Guillaume de Roussillon

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Guillaume de Roussillon, seigneur d'Annonay de 1271 à 1277 et de Roussillon, il fut l'époux de Béatrix de la Tour du Pin.

Son père, Aymar seigneur d'Annonay, le nomme héritier en 1271 avant de décéder le 6 novembre 1272 : il faudra deux ans à Guillaume pour régler la succession. Il désigne en 1275 son fils aîné Arthaud comme successeur[1]. Leurs armes sont échiquetées d'or et d'azur, à la bordure de gueules, sur le tour et au centre de l'écu, la croix épiscopale[2].

Il est envoyé en 1275, à Saint-Jean-d'Acre capitale du Royaume de Jérusalem, comme envoyé du roi de France Philippe le Hardi et comme représentant des forces Françaises chargées de maintenir l'ordre entre les factions chrétiennes qui s'entre-déchirent. La deuxième croisade de Louis IX est terminée à son arrivée depuis cinq ans déjà et il va connaitre un coup d'État en mai 1277 de la part de Charles d'Anjou (1227-1285), frère du roi Louis IX (1226-1270).

Victime du complot fomenté par Charles d'Anjou et Guillaume de Beaujeu, le maître de l'Ordre du Temple, il n'en revint pas. La mission de Guillaume de Roussillon deviendra une affaire d'état à partir de décembre 1277.

L'archevêque Aymar de Roussillon, frère de Guillaume, devra intervenir en 1277 en faveur de Béatrix, en lui accordant l'usage du château de Vernay en Forez et en la plaçant sous l'assistance financière d'Arthaud. En 1290, Béatrix est légalement reconnue tutrice de ses enfants[3].

Arthaud agrandit en 1297 ses possessions par l'acquisition de terres d'Amédée de Savoie. Père de 8 enfants, il marie en 1304 sa fille Béatrix à Aymar, seigneur de Bressieux. Conseiller du Dauphin Jean, il est nommé gouverneur de Dauphiné en 1310. A sa mort en 1316, ses deux fils aînés Aymar d'Annonay et Guillaume, seigneur d'Ay et archidiacre de Besançon puis chanoine de Lyon, se disputeront la seigneurie d'Ay, conflit qu'il reviendra à son fils Humbert d'Annonay de régler de 1355 à 1369, après la mort d'Aymar[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Louis-Joseph de Bétencourt, Noms féodaux : Noms de ceux qui ont tenu fiefs en France..., vol. 3-4 : Première partie, d'Anjou... et du Poitou, L-Z, Paris, Beaucé-Rusand,‎ 1826, 1048-(16) p. (lire en ligne)
  • Pierre-Vincent Claverie, « Un exemple de transfert logistique lié à la défense de la Terre Sainte : Le passage en Orient de Guillaume de Roussillon », dans Michel Balard, Alain Ducellier, Migrations et diasporas méditerranéennes (Xe-XVIe siècles, Publications de la Sorbonne,‎ 2002, 529 p. (ISBN 978-2-8594-4448-8, lire en ligne), p. 475-484
  • Marquis de Pina, « Numismatique : Monaies du Valentinois », Revue du Dauphiné, Valence, L. Borel, vol. 3,‎ 1838, p. 58-64
  • Christian Rollat et Patrick Berlier, L'Affaire Roussillon : La Tragédie Templière, t. 1, Edition Christian Rollat,‎ 2008, 281 p. (ISBN 978-2-9527-0490-8, présentation en ligne)
  • Christian Rollat, L'Affaire Roussillon : Le contrat de la fauconnerie du Temple, t. 2, Edition Christian Rollat,‎ 2008, 77 p. (ISBN 978-2-9527-0493-9, présentation en ligne)
  • Les chroniqueurs des affaires en Terre Sainte[5]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bétencourt 1826, p. 50-51.
  2. Pina 1838, p. 60 - il est probable que les croix aient été ajoutées par l'un des deux évêques de Valence, Amédée (1274-1281) ou Guillaume de Roussillon (1297-1331).
  3. Bétencourt 1826, p. 51.
  4. Bétencourt 1826, p. 51-52.
  5. Louis de Mas Latrie, « Essai de classification des continuateurs de l'histoire des croisades de Guillaume de Tyr », dans Chronique d'Ernoul et de Bernard le Trésorier : Publiée pour la première fois d'après les manuscrits de Bruxelles, de Paris et de Berne, Jules Renouard,‎ 1871, 585 p. (lire en ligne), p. 473-565 (p. 485-486, 554-556 en particulier)