Étienne Noël Damilaville

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Étienne Noël Damilaville, né à Bordeaux le 21 novembre 1723 et mort le 13 décembre 1768, est un homme de lettres français, ami de Voltaire et de Diderot.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Relations avec Voltaire

Ancien officier, devenu premier commis au bureau du Vingtième, Damilaville fut l’un des correspondants les plus assidus de Voltaire : on connaît à l’heure actuelle 540 lettres échelonnées sur une huitaine d’années, ce qui le range dans le groupe des privilégiés, et mieux encore dans celui des « frères ». Cette fraternité, encore mal connue dans son ensemble, désigne les rares correspondants entièrement dévoués à Voltaire et dont celui-ci reconnaît la parenté intellectuelle.

Damilaville entre en relations épistolaires avec Voltaire en 1760. La correspondance intense, un peu réservée au départ, s'enhardit rapidement pour prend corps. Damilaville, avec Jean le Rond D'Alembert et Nicolas-Claude Thiériot, est l’un des meilleurs informateurs de Voltaire : nouvelles publications, informations parisiennes, le tout empreint d'une ferveur philosophique qui séduit le maître de Ferney. Celui-ci se sert volontiers de la franchise postale du Vingtième pour échapper à d’éventuelles indiscrétions de la poste ordinaire.

Ainsi Damilaville facilite les échanges avec d’autres alliés tels que Denis Diderot. De son côté, Voltaire lui confie ses émois à propos des affaires Calas, La Barre, Sirven et autres, il lui parle de ses plans, de ses campagnes en ne ménageant pas ses adversaires, lui adresse ses écrits philosophiques, parus ou à paraître, et le prie d’en assurer l’impression. Voltaire relit ses Honnêtetés théologiques et les intègre dans les Pièces relatives à Bélisaire, l’accueille à Ferney en 1765 : Damilaville y reste un mois.

[modifier] Relations avec Diderot et d'Holbach

Ami de Denis Diderot, il a contribué à l’Encyclopédie qui lui doit ses articles « paix », « vingtième » et « population ».

Damilaville pourrait être l'auteur du Christianisme dévoilé, publié sous le nom de Boulanger et actuellement attribué à d'Holbach[1].

Par ailleurs, au sein du groupe constitué autour du baron d’Holbach, Étienne Noël Damilaville a joué un rôle qui n'a pas encore été éclairci : on lui a attribué, à tort, Le christianisme dévoilé et l’Essai sur les préjugés. C'est dire assez que le personnage mérite sa place au sein du combat philosophique de pointe et l'on peut dire que sur le plan de la pensée antireligieuse, Damilaville va bien au-delà des options de Voltaire. Ces divergences n’empêchent pas les deux hommes d’unir leurs efforts au plus chaud de la campagne contre l’Infâme. La mort prématurée de Damilaville prive Voltaire de l’un de ses plus ardents compagnons de lutte.

[modifier] Publications

[modifier] Notes et références

  1. Sur cette controverse, voir Olivier Bloch, Geneviève Artigas-Menant, Voltaire et les manuscrits philosophiques clandestins, Sorbonne, Paris, 2008 (ISBN 9782840506089) , p. 127.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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