Confession du pécheur justifié

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Confession du pécheur justifié
Auteur James Hogg
Genre Roman gothique
Satire
Version originale
Titre original The Private Memoirs
and Confessions of a Justified Sinner
Langue originale Anglais écossais
Pays d'origine Écosse Écosse
Date de parution originale 1824
Version française
Traducteur Dominique Aury
Lieu de parution Paris
Éditeur Éditions Charlot
Date de parution 1949
Nombre de pages 317

Confession du pécheur justifié (The Private Memoirs and Confessions of a Justified Sinner) est un roman gothique et satirique de l'écrivain écossais James Hogg, publié de façon anonyme en 1824.

Historique[modifier | modifier le code]

Longtemps méconnu en France, c'est André Gide qui attire l'attention de la critique sur ce roman, signant une introduction pour la réédition anglaise en 1947. Cette introduction est reprise deux ans plus tard dans la première édition française de l'œuvre traduite par Dominique Aury.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans une Écosse historiquement imprécise, le mariage entre la jeune Rabina Orde et le plus âgé George Colwan, Laird de Dalcastle, est rapidement un échec. Elle est pieuse et calviniste, il est un bon vivant et épicurien. Elle est intransigeante et dévote ; il aime les fêtes débraillées où l'alcool coule à flots.

Rabina donne néanmoins naissance à deux enfants. George, l'aîné, est élevé par son père et devient un gaillard qui aime le sport, la compagnie de joyeux lurons et qui réussit dans tous les domaines. Robert, le cadet, éduqué par sa mère et le révérend pasteur Wrighim, est bientôt destiné aux ordres.

Les deux frères se rencontrent pour la première fois à Édimbourg alors qu'ils sont adultes. Leurs caractères opposés provoquent une antipathie mutuelle et tenace.

Un matin, George est retrouvé mort dans des circonstances qui laissent croire à sa participation à un duel. Le vieux laird est frappé de plein fouet par cette tragédie et meurt peu après. Robert hérite du titre et du domaine, mais le bruit court qu'il serait l'assassin de son propre frère. Bientôt, les preuves s'accumulent contre lui, mais il s'enfuit avant que la justice ne lui mette la main au collet.

La seconde partie du roman est, sous forme de mémoires, la confession de Robert Colwan, le pécheur justifié. Il y révèle qu'à l'âge de 17 ans, le pasteur Wrighim, qu'il considère comme son père adoptif, lui a permis de rencontrer un étranger aux pouvoirs surnaturels.

Particularité du récit[modifier | modifier le code]

L'intérêt du livre réside notamment dans sa structure très moderne. Le texte est publié comme une présentation d'une source du siècle précédent, introduite par un éditeur anonyme.

Le style est un anglais écossais qui est habituellement la langue écrite usuelle de textes non littéraires.

Éditions françaises[modifier | modifier le code]

  • Confession du pécheur justifié, traduit par Dominique Aury, Paris, Éditions Charlot, 1949
  • Confession du pécheur justifié, traduit par Dominique Aury, Verviers, Éditions Marabout, « Bibliothèque Marabout ». Fantastique no 596, 1976
  • Confession du pécheur justifié, traduit par Dominique Aury, Paris, Éditions Gallimard, « L'Imaginaire » no 186, 1987
  • Les Confessions d'un fanatique ou Mémoires intimes et confessions d'un pécheur justifié, traduit par Jacques Papy, Rennes, Terre de brume, « Terres fanatstiques », 1998

Adaptation[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Laffont - Bompiani, Le Nouveau Dictionnaire des œuvres de tous les temps et de tous les pays, vol. II, Paris, Éditions Robert Laffont, « Bouquins », 1994, p. 1362.

Lien externe[modifier | modifier le code]