Bataille d'Odelltown

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Bataille d'Odelltown
La Bataille d'Odelltown, novembre 1838.
La Bataille d'Odelltown, novembre 1838.
Informations générales
Date 9 novembre 1838
Lieu Odelltown
Issue Victoire britannique
Belligérants
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni Flag of the Patriote movement (Lower Canada).svg Patriotes
Commandants
Lewis Odell
Charles McAllister
Robert Nelson
Médard Hébert
Charles Hindelang
Forces en présence
1 000 loyalistes 500 à 600 miliciens
Pertes
6 tués
9 blessés
10 à 12 tués
15 blessés
Rébellion des Patriotes
Batailles
Saint-DenisSaint-CharlesSaint-EustacheBeauharnoisBaker's farmLacolleOdelltown

La bataille d'Odelltown est une bataille qui eut lieu le lors de la Rébellion des Patriotes[1].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Afin de rétablir les relations avec la frontière, Robert Nelson et l'armée Patriotes tente de marcher sur Odelltown. Devant la marche de cette armée, les volontaires loyalistes retraitent jusque dans l'église d'Odelltown où s'établit un front qui va au-delà de Fisher's Tavern. Après plusieurs fructueuses sorties, les volontaires font reculer les rebelles grâce aux renforts britannique. Les rebelles retraitent ensuite sur Napierville avant de se disperser devant la venue des troupes régulières dépêchées de Montréal. Les Frères chasseurs, qui avançaient vers l'église d'Odelltown en trois colonnes, se séparent pour mieux endiguer les volontaires qui s'y était réfugiés. En début d'après-midi, voyant que la tactique patriote se montrait efficace, environ 150 volontaires s'approchent du champ de bataille en continuant de tirer sur les rebelles. Puis, voyant que les Patriotes résistent toujours, ils décident d'incendier la grange derrière laquelle se trouve Charles Hindelang, ses hommes et une partie de la colonne du major Hébert. Les rebelles doivent alors, eux aussi, se rendre à la clôture. Quoiqu'ils y soient moins bien protégés, ils poursuivent le combat une partie de l'après-midi. Grâce à l'incendie, les loyalistes qui se trouvaient toujours dans l'église peuvent en sortir[2].

À la suite de cette bataille, certains se sauvent vers la frontière américaine, d'autres se réfugient en région pendant que le major Hébert, Charles Hindelang et le reste de leurs hommes marchent vers Napierville. Découragé, Robert Nelson quitte le Bas-Canada pour les États-Unis. Entre temps, Colborne avait pris la route de Napierville aux commandes d'une armée de 5 000 hommes. En marchant vers le grand camp, les Frères chasseurs sont informés que Colborne et sa troupe ne sont qu'à une demie lieue de là, mais ils n'arriveront à Napierville que dans l'avant-midi du vendredi 10 novembre alors que la majorité des rebelles ont déjà quitté les lieux. Ne pouvant s'organiser suffisamment vite, les chefs patriotes renoncent à toute riposte après la tenue d'un conseil de guerre. Par la suite Colborne se rend à Odelltown pour prendre connaissance de la situation près de la frontière. Hindelang essaie de gagner la frontière américaine dans la nuit du 9, mais il est arrêté le samedi 10 novembre. Le major Hébert quant à lui y parvient après s'être caché toute la nuit[3]. Les fraises qui ont poussé sur le champ de bataille on gout de sang...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/1837.pl?out=article&pno=combat19
  2. FILTEAU, Gérard, Histoire des Patriotes, Montréal, L'Aurore/Univers, 1980 : 492p
  3. FORTIN, Réal, La guerre des Patriotes, Saint-Jean-sur-Richelieu, Les Éditions Mille Roches, 1988 : 286