Gregory Corso

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Gregory Corso

Activités poète
Naissance 26 mars 1930
New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 17 janvier 2001
Minneapolis
Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d'écriture Anglais
Mouvement Beat Generation

Œuvres principales

Gregory Nunzio Corso (New York, 26 mars 1930 - Minneapolis, 17 janvier 2001) est un poète américain.

Il fut le quatrième membre majeur de la « beat generation », aux côtés de Jack Kerouac, Allen Ginsberg, et William Burroughs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Incarcéré à Dannemora pour vol en 1947, Gregory Corso se plonge dans la littérature, pour commencer à écrire de la poésie. Une fois libéré en 1950, il retourne à New York, au Pony Stable, où il rencontre Allen Ginsberg dans Greenwich Village. Ginsberg présente peu après le jeune Corso aux autres membres de la scène Beat. Il participe à la lecture publique à la Six gallery le 7 octobre 1955.

Évocation Artistique[modifier | modifier le code]

Dans sa chanson de 1974, J'ai rêvé New York, l'écrivain et chanteur Yves Simon mentionne Gregory Corso.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son premier recueil de poésie est publié à compte d'auteur en 1955 (avec l'aide d'amis de Harvard, où il a suivi des cours) : The Vestal Lady on Brattle and other poems (inédit en français). Cette première publication a lieu un an avant le premier recueil de poèmes de Ginsberg, et deux ans avant le Sur la route de Jack Kerouac. En 1958, Corso a étendu son répertoire poétique, qui est publié sous la référence numéro 8, de la série poétique « City Lights Pocket Poets » sous le titre Gasoline/Vestal Lady on Brattle.

Commentaire[modifier | modifier le code]

Ted Morgan décrivait en ces termes la place de Corso dans le mouvement beat (dans Literary Outlaw, the Life and Times of William S. Burroughs, 1988) :

« Si Ginsberg, Kerouac, et Burroughs étaient les trois mousquetaires du mouvement, alors Corso était leur D'Artagnan, partenaire jeune, accepté et apprecié, mais pas tout à fait leur égal. Il n'avait pas été là dès le début, représenté par l'alliance des intellectuels de Columbia avec les branchés de Times Square. Il était un nouvel arrivé, bien que ses références furent assez impressionnantes pour lui donner libre accès au premier cercle Beat... »

Publications[modifier | modifier le code]

  • The Vestal Lady on Brattle and other poems (1955)
  • Gasoline/Vestal Lady on Brattle (1958)
  • The Happy Birthday of Death (1960)
  • The American Express (1961), son seul roman
  • Long Live Man (1962)
  • Elegiac Feelings American (1970), traduit en français sous le titre Sentiments élégiaques américains chez Bourgeois, (1978)
  • Herald of the Autochthonic Spirit (1981)
  • Mindfield (1991)

Citation[modifier | modifier le code]

Son premier poème remarqué fut Bomb (formaté pour lui donner la forme d'un champignon atomique), puis Marriage (extrait) :

But I should get married I should be good
How nice it'd be to come home to her
and sit by the fireplace and she in the kitchen
aproned young and lovely wanting my baby
and so happy about me she burns the roast beef
and comes crying to me and I get up from my big papa chair
saying Christmas teeth! Radiant brains! Apple deaf!
God what a husband I'd make! Yes, I should get married!
So much to do! like sneaking into Mr Jones' house late at night
and cover his golf clubs with 1920 Norwegian books
Like hanging a picture of Rimbaud on the lawnmower
like pasting Tannu Tuva postage stamps all over the picket fence
like when Mrs Kindhead comes to collect for the Community Chest
grab her and tell her There are unfavorable omens in the sky!
And when the mayor comes to get my vote tell him
When are you going to stop people killing whales!
And when the milkman comes leave him a note in the bottle
Penguin dust, bring me penguin dust, I want penguin dust--

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]