, juste après les élections législatives et présidentielles, julien Paluku est l'initiateur du parti politique dénommé BUREC(Bloc Uni pour la Renaissance et l'Emergence du Congo).

Média[modifier | modifier le code]

Il est l'initiateur, promoteur et fondateur de la RADIO-TELEVISION locale de butembo RTVH, une grande maison de Media dans la region

Critiques, vérités et contre-vérités[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire]Critiques, vérités et contre-vérités L'élection démocratique du tout premier Gouverneur en 2007 âgé de 38 ans a suscité moult commentaires pendant le règne de Julien Paluku, ce cadre qui est entré dans la territoriale en 1998 et qui se révélait être le plus expérimenté de ses collègues députés provinciaux de la première législature 2006-2011.

Pendant les durs moments que le Nord Kivu a connus, Julien Paluku est souvent présent à la radio pendant les débats, notamment à la Radio Okapi, la radio onusienne écoutée dans tout le pays. Depuis la législature de 2006, il a été désigné comme porte-parole des gouverneurs des provinces. Il a profité de cet outil médiatique pour se faire connaître davantage en dehors du Nord-Kivu, qui vante en longueur des journées ses bilans dans un contexte d’insécurité généralisée.

En effet, dans le contexte d’insécurité généralisée, on lui reproche de s’être éloigné des réalités de sa base en se concentrant uniquement sur la défense du territoire national aux côtés des forces armées qu'il a tant accompagnées.

Mais son soutien électoral en novembre 2011 à Joseph Kabila, visiblement désavoué par la population de l’Est, a sensiblement réduit sa popularité. Pire encore, alors que le président de son parti politique le RCD/K-ML, Mbusa Nyamwisi, était lui-même candidat aux élections, Julien Paluku avait, en vertu de la liberté d'opinion, choisi de battre campagne pour la Majorité au pouvoir ne trouvant aucun avenir politique dans le choix fait par Mbusa Nyamwisi. Face à cet éloignement de la position de Mbusa Nyamwisi, certains cassiques de l'ancienne rébellion du RCD/KML n'ont pas manqué de qualifier Julien Paluku d’opportuniste voire d’étranger faisant douteux son appartenance à l’ethnie des Nande comme si Julien ne pouvait être reconnu nande qu'en restant cloué dans le RCD/KML.

On lui reproche tout comme le clergé catholique d’être à la base de cette machine de diabolisation contre Mbusa Nyamwisi, accusant ce dernier sans preuve d’être de mèche avec la rébellion du M23 déclenché au Nord-Kivu en avril 2012. Vrai ou faux, Mbusa Nyamwisi a fini par être évincé de l'Assemblée Nationale à Kinshasa pour ses accointances supposées avec la grande machine rwandaise de déstabilisation de l'Est lui et son collègue Roger Lumbala.

Dans la rue à Butembo et à Beni, ses détracteurs et anciens camardes du RCD-KML qui considèrent la politique comme une famille biologique vont même plus loin le comparant à un enfant qui refuse l’identité de ce qu'ils appellent son père(Mbusa Nyamwisi) quand ce dernier devient pauvre, ou encore d’un enfant qui se fait adopter dans une autre famille lorsque ses parents ne sont plus en mesure de satisfaire à ses gourmandises.

Malgré les crocs à jambes et les peaux de bananes, julien Paluku s'est fait élire député national en 2011 par une population d'un territoire qu'il a dirigé de 1998 en 2003 comme Administrateur de territoire. Son échec, serait cuisant à l’instar de quelques candidats de la majorité présidentielle qui s’y sont présentés et qui avaient du mal à convaincre dans un environnement peu favorable aux hommes du pouvoir en place.

Pendant la même campagne électorale, Julien Paluku semble avoir choqué une certaine couche de la population catholique féminine pour avoir dit que le nom de MARIE est porteur d'espoir en citant l'épouse du Président Kabila qui se nomme aussi MARIE Olive Lembe dans une gymnastique intellectuelle évoquant le nom de Marie, la femme de Joseph et mère de Jésus.

Julien Paluku est accusé aussi de détourner le fonds public en utilisant les projets de la province comme appât pour s’enrichir. Le détournement d’au moins 6 millions de dollars à la tête de la province serait aussi un des arguments utilisés pour les différentes motions de défiance. Les députés Nzangi Muhindo et Jean-Chrysostome Vahamwiti ont été ainsi ses plus grands opposants voire ennemis à l’assemblée provinciale de Goma.

