Hénoch
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Hénoch est le nom de trois personnages, dont deux sont des patriarches de la Bible.
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Le fils de Caïn [modifier]
Dans le livre de la Genèse (GE 4. 17) Hénoch (hébreu חנוך [hānokh], initié) (grec dans la Septante : ῾Ενωχ, [hénōkh]) est le nom du fils de Caïn, pour qui celui-ci construit une ville qu'il appelle de ce nom : Hénoch. Hénoch est le père d'Irad.
Victor Hugo l'a évoqué dans La Légende des siècles : « ...L'œil était dans la tombe et regardait Caïn... ». Poème la conscience.
Le fils de Yared et de Baraka (ou Yared) [modifier]
C'est le même nom, initié, que pour le fils de Caïn : hébreu חנוך, grec ῾Ενωχ. Il est cité en Genèse 5 18-24. Hénoch, fils de Caïn, "initie" la nomination des lieux, et Hénoch, fils de Yared, "initie" le décompte des temps, Arrière-grand-père de Noé, il est le septième des patriarches de la lignée dont Adam est le premier et Noé le dixième. Hénoch a vécu en tout trois cent soixante cinq (365) ans. Hénoch a marché avec Dieu et il n'a plus été là car Dieu l'a pris . Hénoch initie aussi le cas des personnes disparues, dont nul ne peut certifier la mort.
Littérature intertestamentaire [modifier]
Le nom de Hanouka, fête de l'"inauguration" du Temple, a la même étymologie. Voltaire rapproche d'ailleurs le nom de Hénoch de celui de Janus, d'où vient Janvier [1]. Dans la littérature intertestamentaire des apocryphes qui s’est développée dans l’Alexandrie hellénistique depuis la traduction de la Septante, tout un cycle est placé sous le patronage d’Hénoch. Il comprend notamment les livres d'Hénoch et des Jubilés. Il apparaît aussi dans des écrits apocryphes qui racontent qu'il est passé de son corps humain à celui d'un ange. On apprend dans l’épître de Jude qu’il a prophétisé les derniers jours.
Rôle dans diverses traditions religieuses [modifier]
Judaïsme [modifier]
Dans un un ouvrage pseudépigraphique intitulé Livre hébreu d'Hénoch il est relaté comment Hénoch est enlevé au ciel et nommé gardien de tous les trésors célestes, chef des archanges, et le préposé immédiat auprès du « Trône divin », à qui sont révélés tous les secrets et les mystères. Dans cet ouvrage il est identifié à Métatron, l'ange qui communique la Parole divine. Dans la littérature rabbinique, la kabbale et les ouvrages de mystique juive, il est considéré comme ayant été celui qui a communiqué la révélation divine à Moïse.
Christianisme [modifier]
Le deux témoins de l'Apocalypse.
Selon l'ancien testament, Hénoch et Elie ont tous deux été enlevés par Dieu, caractéristique qu'ils partagent avec Jésus. Selon le chapitre 11 de l'Apocalypse de Jean, Hénoch et Elie doivent revenir sur Terre lors de la fin des temps, pour dénoncer l'Antichrist, qui les mettra à mort avant qu'ils ne ressuscitent au bout de trois jours.
Quand ils auront achevé leur témoignage, la bête qui monte de l'abîme leur fera la guerre, les vaincra, et les tuera. Et leurs cadavres seront sur la place de la grande ville, qui est appelée, dans un sens spirituel, Sodome et Egypte, là même où leur Seigneur a été crucifié.
Catholicisme [modifier]
Inscrit au calendrier des saints après le Concile Vatican II, il est fêté le 10 juin.
Islam [modifier]
Hénoch est enfin désigné sous le nom d’Idris dans le Coran. Il est réputé pour être à la fois le père de l’écriture, de l’astronomie et de la maîtrise du fer. Il est cité dans le Coran de la manière suivante :
« Et mentionne Idris, dans le Livre. C’était un véridique et un prophète. Et nous l’élevâmes à un haut rang[2]. »
« Et Ismaël, Idris et Zul-Kifl qui étaient tous endurants ; que Nous fîmes entrer en Notre miséricorde car ils étaient vraiment du nombre des gens de bien[3]. »
Mormonisme [modifier]
C’est aussi cet Hénoch qui, pour les mormons, aurait fondé la cité de Sion. Selon le Livre de Moïse, Sion fut enlevée au ciel à cause de la justice de ceux qui y vivaient.
Notes et références [modifier]
- Dictionnaire philosophique, Elie et Enoch
- Coran 19:56-57.
- Coran 21:85-86.