Col de la Forclaz

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Col de la Forclaz
Image illustrative de l'article Col de la Forclaz
Vue du sommet du col.
Altitude 1 526 m
Massif Massif du Mont-Blanc
Coordonnées 46° 03′ 27″ N 7° 00′ 06″ E / 46.0575, 7.00166746° 03′ 27″ Nord 7° 00′ 06″ Est / 46.0575, 7.001667
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Vallée Vallée du Rhône
(nord-est)
Vallée du Trient[1] puis de l'Eau Noire
(sud-ouest)
Ascension depuis Martigny Le Châtelard
Kilométrage 13 km 9 km
Accès route cantonale 203 route cantonale 203
Fermeture hivernale non

Géolocalisation sur la carte : canton du Valais

(Voir situation sur carte : canton du Valais)
Col de la Forclaz

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Col de la Forclaz

Le col de la Forclaz ou La Forclaz[2] se situe dans le canton suisse du Valais, entre la ville de Martigny et la commune de Trient. Il culmine à 1 526 mètres d'altitude et a une déclivité maximale de 12 %.

Situation[modifier | modifier le code]

Le col est le passage alpin routier entre Martigny (vallée du Rhône) en Valais et Chamonix (vallée de l'Arve) en Haute-Savoie. Du côté de la vallée du Rhône, la route cantonale 203 menant au col commence depuis le village de Martigny-Croix (commune de Martigny-Combe), situé à 500 mètres d'altitude. Elle monte d'abord à flanc de coteaux, puis plonge dans les forêts du Mont de l'Arpille avant d'arriver dans le pâturage à hauteur de la Forclaz. Du sommet du col, la route redescend vers le village de Trient (1 297 mètres), puis continue en pente plus douce vers Le Châtelard, après avoir passé par le site vertigineux de Tête Noire, où se dressait autrefois un hôtel. Pour rejoindre Chamonix, après le village frontière valaisan du Châtelard, la route (D 1506) passe par Vallorcine, le col des Montets et Argentière.

Le col fait limite entre les communes de Martigny-Combe et de Trient. Au sommet. On y trouve un restaurent, un camping, un hôtel, un alpage, des fortins camouflés en chalet ou en rocher et le départ de plusieurs chemins pédestres. Une grande croix de bois a été dressée près de l'hôtel, au pied de laquelle une inscription rappelle la mort du curé de Trient, Joseph Délèze, le 11 février 1944.

Éléments d'histoire[modifier | modifier le code]

De par sa situation géographique, le col a été très fréquenté par les voyageurs de la fin du XVIIIe siècle et du XIXe siècle, qui en parlent dans leurs récits de voyages. Il se situe sur leur « tour », partant souvent de Genève pour atteindre le Valais via Chamonix, avant de continuer vers l'Italie, ou vers l'Oberland bernois, ou encore vers le lac Léman. C'est aussi par le col de la Forclaz que le dernier préfet français du département du Simplon, Claude-Philibert Barthelot de Rambuteau, quitta le pays en plein hiver 1813.

Jusqu'au premier tiers du XIXe siècle, les personnes désireuses de franchir le col devaient le faire soit à pied soit à dos de mulet. Pour faire face au trafic toujours plus important, un projet de route carrossable a été présenté par l'ingénieur Ignace Venetz en 1825. Les travaux commencèrent en 1827. Il s'agissait dans un premier temps de percer un tunnel à Tête Noire, rocher très escarpé entre Trient et Le Châtelard. Si ce tunnel sera terminé en 1836, la route du col ne deviendra carrossable de la frontière (Le Châtelard) à Martigny qu'en 1875, et en 1887 pour le tronçon Le Châtelard-Argentière. Les premières automobiles ne seront autorisées à franchir le col qu'en 1912. Avant l'inauguration, en 1957, de la route actuelle, l'ancienne route passait, côté vallée du Rhône, dans le vallon de La Combe, en pente plus raide. La transformation du chemin muletier en chemin carrossable entraînera l'augmentation du trafic voyageurs et la construction d'auberges à Tête Noire et au sommet du col.

Entre 1865 et la fin du XIXe siècle, on exploitait la glace du glacier du Trient. Depuis le glacier, elle était amenée au col de la Forclaz, puis à Martigny, d'où elle était acheminée par train vers Genève, Lyon, voire Paris. Depuis 1883, un rail et des wagonnets facilitaient le transport jusqu'au col. En 1895, on construisit un bisse le long du large chemin qui servait à l'acheminement de la glace. L'eau du bisse servait à arroser les prés du vallon de La Combe. Il fut en exploitation jusque dans les années 1970. Abandonné pendant quelques années, il fut remis en état.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Trient (VS) - Trient, map.geo.admin.ch.
  2. Forclaz (VS) - Trient, map.geo.admin.ch.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Knapp (dir.), Dictionnaire géographique de la Suisse, vol. 2 : Engadine Alpes d' - Langenberg, Neuchâtel, Victor Attinger,‎ 1902-1910, p. 124 [détail des éditions]
  • Myriam Perriard-Volorio, « Histoire du tourisme dans la vallée du Trient (1860-1945) », Annales valaisannes,‎ 1996, p. 105-152
  • « La route de la Forclaz : publication en souvenir de l'inauguration de la nouvelle route été 1957 », La route et la circulation routière, Soleure, no 8,‎ 1957

Liens externes[modifier | modifier le code]