Frise de Bassae

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Frise de Bassæ
Frise de Bassæ
Frise de Bassæ
Type Frise
Dimensions 31m x 0,63m
Matériau marbre
Période 420 - 400 Avant Jésus-Christ
Culture Grèce antique
Lieu de découverte Temple d'Apollon à Bassæ
Conservation British Museum

La frise de Bassæ est un bas relief de marbre sculpté sur 23 panneaux de 31 m de long et 61 cm de haut. La frise décorait l'intérieur de la cella du Temple d'Apollon à Bassæ.

Découverte[modifier | modifier le code]

Elle a été découvert en 1811 par Karl Haller von Hallerstein et Charles Cockerell et excavée les années suivantes par une expédition de la Société des Voyageurs dirigée par Haller et Otto von Stackelberg. Cette équipe nettoya le site afin de mettre au jour les sculptures. Ces travaux, mirent en évidence que ces sculptures faisaient partie d'un ensemble de sculptures plus large incluant les métopes d'une frise dorique externe et de statues plus grandes que nature. La recherche de fragments des blocs Ioniques internes à la frise n'est pas mentionnée par les premiers archéologues. Les travaux de complétion de la séquence de la frise se sont basés sur des éléments internes aux dalles restantes et est sujette à controverse.

Études[modifier | modifier le code]

La recherche archéologique a déterminé que le site des ruines du temple d'Apollon a été utilisé depuis la Grèce archaïque[1]. Le temple existant est le dernier d'une série de quatre construits sur le site et nommé Apollo IV. Pausanias rappelle que ce dernier sanctuaire était dédié à Apollo Epikourios (Apollo de bon secours) par les Phigaliens en remerciement de son aide lors de la peste de 429. L'architecture du temple est l'une des plus remarquables et inhabituel exemple de cette période, et s'éloigne significativement des normes doriques et ioniques. Il est peut-être l'un des premiers exemples d’utilisation de l'ordre corinthien et le premier temple à avoir une frise continue autour de la cella intérieure. Le style de la frise la situe dans la haute période classique, elle a été probablement sculptée vers 400 av. J.-C. Rien n'est connu sur ses auteurs, leur attribution à Paionios[2] a été réfutée[3] et la frise ne peut être associée à aucun sculpteur, atelier ou école. À l'opposé, Cooper identifie les artistes sur la frise, comme un groupe de trois maîtres anonymes[4].

Conservation[modifier | modifier le code]

La frise a été achetée par le British Museum en 1815 où elle fait maintenant partie de l'exposition permanente, dans une salle qui lui est dédiée de la seizième galerie. Alors que le British Museum possède la plus grande partie de l'œuvre, huit fragments réputés appartenir à la frise sont exposés au musée national archéologique d'Athènes. Des copies de cette frise décorent les murs du Ashmolean Museum et du Travellers Club de Londres.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Découverte en 1959 par N Yalouris et confirmée par des fouilles ultérieures en 1970. Voir Cooper, Bassitas:1, p.81 ff.
  2. Fait par Hofkes-Brukker, essentiellement dans Die Nike des Paionios und der Bassaefries, BABesch, 36, 1961, voir Madigan, Bassitas:3, p.34
  3. Madigan, Bassitas:3, p.35-6
  4. Bien que tout le monde ne s'accorde pas sur ce nombre ; Madigan Bassitas en trouve 3, p.91, n.1; H. Kenner en détecte 9, Rhys Carpenter dans des notes non publiées en trouve 5, BS Ridgway 4 et U. Liepmann 3 groupes et l'influence d'une école.