Bataille des Grandes Plaines

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Bataille des Grandes Plaines
Informations générales
Date 203 av. J.-C.
Lieu Afrique du Nord
Issue Victoire romaine
Belligérants
Vexilloid of the Roman Empire.svg République romaine Carthage standard.svg Carthage et Numidie
Commandants
Scipion l'Africain
Massinissa
Caius Laelius
Hasdrubal Gisco
Syphax
Forces en présence
12.500 30 000
Pertes
faible plus de 4000
Deuxième Guerre punique
Batailles
219 av. J.-C.: Sagonte,
218 av. J.-C.: Cissa, Tessin, La Trébie,
217 av. J.-C.: Ebre, Lac Trasimène,
216 av. J.-C.: Cannes, Selva Litana, Nola (1re),
215 av. J.-C.: Cornus, Dertosa, Nola (2e),
214 av. J.-C.: Nola (3e),
212 av. J.-C.: Capoue (1re), Silarus, Herdonia(1re), Syracuse,
211 av. J.-C.: Bétis, Capoue (2e),
210 av. J.-C.: Herdonia (2e), Numistro,
209 av. J.-C.: Asculum, Carthagène,
208 av. J.-C.: Baecula,
207 av. J.-C.: Grumentum, Métaure,
206 av. J.-C.: Ilipa,
204 av. J.-C.: Crotone,
203 av. J.-C.: Utique, Grandes Plaines,
202 av. J.-C.: Zama
Coordonnées 37° 03′ 29″ N 10° 03′ 45″ E / 37.05794444, 10.06259722 ()37° 03′ 29″ Nord 10° 03′ 45″ Est / 37.05794444, 10.06259722 ()  

Géolocalisation sur la carte : Tunisie (relief)

(Voir situation sur carte : Tunisie (relief))
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille des Grandes Plaines.

La bataille des Grandes Plaines opposa en 203 av. J.-C. l'armée romaine de Scipion l'Africain (allié au prince numide Massinissa) à une force carthagino-numide. Les Carthaginois étaient dirigés par Hasdrubal Gisco et les Numides par Syphax. Scipion remporta la bataille ce qui obligea Carthage à rappeler Hannibal d'Italie.

Prélude et forces sur le terrain[modifier | modifier le code]

Le sénat carthaginois ne sut, pendant quelque temps, quel parti prendre pour faire face au danger romain. Certains sénateurs conseillèrent de recourir à une trêve, d'autres de rappeler Hannibal d'Italie, d'autres enfin de reprendre la lutte après avoir réorganisé l'armée et décidé Syphax à les rejoindre. Dès que le Sénat eut opté pour la lutte, Hasdrubal procéda au recrutement de volontaires un peu partout; d'Espagne, il reçut 4.000 Ibères; de Numidie carthaginoise, de nombreux cavaliers; Syphax le rejoignit à Souk el Arbâ avec une puissante armée.


Scipion et Masinissa, craignant d'être surpris et débordés par de telles forces évaluées à 30.000 hommes, décidèrent de prendre l'initiative de l'offensive. Légèrement équipés, ils partirent à marche forcée vers les lieux du cantonnement ennemi. Le combat débuta par quelques escarmouches sans effet réel sur les positions de chacun, puis chacun prit ses dispositions de bataille (mi Avril 203 av. J.C.)

La Bataille[modifier | modifier le code]

« L'aile droite fut constituée, dit, S. Gsell, par la cavalerie romaine, l'aile gauche par les cavaliers de Masinissa, Syphax et Hasdrubal formèrent leur centre avec les celtibères, leur aile gauche avec les numides, leur aile droite avec les carthaginois. Dès le premier choc, les numides cédèrent devant les cavaliers italiens et les carthaginois devant Masinissa. Ce fléchissement des ailes mit à découvert le centre qui résista vaillamment quelque temps, puis céda sous la poussée de l'infanterie.

La panique s'emparant du gros de la troupe occasionna un désordre total que les hommes de Masinissa et Scipion exploitèrent à fond. Hasdrubal se replia sur Carthage avec le reste de ses troupes et, Syphax sur son territoire très proche. Pendant que Masinissa et quelques officiers romains poursuivaient les troupes de Syphax, Scipion remontait vers le nord jusqu'à Tunis où il s'établit... » Source : S. Gsell, Histoire ancienne de l’Afrique du Nord.

Conséquense[modifier | modifier le code]

Cette défaite appelée « le Désastre des Grandes plaines » inquiéta profondément le Sénat carthaginois. Après de mûres réflexions, il décida de faire appel à Hannibal, d'armer une flotte nombreuse, qui empêcherait l'approvisionnement de l'ennemi par mer, et de renforcer les fortifications de la ville. En attendant que Hannibal débarquât avec ses troupes d'Italie, la flotte s'avança vers Utique. Le général romain, averti de cette opération, fit d'une partie de sa flotte une véritable muraille dans le port, protégeant à la fois l'accès et les autres navires.

Les carthaginois s'y attaquèrent avec une telle violence que les romains perdirent en peu de temps plusieurs embarcations, en fin de journée, 60 navires furent pris et remorqués vers Carthage.


Sources[modifier | modifier le code]

Source : S. Gsell, Histoire ancienne de l’Afrique du Nord