Liu Xiang (lettré)

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Liu Xiang

Description de l'image  Liu Xiang (Han scholar).PNG.
Activités écrivain, bibliothécaire
Naissance 77 avant J.-C.
Décès 6 avant J.-C.
Langue d'écriture chinois

Œuvres principales

Neuf Lamentations (dans les Chants de Chu)

Liu Xiang (chinois traditionnel 劉向, chinois simplifié 刘向, pinyin Liú Xiàng, Wade-Giles Liu Hsiang), né en 77 et mort en 6 av. J.-C., né Liu Gengsheng (劉更生), de prénom social Zizheng (子政), était un célèbre érudit confucéen de la dynastie Han. Il naquit à Xuzhou et était parent avec Liu Bang, fondateur de la dynastie Han. Son fils, Liu Xin, développa le système astronomique de la « Triple concordance ».

Liu compila le premier catalogue de la bibliothèque impériale et fut le premier éditeur du Shan Hai Jing, achevé par son fils. Il rassembla de nombreux récits de l'antiquité dans le Zhan Guo Ce, le Xinxu (新序, « Nouvelles préfaces »), le Shuoyuan (說苑, « Jardin des histoires »), le Lienü zhuan, et probablement le Liexian Zhuan.

En 26 av. J.-C., il reçut de l'empereur Han Cheng di l'ordre de réorganiser la bibliothèque impériale, jusque alors négligée. Il fut aidé dans ce travail par Liu Xin, qui le termina après le décès de son père. Les Liu devinrent ainsi, dans l'histoire culturelle des Han, la famille la plus célèbre après Sima Tan et Sima Qian. On leur attribue la création des formes canoniques des classiques chinois, restée sans équivalent jusqu'à la découverte de Guodian en 1993.

Liu Xiang est le premier compilateur des Chants de Chu[1]. Il y a fait figurer l'un de ses poèmes, les Neuf Lamentations, qui imite le Li sao de Qu Yuan. À l'instar de ce dernier, il s'y plaint de l'injustice et de la corruption du monde. Ce n'est toutefois pas sans sincérité, puisque Liu Xiang a connu un certain nombre de déboires : une expérience alchimique de fabrication d'or, destinée à s'attirer les faveurs de l'empereur Xuan, a coûté une fortune à sa famille sans résultats ; sous l'empereur Yuan, successeur de Xuan, l'opposition de Liu Xiang au pouvoir des eunuques lui vaut un court emprisonnement[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Pimpaneau, Chine. Histoire de la littérature, 1989, rééd. 2004, Philippe Picquier, p. 44.
  2. Jacques Pimpaneau, Chine. Histoire de la littérature, p. 64.

Lien externe[modifier | modifier le code]