Chat sauvage

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Chat sauvage
Chat sauvage (Felis silvestris)
Chat sauvage (Felis silvestris)
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infraclasse Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Felidae
Sous-famille Felinae
Genre Felis
Nom binominal
Felis silvestris
Schreber, 1775
Statut CITES : Annexe II ,
Révision du 04-02-1977
Statut de conservation IUCN :


LC  : Préoccupation mineure

Statut de conservation IUCN :


VU A1de+2e : Vulnérable
Felis silvestris ssp. grampia'

Répartition géographique
Sous-espèces selon un étude de 2007[1]

     /    Felis silvestris silvestris (disparu)
     /    Felis silvestris silvestris (actuel)
     /    Felis silvestris lybica
     /    Felis silvestris cafra
     /    Felis silvestris ornata
     /    Felis silvestris bieti

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Le Chat sauvage est un petit carnivore prédateur vivant en Europe, en Asie occidentale et en Afrique. Dans leur environnement naturel, les chats sauvages s'adaptent à de nombreux habitats : la savane, la forêt et la steppe. Ils évitent les forêts tropicales et les déserts.

Ils chassent des petits mammifères, des oiseaux et d'autres créatures de tailles voisines.

Il existe plusieurs sous-espèces du chat sauvage, comme le chat sauvage d'Afrique (Felis silvestris lybica) ou le chat sauvage d'Europe (Felis silvestris silvestris).

Le chat domestique (Felis silvestris catus, ou Felis silvestris forma catus) a été introduit sur tous les continents habitables. Certains chats domestiques sont retournés à la vie sauvage : ce sont les chats harets.

Si les chats domestiques présentent une grande diversité d'aspects et de couleurs, les chats sauvages sont bruns avec des rayures noires. Ils mesurent de 50 à 80 centimètres de long, et pèsent de 3 à 6 kilogrammes. La sous-espèce africaine tend à être plus petite et de pelage plus clair.

Sommaire

[modifier] Sous-espèces

La taxinomie de l'espèce est assez discutée.

[modifier] Sous-espèces sauvages

Certains auteurs ne reconnaissent que deux sous-espèces sauvages : Felis silvestris silvestris et Felis silvestris lybica[2], le premier en Eurasie, le second en Afrique.

D'autres auteurs ont par contre multipliés les sous-espèces, puisque plus de 20 ont été décrites :

  • Autres:
    • Felis silvestris chutuchta
    • Felis silvestris gordoni
    • Felis silvestris haussa
    • Felis silvestris nesterovi
    • Felis silvestris rubida
    • Felis silvestris tristrami
    • Felis silvestris vellerosa

Ces études ont généralement été faites sur des bases morphologiques. Une étude[1] de l'ADN des chats sauvages, publiée en juin 2007 dans Science, défend la thèse de cinq sous-espèces, plus des formes de transition (voire carte) :

[modifier] Le chat domestique

Icône de détail Article détaillé : Chat domestique.

À ces sous-espèces naturelles, il faut ajouter le chat domestique.

On a donné aux chats domestiques le nom scientifique de Felis catus au XVIIIe siècle, avant le développement de la biologie évolutive. Avec l'apparition de celle-ci, l'étroite relation entre races domestiques et sauvages a été reconnue. À ce titre, le statut scientifique des « espèces » domestiques à été remis en cause et beaucoup de biologistes ne les considèrent plus désormais que comme des formes domestiquées des espèces sauvages originelles.

En effet, selon Ernst Mayr « une espèce est une communauté reproductive de populations (isolée au plan reproductif d'autres communautés)[3] ». Or, les « espèces » domestiques se croisent avec leur espèce parente quand elles en ont l'occasion. Ainsi, « vu que, du moins en ce qui concerne les races d'animaux domestiques primitives, celles-ci constitueraient, en règle générale, une entité de reproduction avec leur espèce ancestrale, si elles en avaient la possibilité, la classification d'animaux domestiques en tant qu'espèces propres n'est pas acceptable. C'est pourquoi on a essayé de les définir comme sous-espèces[4] ». On a alors proposé le nom scientifique de Felis silvestris catus.

Certains biologistes sont même réticents à utiliser la notion de sous-espèces pour un groupe domestiqué. D'un point de vue évolutif, l'idée d'espèce ou de sous-espèce est en effet liée à l'idée de sélection naturelle et non de sélection artificielle. Du fait de cette réticence et « depuis 1960 environ, on utilise de plus en plus la désignation forma, abrégée f, qui exprime clairement qu'il s'agit d'une forme d'animal domestique qui peut éventuellement remonter jusqu'à diverses sous-espèces sauvages[4] ». Il faut alors parler de Felis sylvestris forma catus.

Au-delà de ces questions de terminologie, les chats domestiques et les chats sauvages font partie de la même espèce, puisqu'ils se croisent sans problème, du moins quand ils fréquentent les mêmes territoires, ce qui peut être le cas avec des chats domestiques ré-ensauvagés, dit « chats harets ».