Éléments d'analyses[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire]Éléments d'analyses Au regard de toutes ces critiques, les observateurs de la vie politique au Nord Kivu ont fini par comprendre que Messieurs Mohindo Nzangi Butondo et Vahamwiti qui ont ont accusé Julien Paluku de détournement de 6 millions sont ceux là qu'il avait battus aux élections de Gouverneur en 2007. Vahamwiti a été élu député provincial en 2006 en territoire de Lubero sur la liste du parti politique MSR(Mouvement Social pour le Renouveau) avec comme colistier Mr Nzangi Butondo. Et lorsque julien Paluku a été élu Gouverneur du Nord Kivu par les députés provinciaux avec 25 voix obtenues contre 17 à son challenger Vahamwiti, une sorte de campagne anti-Julien Paluku a été montée par ce parti MSR avec objectif d'obtenir le départ de ce vaillant combattant que la population du Nord Kivu considère depuis les différentes guerres et rébellions comme l'un des grands patriotes surtout à travers sa résistance pendant les rébellions du CNDP et du M23, deux mouvements rebelles proches du Rwanda et qui ont déstabilisé l'Est de la RDC de 2007 en novembre 2013, date de la capitulation du M23 et alliés. Au sujet des finances, les dernières informations reçues récemment ont démontré que c'est en 2014 que pour la première fois la province du Nord Kivu a produit l'équivalent de un million de dollars américains contre une moyenne mensuelle de 200 à 400 mille les années 2009,2010,2011,2012 et 2013. Les accusations de détournement de 6 millions ont été perçues comme un moyen utilisé par les opposants du règne de Julien Paluku pour tenter de lui opposer la population mais en vain. Les hommes avertis peuvent donc chercher à comprendre comment la province du Nord Kivu qui n'avait jamais produit un million de dollars peut voir son gouverneur détourner 6 millions, ce qui est paradoxal. Avec la fin de la guerre à l'Est de la RDC, la population commence à se rendre compte que la province du Nord Kivu avait besoin d'un homme à la trempe de Julien Paluku pour faire face aux idéologies séparatistes et de balkanisation qui menaçaient cette partie du pays longtemps sous emprise du régime de Kigali pour ses richesses minières comme n'ont cessé de le reconnaître les différents experts de l'ONU dans leurs différents rapports. Aussi, d'autres observateurs soutiennent que la création, par Julien Paluku et d'autres congolais, du parti politique dénommé Bloc Uni pour la Renaissance et l'Emergence du Congo, BUREC en sigle serait à la base de mécontentement de des anciens camarades du parti RCD/KML, devenu inopérant et déchiré par des querelles internes à la suite d'un manque de leadership cohésif au sein de cette formation politique qui se dit être de l'opposition. La montée politique de Julien Paluku dans le microcosme politique congolais à travers le parti politique dont il est Autorité morale à savoir le BUREC est bien inquiétante pour certains alors que d'autres trouvent en cela une opportunité et un avenir radieux à ce jeune politicien congolais pétri à l'école de la sociale-démocratie.

Julien Paluku , un verrou contre la Balkanisation de la RDC[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire]un verrou contre la Balkanisation de la RDCLe Site Officiel de Julien Paluku Kahongya un verrou contre la Balkanisation de la RDC Julien Paluku a joué un rôle important pour anéantir plusieurs tentatives de Balkanisation de la partie Est de la RDC . Comme souligné ci-haut, les multiples guerres de l'Est de la RDC avaient comme objectif la Balkanisation du Pays , mais il ont toujours voué a l'echec vu que le Gouverneur de la Province du Nord Kivu, Julien Paluku, ainsi que toute la population était contre cette demarche. La dernière provocations date du 07 aout 2014 quand le Président de la communauté dit "BANYAMULENGE" (les Pro-Rwandais) a écrit un communiqué diffusé par la chaine internationale BBC qui qualifiait le Gouverneur Julien Paluku de Tribal a l'égard de cet éthnie . Le Gouverneur Julien Paluku n'a pas tardé de reposter par son Droit de reponse pour éclairer l'opinion sur la demagogie de cet Homme d'ENOCK RUBERANGABO. Ci-dessous le communiqué d'Enock RUBERANGABO et la reponse du Gouverneur Julien Paluku: QUE SE PASSE T-IL ENTRE Mr ENOCK RUBERANGABO (President des BANYAMULENGE) ET JULIEN PALUKU (Gouverneur du Nord Kivu)???? Lire l'article sur Le Site Officiel de Julien Paluku Kahongya

Annexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]