Fulcran de Lodève

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint Fulcran
Image illustrative de l'article Fulcran de Lodève
Le Miracle de Saint Fulcran, par François Matet (1805)
évêque de Lodève
Naissance inconnue
Mérifons
Décès 13 février 1006 
Lodève
Nationalité française
Vénéré à Lodève
Vénéré par les catholiques et les orthodoxes
Fête 13 février

Saint Fulcran fut évêque de Lodève de 949 à 1006. Il est fêté le 13 février.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa date et son lieu de naissance sont incertains. D'après une vie rédigée au XVIIe siècle, il serait né dans un humble moulin de la vallée du Lignous à Mérifons dans le diocèse de Lodève, mais Dom Vic et Dom Vaissette suggèrent dans leur Histoire générale de Languedoc, qu'il serait issu de la première race de la famille de Roquefeuil du Rouergue. Aucun acte, hors son propre testament, ne permet de confirmer cette hypothèse. Sa mère avait pris un soin particulier de son éducation et l'avait mis sous la discipline de Thierri, évêque de Lodève, qui vivait dans une grande réputation de sainteté. Après avoir passé par tous les degrés ecclésiastiques, il parvint enfin à la dignité d'archidiacre de Maguelone[1].

Il est le trentième évêque de Lodève, où il fit édifier la cathédrale romane qui porte aujourd'hui son nom.

Sources[modifier | modifier le code]

Fulcran et son œuvre épiscopale sont connus par plusieurs Vies de saint Fulcran rédigées entre le Xe siècle et le XVIIe siècle, et par neuf textes contemporains[2], auxquels s'ajoutent des chartes publiées dans l'Histoire de Languedoc.

Vénération - patronage[modifier | modifier le code]

Saint Fulcran s'était opposé au comte de Toulouse qui était tombé dans l'adultère parce que son épouse Arsinde ne lui avait pas donné d'enfant. Celle-ci fit un pèlerinage à Conques au sanctuaire de sainte Foy et eut deux fils ensuite. Depuis, les femmes des Cévennes et du bas Languedoc s'adressèrent à saint Fulcran pour avoir des enfants, et donnèrent ce prénom à leur premier né[3].

Famille[modifier | modifier le code]

D'après Dom Mabillon, sa mère, à qui les uns donnent le nom d'Eustorge, les autres celui de Biligarde, était fille d'un comte de Substantion ou de Maguelone. Dans ce cas, compte tenu de l'époque de sa vie, elle devait être la fille du comte Bernard (+922), premier comte de Melgueil dont le nom nous soit parvenu.

On possède une copie du testament de Fulcran daté de 988, dans lequel il fait mention de ses frères Pons et Aranfred, de son neveu, d'André, et d'Emme, sa proche parente. On lui donne encore deux sœurs qu'on assure avoir été dames de Montpellier. Enfin, par le même testament, il se dit coseigneur d'une terre de Roquefeuil, relevant des vicomtes de Nîmes, ce qui semble accréditer la thèse qu'il appartenait à une famille de Roquefeuil[1]. Il fait aussi une donation au prieuré de Nant, qui était une dépendance de l'Abbaye de Vabres.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Gui, Vie de Saint Fulcran, traduite et annotée par l'abbé J. Rouquette, Montpellier, Valat, 1911, 124 p.
  • Gérard Alzieu, Une nouvelle vie de saint Fulcran de Lodève, dans Études sur l'Hérault, 1988, p. 53 à 60.
  • Henri Vidal, Un évêque de l'an mil, saint Fulcran évêque de Lodève, Montpellier, Société archéologique, Mémoires, tome XXII, 1999.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dom Mabillon, Histoire générale du Languedoc, LIV, 13.
  2. H. Vidal, Saint Fulcran, évêque de Lodève
  3. L'arbre et le fruit, Jacques Gélis, Fayard,1984, page 53