Ban Zhao

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Ban Zhao

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Ban Zhao (gravure du XVIIIe siècle)

Naissance vers 48
Décès vers 117
Langue d'écriture chinois
Genres histoire

Œuvres principales

Nü jie

Ban Zhao (chinois 班昭, pinyin Bān Zhāo, Wade-Giles Pan Chao, EFEO Pan Pan Tchao), née à Anling en 45, morte au Shaanxi en 116, ou Ban Ji (prénom social Huiban (惠班) ou Vénérable Madame Cao (曹大家)), était une historienne et écrivain chinoise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ban Zhao est la fille de l'historien Ban Biao, auteur de l'Histoire des Han antérieurs, et la petite sœur du général Ban Chao et de l'historien Ban Gu, continuateur de l'œuvre de son père. Elle finit l'ouvrage après la mort de son frère. Elle a aussi exercé la fonction de préceptrice des dames du palais. Sa réputation lui a valu d'avoir aussi des élèves masculins, dont Ma Rong (en) (79-166)[1].

Ban Zhao se maria avec Cao Shishu à l'âge de 14 ans, mais son mari meurt alors qu'elle est encore jeune. Ban Zhao ne s'est jamais remariée[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Sous la direction de son frère Ban Gu, Ban Zhao est chargée de rédiger une liste des phénomènes célestes de l'Histoire des Han antérieurs, ainsi que des tableaux chronologiques, tâches relativement mineures. Après la mort de son frère, elle entreprend la rédaction d'un véritable traité, consacré à l'astronomie[3].

Ban Zhao est l'auteur d'un livre de morale pour les femmes, le Nü jie (en) (Préceptes des femmes). Elle y recommande l'humilité pour les femmes, tout en demandant une égalité dans l'éducation et au sein du couple[1]. Les préceptes que l'on y trouve sont toutefois destinés à faire comprendre aux femmes qu'elles sont inférieures aux hommes et qu'elles doivent leur être soumises, conformément à la doctrine confucéenne. Pour Robert van Gulik, il s'agit de « l'un des livres les plus bigots de la littérature chinoise »[2]. Bien que le contenu de l'ouvrage soit conforme à l'orthodoxie confucéenne, il était cependant loin de correspondre à la situation de la femme dans la Chine du temps de Ban Zhao[4].

Ban Zhao est en outre auteur d'autres textes, dont le Wenxuan n'a conservé qu'une partie[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c André Lévy (dir.), Dictionnaire de littérature chinoise, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », 1994, rééd. 2000, p. 14-15.
  2. a et b Van Gulik 1971, p. 133-134
  3. Elisseeff 1988, p. 131
  4. Van Gulik 1971, p. 140

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Danielle Elisseeff, La Femme au temps des empereurs de Chine, Stock, 1988.
  • Robert van Gulik, La Vie sexuelle dans la Chine ancienne, trad. Louis Évrard, Gallimard, « Tel », 1971.
    Traduction du Nü jie pages 135-140

Liens externes[modifier | modifier le code]