José de Palafox y Melzi

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José de Palafox y Melzi
Le général José de Palafox y Melzi (peinture de Francisco de Goya, 1814).
Le général José de Palafox y Melzi (peinture de Francisco de Goya, 1814).

Naissance 1780
Saragosse
Décès 15 février 1847 (à 67 ans)
Madrid
Origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Grade Général
Commandement 1808 : Capitaine général d'Aragon
1820 : Commandant de la garde royale
Faits d'armes 1808 : Siège de Saragosse
1809 : Siège de Saragosse
Distinctions 1836 : Duc de Saragosse
Autres fonctions Sénateur

Don José de Palafox y Melzi (1780-1847), fils cadet d'une vieille famille d'Aragon, fut général espagnol, héros de la guerre d'indépendance espagnole, duc de Saragosse. Il était le neveu[1] de Francesco Melzi d'Eril, que Napoléon Ier avait créé duc de Lodi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Statue équestre du général Palafox à Saragosse.

Élevé à la cour d'Espagne, il entra très jeune dans les gardes et en 1808, comme sous-lieutenant. Il accompagna Ferdinand VII d'Espagne à l'entrevue de Bayonne avec Napoléon. Après avoir en vain, tenté de faire évader son roi prisonnier des Français, il fuit en Espagne.

Après une courte période de retirement il se plaça lui-même à la tête du mouvement patriote en Aragon. Il fut proclamé par le peuple gouverneur de Saragosse et capitaine-général d'Aragon. Malgré le manque d'argent et de troupes régulières, il ne perdit pas de temps pour déclarer la guerre aux Français qui occupaient déjà les provinces voisines de Catalogne et de Navarre. Un combat de rues commença alors à Saragosse, qui après une semaine, rendit les assaillants maitres de la moitié de la ville. Mais le frère de Palafox réussit à se forcer un passage avec un renfort de 3 000 soldats. Stimulés par Palafox et les patriotes résolus qui dirigeaient le peuple, les habitants de la ville décidèrent de contester la possession des quartiers encore libres, en les défendant pied à pied, et si nécessaire de se retirer vers la banlieue de l'autre côté de l'Ebre, après avoir détruit le pont qui l'enjambe. Le combat se prolongea encore neuf jours et se termina le 14 août 1808, par le retrait des Français, après 61 jours de siège.

Palafox, tenta alors une brève campagne afin de libérer le pays, mais quand Napoléon en personne entra en Espagne à la tête de son armée et détruisit en quelques semaines les armées ennemies l'une après l'autre, Palafox fut forcé de battre en retraite dans Saragosse, où il soutint à nouveau un siège mémorable. Celui-ci se termina après trois mois par la chute de la ville, ou plutôt l'arrêt de la résistance. La ville était en ruines et les maladies avaient balayé des milliers de défenseurs. Palafox lui-même victime de l'épidémie, tomba aux mains des Français et fut gardé prisonnier à Vincennes jusqu'en décembre 1813.

En juin 1814, il fut confirmé dans sa charge de capitaine-général d'Aragon, mais bientôt il se retira et cessa de prendre part aux affaires publiques. De 1820 à 1823 il commanda la garde royale de Ferdinand, mais prenant le parti de la Constitution dans les manifestations qui suivirent, il fut dépouillé de tous ses honneurs et charges par le roi, dont la restauration par les baïonnettes françaises fut un triomphe de la réaction et de l'absolutisme.

Palafox resta en retrait pendant de nombreuses années. Il reçut de la reine Maria Christina, le titre de duc de Saragosse. À partir de 1836 il prit part à la politique en qualité de sénateur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. roglo.eu