Abbaye de Kappel

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Abbaye de Kappel
Image illustrative de l'article Abbaye de Kappel
Vue générale de l'abbaye

Nom local Cappel
Diocèse (au Moyen-Âge) Constance
(aujourd'hui) Coire
Patronage Sainte-Marie
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCCCLXXII (472)[1]
Fondation 29 juin 1185[2]
Début construction 1209
Dissolution 1527
Abbaye-mère Abbaye d'Hauterive
Lignée de Abbaye de Clairvaux
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Cisterciens
Période ou style
Protection Bien culturel d'importance nationale[3]

Coordonnées 47° 13′ 38″ N 8° 31′ 30″ E / 47.227180945391, 8.525049984455147° 13′ 38″ Nord 8° 31′ 30″ Est / 47.227180945391, 8.5250499844551  [4]
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Ancienne province Évêché de Constance
Canton Zurich
District Affoltern
Commune Kappel am Albis
Site http://www.klosterkappel.ch

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Abbaye de Kappel

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(Voir situation sur carte : canton de Zurich)
Abbaye de Kappel

L'abbaye de Kappel est une ancienne abbaye cistercienne fondée en 1185 à Kappel am Albis, fermée par la Réforme protestante et aujourd'hui utilisée comme centre de formation par l'Église évangélique réformée du canton de Zurich (de).

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Kappel est fondée en 1185 par des moines de l'abbaye d'Hauterive, eux-mêmes invités à venir s'y établir par les barons d'Eschenbach. Dès sa fondation, l'abbaye est approuvée par l'évêque de Constance Hermann von Friedingen (de)[5].

Prospérité[modifier | modifier le code]

Façade de l'abbatiale.

L'abbaye se voit octroyer plusieurs privilèges, notamment de la part de plusieurs des empereurs et du pape Innocent III, mais surtout des seigneurs locaux. Ainsi pourvue en encouragée, elle acquiert un grand rayonnement spirituel et une grande richesse matérielle, cette dernière tournée en particulier vers la viticulture (près de Zoug et à Wollishofen)[5].

Les guerres et destructions[modifier | modifier le code]

À partir de la seconde moitié du XIVe siècle, cette prospérité s'effrite ; la guerre de Zurich, au milieu du XVe siècle, contraint les moines à se réfugier dans cette ville alors que les troupes des autres cantons pillent leur abbaye ; un incendie ravage les bâtiments en 1493[5].

La fin de l'abbaye[modifier | modifier le code]

L'abbaye en 1741.

Quand la Réforme d'Ulrich Zwingli est prêchée à partir de 1516, les abbayes catholiques sont menacés de fermeture. Celle-ci intervient en 1527, et l'abbaye devient propriété de la ville de Zurich, qui le gère comme un domaine foncier. À partir de 1834, l'ancien monastère abrite des institutions sociales ; en 1983, l'abbaye redevient une institution religieuse, rachetée par l'Église évangélique réformée du canton de Zurich (de)[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne,‎ 1877, 491 p. (lire en ligne), p. 277.
  2. (it) « Cappel », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 18 février 2014).
  3. Liste des monuments, ensembles et sites archéologiques d’importance nationale, Berne, Office fédéral de la culture,‎ 2012, 228 p. (lire en ligne), p. 215.
  4. « Kloster Kappel », sur http://www.eseta.cz/, Accommodation, Gastronomy, Corporate events,‎ 2008 (consulté le 18 février 2014).
  5. a, b, c et d « L'Abbaye de Kappel » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne..

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]