Université de Kinshasa

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Université de Kinshasa
Blason de l'UNIKIN
Blason de l'UNIKIN
Devise Scientia splendet et conscientia
Informations
Fondation 1954
Type Université publique
Régime linguistique Français
Localisation
Coordonnées 4° 25′ 10″ S 15° 18′ 35″ E / -4.419444, 15.309722 ()4° 25′ 10″ Sud 15° 18′ 35″ Est / -4.419444, 15.309722 ()  
Ville Kinshasa
Pays Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Campus Mont-Amba
Direction
Recteur Labana Lasa'y
Chiffres clés
Étudiants 26 000 environ (en 2010)
Divers
Site web www.unikin.cd

Géolocalisation sur la carte : République démocratique du Congo

(Voir situation sur carte : République démocratique du Congo)
Université de Kinshasa

L'université de Kinshasa (communément appelée UNIKIN) est un établissement francophone d'enseignement supérieur universitaire dans la ville de Kinshasa en République démocratique du Congo. Elle a pris la succession de l'Université Lovanium fondée en 1954. Avec 400 hectares du mont Amba sur le territoire de l'actuelle commune de Lemba et plus de 26 000 étudiants en 2010, elle constitue la plus grande université de la République démocratique du Congo.

Éléments d'histoire[modifier | modifier le code]

L'université de Kinshasa a été créée à l’époque du Congo belge par l'université catholique de Louvain en 1954 comme université catholique sous le nom de Université Lovanium, Lovanium étant l'ancien nom (latin) de Louvain. Le 15 janvier 1954 s'ouvre le premier cours pré-universitaire sous le rectorat du père jésuite Maurice Schurmans (1901-1970). Des trente étudiants inscrits, onze débutent la première année académique qui s'ouvre dix mois plus tard, le 12 octobre 1954, dans des bâtiments encore inachevés.

En août 1971, l'université a été fusionnée avec l'université Libre du Congo (protestante) et l'université du Congo à Lubumbashi (fondée en 1956) à l'université nationale du Zaïre (UNAZA). Entre 1991 et 1980, les universités sont de nouveau scindées en 3 établissements  : l'université de Kinshasa, l'université de Kisangani et l'université de Lubumbashi. Par l’ordonnance-loi n° 81-142 du 3 octobre 1981, l'université de Kinshasa est nationalisée et garde depuis lors sa dénomination.

L’université aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Facultés[modifier | modifier le code]

L’université est composée des douze facultés suivantes : Droit, Lettres et sciences humaines, Sciences économiques et de gestion, Sciences sociales politiques et administratives, Sciences, Pharmacie, Médecine, Psychologie et sciences de l’éducation, Agronomie, Médecine Vétérinaire, Pétrole et Gaz et polytechnique.

L’université comprend aussi six entités décentralisées dépendantes de l’Unikin : les Cliniques universitaires, le Centre Neuro-psycho-pathologique, le Centre hospitalier du Mont-Amba, le Groupe scolaire du Mont-Amba, l’Institut technique médical, la Régie de construction et l’École régionale postuniversitaire d’aménagement et de gestion intégrée des forêts et des territoires tropicaux.

Profil académique[modifier | modifier le code]

L'université de Kinshasa reste à l'heure actuelle la plus grande université de la RDC et une grande source où d'autres institutions tirent les professeurs. Elle dispose d'un corps professoral comprenant 740 professeurs docteurs à thèse, un corps scientifique comprenant 1 308 Chefs de travaux et Assistants.

Plus de 26 000 étudiants y sont inscrits, en majorité en premier cycle. Une majorité qui tient à la facilité de s'inscrire à l'université. La faculté de Médecine accueille plusieurs milliers d’étudiants, et il est fréquent que des cours soient dispensés en amphithéâtre ou salle de promo regroupant plus d’un millier d’étudiants. Par manque d'informations disponibles, on ignore le nombre des inscrits (malgré le nombre limitatif affiché) et l'effectif des étudiants étrangers.

