Bernard Baruch

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Sir Winston Churchill, Homme d'État britannique, et Bernard Baruch, homme d'affaires, conversant à l'arrière d'une voiture devant la demeure de Baruch.

Bernard Mannes Baruch (19 août 1870 - 20 juin 1965) est un homme d'affaires et un homme politique américain. Après son succès dans les affaires, il a consacré son temps à conseiller les présidents démocrates Woodrow Wilson et Franklin D. Roosevelt sur les sujets économiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né à Camden, en Caroline du Sud, fils de Simon et Belle Baruch et second de quatre garçons. Son père, le docteur Simon Baruch (1840-1921) était un immigrant juif allemand qui arriva aux États-Unis en 1855. Il servit comme chirurgien dans l'état-major du général confédéré Robert E. Lee durant la guerre de Sécession et fut un pionnier de la physiothérapie. Sa mère d'ancètres juifs sépharades venus à New York avant le XVIIIe siècle et établis dans le commerce maritime. En 1881, sa famille déménagea vers New York. Bernard Baruch fut diplômé du City College de la ville et devint un courtier puis associé au sein de l'A. A. Housman and Company. Avec ses économies, il acheta un siège au New York Stock Exchange et amassa une fortune avant l'âge de 30 ans grâce à la spéculation dans le marché du sucre. En 1903, il possédait sa propre firme de courtage et gagna le surnom de « loup solitaire de Wall Street » dû à son refus de rejoindre les autres maisons de courtage de la place. Vers 1910, il était devenu l'un des financiers les plus connus de la bourse de New York.

Pendant la Première Guerre mondiale, le 4 mars 1918, Bernard Baruch, alors spécialiste des matières premières et des métaux au conseil de défense national fut nommé président du War Industries Board, organisme chargé d'organiser l'économie de guerre aux États-Unis. Il accompagna le président Woodrow Wilson lors de la conférence de paix de Paris en 1919. Il ne se présenta jamais à une élection mais soutint financièrement de nombreux parlementaires démocrates, devenant une figure populaire sur Capitol Hill.

Durant le programme du New Deal du président Roosevelt, Baruch fut l'un des membres du Brain Trust et aida à constituer la National Recovery Administration (NRA).

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il fut conseiller sur les sujets économiques du président Roosevelt. Il préconisa une économie de guerre avec un contrôle par le gouvernement fédéral de toute l'économie estimant qu'en temps de guerre, il y avait peu de place pour l'économie de marché. On lui doit des mesures aussi diverses que le contrôle des loyers ou la production de caoutchouc de synthèse.

En 1946, il fut nommé par le président Truman représentant des États-Unis à la tout juste créée Commission de l'énergie atomique des Nations unies. Baruch suggéra l'élimination des armes nucléaires après l'implantation d'un système international de contrôle et de sanction. Bien que largement perçu comme non qualifié sur le sujet par de nombreux scientifiques ou membres de l'administration Truman, il présenta le 14 juin 1946 le plan Baruch, une version modifiée du plan Acheson-Lilienthal, à la Commission, qui proposait un contrôle international de la toute nouvelle énergie atomique. Mais l'Union soviétique rejeta l'offre qu'elle jugeait inéquitable car les États-Unis possédaient déjà l'arme atomique.

Il continua de conseiller sur les affaires internationales jusqu'à sa mort à 94 ans. Il est enterré au cimetière de Flushing dans le Queens à New York.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Le Baruch College, une université publique de New-York, est nommé d'après lui. En 1960, pour son 90e anniversaire, un banc lui fut officiellement dédié dans le parc Lafayette, juste en face de la Maison Blanche.

Source[modifier | modifier le code]