Jean l'Orphanotrophe

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Jean l’Orphanotrophe (Ἰωάννης ὁ Ὀρφανοτρόφος) (né en Paphlagonie, mort en 1043) est un eunuque et le frère aîné de l’Empereur byzantin Michel IV le Paphlagonien.

Deux de ses frères, Constantin et Georges étaient également eunuques et sa famille, aux dires de Jean Skylitzès travaillait dans la finance et n'était pas d'origine aristocrate. Il entre au service de l'empereur Basile II comme protonotaire dont il s'attire rapidement la confiance. Il établit ensuite sa présence et son influence auprès de Romain III. Il choisit la voie ecclésiastique en devenant syncelle mais est rappelé pour obtenir la charge d'orphanotrophe ainsi que la dignité de praipositos.

Il devient donc directeur de l’orphelinat Saint-Paul de Constantinople - d’où son nom d’orphanotrophe - et place son jeune frère Michel le Paphlagonien à la cour comme archonte du Panthéon. Celui-ci devient l’amant puis l’époux de l’impératrice Zoé et donc en 1034 empereur. Il assure l'essentiel des affaires du pouvoir tout en conservant sa charge d'orphanotrophe.

Obsédé par l’avancement de sa famille, Jean place plusieurs membres de sa famille au sein de la cour : des femmes de sa lignée dans la chambre de l'impératrice ; son frère eunuque Georges comme protovestiaire ; enfin ses deux autres frères Nicétas puis Constantin sont faits ducs d'Antioche. Il va jusqu’à faire nommer son beau-frère, le patrice Etienne Calaphatès, époux de Marie, commandeur de la flotte de transport lors de l'expédition de Sicile, en 1038. Etienne se révèle cependant un piètre officier, ne parvenant pas à empêcher l’invasion sarrasine.

À la mort de Michel IV en 1041, Jean fait adopter par l’impératrice Zoé son neveu, Michel Calaphatès, qui devient empereur sous le nom de Michel V le Calfat.

Quelques jours après son avènement Michel V, désireux d’imposer son pouvoir, fait arrêter Jean et en 1041 le déporte en exil au monastère de Monobate, le fait aveugler le 2 mai 1043. Il meurt le 13 mai suivant[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eduard von Muralt Essai de chronographie byzantine Eggers, 1855