Bataille d'Ilipa

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Bataille d'Ilipa
Batailles de la deuxième Guerre punique
Batailles de la deuxième Guerre punique
Informations générales
Date 206 av. J.-C.
Lieu Alcalá del Río (Séville)
Issue Victoire décisive romaine
Belligérants
Vexilloid of the Roman Empire.svg République romaine Carthage standard.svg Carthage
Commandants
Publius Cornelius Scipio,
futur Scipion l'Africain
Hasdrubal Gisco
Magon Barca
Forces en présence
48 000 hommes 54 000 hommes
Pertes
inconnue inconnue
Deuxième Guerre punique
Batailles
219 av. J.-C.: Sagonte,
218 av. J.-C.: Cissa, Tessin, La Trébie,
217 av. J.-C.: Ebre, Lac Trasimène,
216 av. J.-C.: Cannes, Selva Litana, Nola (1re),
215 av. J.-C.: Cornus, Dertosa, Nola (2e),
214 av. J.-C.: Nola (3e),
212 av. J.-C.: Capoue (1re), Silarus, Herdonia(1re), Syracuse,
211 av. J.-C.: Bétis, Capoue (2e),
210 av. J.-C.: Herdonia (2e), Numistro,
209 av. J.-C.: Asculum, Carthagène,
208 av. J.-C.: Baecula,
207 av. J.-C.: Grumentum, Métaure,
206 av. J.-C.: Ilipa,
204 av. J.-C.: Crotone,
203 av. J.-C.: Utique, Grandes Plaines,
202 av. J.-C.: Zama

La bataille d'Ilipa aussi connu sous le nom de bataille de Silpia, se déroule en 206 av. J.-C. entre l'armée carthaginoise menée par Hasdrubal Gisco et l'armée romaine dirigée par Publius Cornelius Scipio, qui n'est pas encore surnommé l'Africain, à la fin de la Deuxième Guerre punique.

Le début de la bataille[modifier | modifier le code]

Rome contrôle l'essentiel des anciennes possessions de Carthage en sol ibérique: seule reste entre les mains de sa rivale la vallée du Guadalquivir dans laquelle les Carthaginois ont massé des troupes et attendent l'armée romaine. Après plusieurs jours d'attente du combat, Scipion donne des instructions à ses troupes pour qu'ils se tiennent près pour la bataille, un peu comme l'avait fait Hannibal pour la bataille de la Trébie

La bataille[modifier | modifier le code]

Le jour n'était pas encore bien clair quand Scipion lança toute sa cavalerie et ses troupes légères contre les postes puniques, puis après Scipion s'avança avec son infanterie lourde. Alerté par le bruit Hasdrubal Gisco lança toute sa cavalerie sur les cavaliers romains, puis sort du camp avec l'infanterie. Le combats depuis longtemps indécis entre les cavaliers, les cavaliers étaient repoussés par tour à tour ou à peu près - trouvaient dans leurs lignes d'infanterie un refuge sûr; mais dès qu'il n'y eut plus que cinq cents pas entre les lignes ennemies, Scipion, faisant sonner la retraite et ouvrir les rangs la cavalerie et l'infanterie légère romaines vont alors au centre et Scipion les divise en deux groupes puis les plaça en réserves derrière les ailes. Ensuite au moment venu il ordonne aux Espagnols de s'avancer posément et lui-même, de l'aile droite, - où il commandait - envoie dire à Silanus et à Marcius d'étendre leur aile vers la gauche comme ils le verraient s'étendre vers la droite, et d'engager, avec leurs fantassins et leurs cavaliers disponibles, la lutte contre l'ennemi, sans attendre. Les ailes s'étant ainsi étendues, leurs commandants conduisaient chacun, rapidement, contre l'ennemi, trois cohortes de fantassins et trois de cavaliers, augmentées de leurs vélites, les autres cohortes les suivant en formant une ligne oblique. Il y avait un rentrant au milieu, là où les Espagnols s'avançaient plus lentement et l'on se battait déjà aux ailes que la principale force de l'armée Carthaginoise - les vétérans carthaginois et les Africains - n'était pas encore arrivée à portée de trait, et n'osait courir aux deux ailes aider les combattants, de peur d'ouvrir le centre aux ennemis qui venaient face à elle. Les ailes eux se trouvaient dans un combats sur deux fronts : un où les cavaliers et les troupes légères les ayant enveloppées, les chargeaient de flanc et les cohortes les pressaient de face pour les couper du reste de leurs lignes.

La défaite carthaginoise[modifier | modifier le code]

C'est ainsi que des combats inégaux eurent lieu, surtout parce que la foule des Baléares et des recrues espagnoles se trouvait opposée aux soldats romains et latins; puis, le jour s'avançant déjà, les forces commençaient à manquer aux troupes d'Hasdrubal qui avaient été surprises par l'attaque de Scipion au matin et étaient partis en ligne sans rien n'avoir mangé, c'est ainsi que par fatigue, chaleur, faim soif les soldats d'Hasdrubal furent grandement éprouvés.

Finalement les Carthaginois reculèrent, tous en gardant leurs rangs, comme une ligne intacte cédant du terrain sur l'ordre de son chef. Mais les attaques des Romains furent si ardentes, qu'ils s'enfuirent tous en se dispersant. Mais au pied des collines, ils s'arrêtèrent et se remirent en ordre. Les Romains hésitèrent à escalader les collines, mais y portèrent résolument leurs enseignes. Les carthaginois s'enfuirent vers leurs retranchements.

Les Romains n'étaient pas loin des retranchements, quand ils furent arrêtés par une pluie violente, qui avait succédé à un soleil brûlant. Les Romains regagnèrent leur camp, dont certains avec le scrupule de ne rien avoir tenté ce jour-là. Les Carthaginois ne purent se reposer malgré la fatigue et leurs blessures, car la crainte d'une attaque des Romains leur fit renforcer le camp. Mais la défection de leurs alliés leur fit juger la fuite plus sûre que la résistance. Ensuite les Romains gagnèrent deux places fortes avec leurs garnisons, qui furent livrées par les commandants Carthaginois. Craignant qu'une fois les esprits portés à la défection, le mal ne s'étendît plus loin, Hasdrubal, dans le silence de la nuit suivante, leva le camp.

Malgré leurs infériorité numérique, les troupes de Scipion mettent l'armée ennemie en déroute grâce à une bonne stratégie et cette victoire décisive leur permet de rejeter les Carthaginois au-delà de la Méditerranée. Hasdrubal Gisco rentre en Afrique et Magon Barca fuit dans les Baléares, Scipion vient de parachever la conquête romaine de l'Hispanie.

Source[modifier | modifier le code]