Bancor

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Le bancor est une proposition d'étalon monétaire international.

À l'occasion du sommet de Bretton Woods en 1944, deux plans de création de système monétaire international s'affrontent. Il s'agit, d'une part, du plan de Harry Dexter White qui rétablit le Gold Exchange Standard et, d'autre part, du plan de John Maynard Keynes. Ce dernier, reprenant une analyse[1] de E. F. Schumacher, propose la création d'une Union internationale de compensation et d'une monnaie supranationale, le bancor, à laquelle les monnaies auraient été rattachées.

Une des principales motivations du projet bancor était de pacifier les relations économiques entre nations en évitant des déséquilibres importants des balances extérieures.

Le bancor perdit face à la puissance américaine d'après guerre.

Principes[modifier | modifier le code]

Le bancor sert d'unité de compte aux échanges internationaux. La parité fixe des devises nationales par rapport au bancor est révisable annuellement. Les banques centrales achèteront ou vendront leurs devises nationales pour régler le débit ou crédit de leur compte à la chambre de compensation du système, auprès de laquelle chacune dispose d'un découvert exprimé en bancors pour un montant initial équivalent à la somme moyenne des importations et exportations du pays au cours des trois années précédent la mise en place du système. Annuellement la balance extérieure de chaque pays est évaluée et tout déséquilibre est financièrement pénalisé selon un barème. Et si le déséquilibre dépasse un certaine limite la devise est réajustée : réévaluation en cas de déséquilibre exportateur, dévaluation en cas de déséquilibre importateur. Notons enfin qu'il était prévu une parité fixe entre d'une part le bancor et les devises et d'autre part le bancor et l'or. Cependant si les banques centrales peuvent acheter du bancor avec de l'or, elles ne peuvent échanger du bancor contre de l'or (il y aurait donc eu accumulation progressive d'or par la chambre de compensation) [2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. E. F. Schumacher, Multilateral Clearing Economica, New Series, Vol. 10, No. 38 (May, 1943), pp. 150-165
  2. "Le capitalisme à l'agonie", Paul Jorion, Fayard, 2011, ISBN978-2-213-65488-1, p. 170 à 172.

Lien externe[modifier | modifier le code]