E-business

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Le e-business (pour electronic business) parfois traduit en affaires électroniques, et parfois traduisible par commerce électronique, correspond à une notion très vaste que l'on pourrait synthétiser par l'utilisation de moyens électroniques (particulièrement des techniques de l'information et de la communication) pour réaliser des affaires (business en anglais). Ce sont souvent les techniques de l'internet et le Web qui viennent à l'esprit, mais en fait presque toutes les techniques informatiques et de télécommunications interviennent dans le domaine des affaires électroniques. Les affaires électroniques existaient d'ailleurs bien avant l'apparition de la toile, même si celle-ci a permis une meilleure visibilité de ce domaine par le grand public.
Les méthodes proposées par les affaires électroniques permettent aux entreprises de mettre en œuvre leurs processus plus efficacement et avec plus de souplesse tant en interne qu'avec les entités extérieures. Ces méthodes permettent de travailler plus étroitement avec les fournisseurs et partenaires, dans le but de satisfaire au mieux les besoins et les attentes des clients.

En pratique, l'utilisation du commerce électronique conduit à de nouvelles sources de revenu, à l'amélioration des relations avec les clients et partenaires, et à une meilleure efficacité par l'emploi des systèmes de gestion des connaissances. Les affaires électroniques peuvent se déployer à travers le réseau Internet public, des réseaux internes (Intranet) ou externes (Extranet) privés et sécurisés, ou plus généralement tout moyen de communication électronique.

L'e-business ne se réduit pas au commerce électronique. Il couvre également tous les processus impliqués dans la chaîne de valeur : les achats électroniques (e-procurement en anglais), la gestion de la chaîne d'approvisionnement avec le traitement électronique des ordres, le service à la clientèle, et les relations avec les partenaires. Cela s'applique aux organisations traditionnelles et virtuelles. Les standards techniques propres à l'e-business facilitent les échanges de données entre les entreprises. Les solutions logicielles intégrant ces standards permettent l'intégration des processus au sein des entreprises mais aussi entre les entreprises.

L'e-business peut comprendre l'utilisation du savoir et ou du savoir-faire des internautes, comme dans le crowdsourcing.

Historique[modifier | modifier le code]

Le terme "e-business" a été inventé par Lou Gerstner, Président d'IBM en 2003[1] : « Huit milliards de dollars ont été investis dans la campagne e-infrastructure. »[2] Au grand dam de ce dernier, l'agence de presse française e-business.info dépose le nom e-business comme marque au niveau mondial et aurait contraint IBM à payer des redevances.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Le mot e-business est un anglicisme, formé à partir du préfixe e-, pour electronic, et du mot business, qui signifie affaires. L'Office québécois de la langue française préconise donc l'expression affaires électroniques pour désigner le e-business[3].

Que comprennent les affaires électroniques ?[modifier | modifier le code]

Les affaires électroniques sont un sujet très vaste, et il est presque impossible de citer tout ce qui entre dans ce domaine. En fait, tout ce qui est électronique et qui peut servir à faire des affaires intervient dans l'"e-business". Ainsi, si votre entreprise communique avec son fournisseur en échangeant des données par téléphone, réseau (lan, wan, web, wap, etc.) ondes radio ou toute autre technologie, elle fait des affaires électroniques.

Catégories[modifier | modifier le code]

Les principales catégories sont :

  • B2B (Business to Business) permet aux entreprises de faire des affaires via des moyens électroniques
  • B2C (Business to Consumer) permet aux entreprises de vendre des biens, à travers un site web par exemple
  • C2C (Consumer to Consumer) permet aux personnes de faire des affaires entre particulier (enchères par exemple)
  • B2E (Business to Employee), sous forme d'intranet par exemple, permet à l'entreprise de communiquer avec ses employées
  • G2B (Government to Business), permet aux gouvernements de communiquer avec les entreprises
  • G2C (Government to Consumer), permet aux gouvernements de communiquer avec ses concitoyens
  • A2A (Administration to Administration), Permet aux administrations de communiquer entre elles.


Cette liste n'est pas exhaustive, mais ce sont les catégories que l'on retrouve le plus souvent dans la littérature.

Exemples[modifier | modifier le code]

Quelques exemples d'outils pour les affaires électroniques :

Systèmes de gestion interne :

Systèmes de communication et de collaboration :

Systèmes de commerce électronique :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.strategies.fr/actualites/marques/r75676W/ibm-mene-une-campagne-mondiale-sur-l-e-business.html
  2. http://www.e-marketing.fr/Marketing-Magazine/Article/IBM-ecrit-le-chapitre-2-de-l-e-business-7506-1.htm
  3. Le grand dictionnaire terminologique de la langue française

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]