Hémorragie de privation

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Le terme hémorragie de privation désigne le saignement d'origine utérin par destruction de l'endomètre provoqué par la baisse brutale de la concentration sanguine de d'œstrogène ou d'un progestatif d'origine médicamenteuse.

La responsabilité de la baisse brutale dans la survenue de la menstruation a été démontrée en greffant de l'endomètre dans la chambre antérieure de l'œil chez des guenons. Ces expériences ont été réalisées durant la Seconde Guerre mondiale.

Utilisation[modifier | modifier le code]

  • Ce test était autrefois réalisé en cas de suspicion de grossesse. Une injection d'œstrogène le plus souvent d'origine équine provoquait l'hémorragie de privation. Ce procédé a été abandonné dans les années 1970 en raison du risque tératogène possible en cas de grossesse.
  • Actuellement, dans les aménorrhées c'est un moyen simple de s'assurer d'une sécrétion minimale d'estradiol puisqu'il faut une concentration de 60 microgrammes d'estradiol par millilitre pour que le test soit positif.

Remarque[modifier | modifier le code]

  • Chez les utilisatrices de pilules œstroprogestatives, l'arrêt de la pilule est responsable d'une hémorragie de privation souvent confondue avec la menstruation. Il ne s'agit pas d'une menstruation puisqu'il n'existe pas d'ovulation. Cette mauvaise compréhension et l'utilisation abusive du terme de règle à la place de hémorragie de privation est responsable de consultations quotidiennes pour "aménorrhée" sous pilule ; alors qu'il ne s'agit que d'une absence d'hémorragie de privation.
  • Historiquement les premières pilules ne contenaient que des progestatifs avec absence d'hémorragie de privation ; rappelons que l'œstrogène est le seul responsable de la croissance de l'endomètre. Sous la pression des utilisatrices, les expérimentateurs rajoutent des estrogènes afin de simuler une menstruation.[réf. souhaitée]