Dans le domaine de la recherche, la pauvreté se fait sentir. L’UNIKIN n'a pas le standard international, bien que des publications scientifiques de qualité s'y trouvent. Malgré la pauvreté, l'université de Kinshasa dispose des cellules de recherche qui regroupent des chercheurs, des cellules qui à leur tour regroupées pour la plupart des cas dans des Instituts de recherche (exemple d'Institut de recherche en sciences économiques et sociales « IRES »). Pour les étudiants, la recherche d'excellence, de manière générale, n'est plus le souci premier d'un grand nombre qui se contentent de satisfaire à la moyenne de passage (sanction allant de 50 % à 69 %). Un réel problème qui a vu le jour avec la crise généralisée que connaît le pays. Les prix d'excellence récompensant les efforts et les performances des meilleurs étudiants et qui créent l'émulation ne sont plus courants.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

L’université de Kinshasa possède une bibliothèque centrale. La bibliothèque centrale est ouverte à tout le monde, riche en encyclopédies et la plus riche, en termes de livres, de toute la république[réf. nécessaire].

Outre la bibliothèque centrale qui s’étend sur deux étages, l’université, au sein de chaque faculté dispose d’une bibliothèque spécialisée, c’est-à-dire ne traitant que la matière de la faculté.

Vie estudiantine[modifier | modifier le code]

L’université de Kinshasa a une vie associative très riche : avec un grand nombre d'organisations, qu’il s’agisse d’associations économiques, humanitaires ou communautaires, ou encore de corporations ou de « clubs ». De toutes ces organisations, c'est les cercles culturels animés par des étudiants eux-mêmes qui se démarquent et mouvementent l'Université. Des cercles qui peuvent s'avérer importants pour leurs formations, car ceux-ci stimulent l'esprit de recherche dans le chef des étudiants, promeuvent la culture scientifique et analysent les différents aspects des problèmes affectant le monde et la RDC en particulier.

Mais cette ambiance se voit détruite, chaque début d'année académique, par des pratiques appelées « bleusailles » qui se transforment en une espèce de bizutage – pratiques interdites par l'université – et par une asthénie touchant quelques étudiants. Depuis un certain temps, cette pratique tend à disparaître.

Pour la représentation étudiante, chaque faculté dispose d’une représentation étudiante et, pour la plupart, d’organisations étudiantes chargées d’animer la vie étudiante; élue par les étudiants (le taux de participation aux élections n'est pas régulièrement élevé). Son rôle est d’assurer l'intermédiaire entre la hiérarchie de l'université et les étudiants.

Organisation[modifier | modifier le code]

Direction[modifier | modifier le code]

Bâtiment du rectorat.

L'université est dirigée par un Comité de gestion composé de quatre membres : le recteur, le secrétaire général académique, le secrétaire général administratif et l’administrateur de budget.

Le rectorat se compose du recteur, de son cabinet et des services connexes. L'actuel recteur est le professeur Jean Berchmans Labana Lasay'Abar.

Organisation des études[modifier | modifier le code]

L’université est divisée en facultés, qui possèdent des degrés d’indépendance divers. Elle organise des enseignements de 1er, 2e et 3e cycles dans toutes les facultés.

Elle comprend les 12 facultés suivantes :

Chaque faculté se compose de départements et de centres de recherches.

Entités de l'université[modifier | modifier le code]

Cliniques universitaires de Kinshasa.

L'université compte aussi les entités suivantes :

2 Grandes écoles :

  • École de santé Publique
  • École Régionale postuniversitaire d’Aménagement et de gestion Intégrée des Forêts et des territoires Tropicaux (ERAIFT)

6 Institutions de services à la communauté :

  • Cliniques universitaires
  • Centre neuropsychopathologique (CNPP)
  • Centre hospitalier du Mont-Amba
  • Régie des constructions
  • Groupe scolaire du Mont-Amba
  • Ferme expérimentale de N’djili Brasserie

Quelques personnalités liées à l’université[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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