Ermitage de Notre-Dame-de-Consolation (Pyrénées-Orientales)

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La cour de l’ermitage

L’ermitage de Notre-Dame-de-Consolation est un ancien ermitage comprenant une chapelle, situé sur le territoire de la commune française de Collioure dans les Pyrénées-Orientales, à 3 kilomètres au sud-ouest de la ville.

Emplacement[modifier | modifier le code]

L’ermitage et sa chapelle sont situés face à la mer Méditerranée, dominant l’anse de Collioure, sur un plateau à 147 mètres d’altitude[1]. La colline est réputée pour ses sources[2],[3]; la plus proche se trouve à 50 mètres au nord de la chapelle, et s’écoule à travers une construction de maçonnerie datée de la restauration de 1811[3].

Les bâtiments sont situés à 200 mètres à vol d’oiseau de la voie Domitienne. Le refuge est signalé sur les cartes du GR10.

L’intérieur de la chapelle

Historique[modifier | modifier le code]

Un temple dédié à Neptune, puis à Poséidon, a été dressé par des marins à cet emplacement, en raison des sources d’eau[1]. La chapelle est édifiée au XIIe siècle par des moines dominicains et cisterciens[1]. Le lieu est mentionné en 1496 sous le nom Maria de Consolacio[4][réf. insuffisante], puis en 1549 comme étant une « chapelle d’ermite » (capella heremitana)[4][réf. insuffisante].

L’ermitage est bâti au XVIIe siècle ; des fêtes votives sont célébrées le 15 août[5] et le 8 septembre (fête patronale[6]). Il devient bien national sous la Révolution française, en 1790. Il rouvre en 1805 et est restauré en 1811[4]. Les ermites sont alors des laïcs ; il y en a jusque dans les années 1950. Le bâtiment est restauré en 1975, et occupé par un hôtel[4].

Culture[modifier | modifier le code]

La chapelle abrite de nombreux ex-voto, parmi lesquels se trouvent des crocodiles empaillés, ainsi qu’un retable du XVIIIe siècle classé monuments historiques au titre objet avec un ex-voto de marin et les bijoux de la vierge[7]. Dans le cimetière attenant, on trouve deux croix anciennes, des XIVe et XVIe siècles.

La barque de pêche catalane Notre-Dame-de-Consolation, classée à titre d’objet aux monuments historiques[8], tient son nom de cet ermitage ; elle a été construite à Collioure en 1912, mais est aujourd’hui hébergée à Port-Vendres.

L’auteure française Mme Amable Tastu (1798 † 1885) a écrit au sujet de l’ermitage un poème intitulé L’Ermitage de Notre-Dame-de-Consolation (disponible sur wikisource), paru dans le recueil Poésies publié en 1826.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a, b et c Martine Cabanne, « La magie de l’Ermitage entre ciel et mer », site de La Dépêche, 4 mai 2006
  2. Richard, Guide classique du voyageur en France et en Belgique, Paris, L. Maison,‎ 1846, 22e éd., 856 p. (lire en ligne), p. 645
  3. a et b Joseph Anglada, Traité des eaux minérales et des établissements thermaux du département des Pyrénées-Orientales, vol. II, t. 3, Paris, J. Baillière,‎ 1833, 560 p. (lire en ligne), chap. V (« de l’eau ferrugineuse-carbonatée de Collioure »), p. 280
  4. a, b, c et d Histoire de Notre-Dame-de-Consolation, sur le site histoire du Roussillon
  5. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  6. Témoignage de cette fête au XIXe siècle dans : Agnès Égron, Le culte de la Sainte Vierge, Paris, Gaume Frères,‎ 1842 (lire en ligne), p. 546.
  7. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr
  8. « Notice no PM66001140 », base Palissy, ministère français de la Culture