[modifier] Felis silvestris silvestris

Le chat sauvage d'Europe habite dans les forêts d'Europe de l'Est, d'Europe centrale et d'Europe de l'Ouest, aussi bien en Écosse qu'en Turquie. Il n'est cependant pas présent, ni en Scandinavie, ni en Islande, ni en Angleterre, ni au Pays de Galles, ni en Irlande. Il est plus grand que le chat d'Afrique ou le chat domestique. Sa fourrure épaisse et sa taille permettent de le distinguer, il ne devrait normalement pas être confondu avec un chat domestique.

Les chats sauvages étaient nombreux en Europe au Pléistocène ; quand la glace a disparu, ils se sont révélés adaptés à une vie dans les forêts denses. Contrairement aux chats domestiques, ils sont en activité pendant la journée.

Les chats sauvages sont extrêmement timides. Ils évitent de s'approcher des humains. Ils vivent en solitaire et tiennent un territoire d'environ 3 km² chacun. Ils sont devenus très rares dans les pays européens. Bien qu'étant des animaux protégés, ils sont encore pris pour cibles par des chasseurs qui les prennent pour des chats domestiques. En Écosse, le croisement avec des chats domestiques est également une menace pour la population de chats sauvages[5].

Le chat sauvage a l'habitude d'aiguiser ses griffes sur des troncs d'arbres ou d'arbustes debout ou couchés. Il choisit généralement des arbres à l'écorce fibreuse. Si le sureau noir a souvent sa préférence, il ne dédaigne pas les jeunes résineux et les lilas. L'écorce est dilacérée sur une hauteur de 30 à 40 cm et s'effiloche au fil du temps car le chat revient régulièrement au même endroit. Il est important que ses griffes restent aiguës et tranchantes, c'est pourquoi la partie externe de l'enveloppe cornée s'exfolie. En observant bien au pied de l'arbre lacéré, on peut trouver des morceaux de griffes.

Le chat forestier est considéré comme menacé au niveau européen et, depuis les années 1970, c'est une espèce protégée sur l'ensemble de son aire de répartition. Pour conserver le chat sauvage, il faut protéger l'ensemble de son habitat : forêts, bosquets, haies et prairies.

L'animal n'est pas facile à observer car il évite de s'approcher des humains.

Un chat sauvage d'Afrique
Un chat sauvage d'Afrique

[modifier] Felis silvestris lybica

Le Chat sauvage d'Afrique est réparti sur des déserts et des savanes de l'Afrique et de l'Arabie. Il est plus petit que la sous-espèce européenne et a une fourrure plus courte. On pense que le Chat sauvage d'Afrique est l'ancêtre du chat domestique, puisqu'il est plus docile que les chats sauvages d'Europe, et en activité la nuit.

Bien que certaines découvertes laissent à penser que la domestication des chats a eu lieu dès 9000-9500 av. J.-C., seule la présence du chat chez les Égyptiens depuis 4000 av. J.-C. a été prouvée indiscutablement. Cependant, une découverte, en 2004, à ShillourokambosChypre) donne la preuve d'un apprivoisement (sinon d'une domestication) du Chat sauvage 7500 ans av. J.-C.

[modifier] Voir aussi

  • Raton laveur, dénommé « chat sauvage » par les premiers colons européens.

[modifier] Liens externes

répartition : Felis silvestris Schreber,1777 (fr+en)

[modifier] Notes et références

  1. ab « The Near Eastern Origin of Cat Domestication », Science, 29 juin 2007. : Résumé . Auteurs : Carlos A. Driscoll et al. (M. Menotti-Raymond, A.L. Roca, W.E. Johnson et S.J. O'Brien du National Cancer Institute à Frederick, MD ; C.A. Driscoll, N. Yamaguchi et D. Macdonald de l’Université d’Oxford à Oxford, Royaume-Uni ; A.L. Roca de la société SAIC-Frederick, Inc. à Frederick, MD ; K. Hupe du Jagd Einrichtungs Büro à Fürstenhagen, Allemagne ; E. Geffen de l’Université de Tel Aviv à Tel Aviv, Israël ; E. Harley de l’Université de Cape Town à Cape Town, Afrique du Sud ; M. Delibes du CSIC à Séville, Espagne ; D. Pontier de l’UMR-CNRS 5558 à Villeurbanne, France ; D. Pontier de l’Université Claude Bernard Lyon I à Villeurbanne, France ; A.C. Kitchener du National Museums of Scotland en Écosse, Royaume-Uni.).
  2. Jean Etienne, « Le chat domestique à l'origine de la civilisation ? », page 3, 28/12/2007, sur futura sciences
  3. Ernst Mayr, 1989, cité dans l'article « À propos de la notion d'espèce », de Louis Allano et Alex Clamens, Bulletin de l'APBG (Association des Professeurs de Biologie et de Géologie) n°3, 1996, Pages 471-472.
  4. ab « Instruction CITES pour le service vétérinaire de frontière », Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, 20 décembre 1991, PDF.
  5. Touch Not the Cat But A Glove by Dr Christina Smith, January 2001 (en)


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