Élections législatives régionales de 2009 dans le Brandebourg
Les élections législatives régionales de 2009 dans le Brandebourg (Landtagswahl in Brandenburg 2009) se sont déroulées le 27 septembre 2009 dans le Land allemand du Brandebourg, afin d'élire les 88 membres de la 5e législature du Landtag.
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[modifier] Contexte
Depuis la réunification allemande de 1990, le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) gouverne le Land, seul ou en coalition.
Aux élections du 19 septembre 2004, le ministre-président social-démocrate Matthias Platzeck avait réussi à maintenir le SPD comme première force régionale, malgré un recul de sept points. Sa partenaire de coalition, l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), avait connu une chute similaire et cédé sa place de deuxième parti du Land au Parti du socialisme démocratique (PDS), désormais appelé Die Linke. En outre, le parti d'extrême-droite de l'Union populaire allemande (DVU) avait créé l'événement en entrant au Landtag après avoir obtenu 6 % des voix. SPD et CDU s'étaient alors mis d'accord pour reconduire la grande coalition qu'ils avaient formée cinq ans plus tôt.
Au cours de la législature, la fédération régionale de la CDU avait changé deux fois de président. Lors du congrès régional de janvier 2007, Jörg Schönbohm, chef du parti depuis 1998 et ministre régional de l'Intérieur, avait choisi de ne pas se représenter. Son remplaçant, le ministre régional de l'Économie, Ulrich Junghanns, élu avec à peine deux voix d'avance, a cependant démissionné en octobre 2008, du fait des mauvais résultats de la CDU aux élections municipales. Il a alors été remplacé par Johanna Wanka, ministre régionale de la Recherche. De son côté, Platzeck avait été élu président fédéral du SPD en novembre 2005, renonçant au bout de six mois pour des problèmes de santé qui n'ont pas affecté sa position régionale.
[modifier] Mode de scrutin
Le Landtag du Brandebourg comprend au moins quatre-vingt huit députés, élus pour cinq ans, depuis 1994. Lors du scrutin, le Land est divisé en quarante-quatre circonscriptions, élisant chacune un député, et chaque parti ou association d'électeurs présente, au niveau régional, une liste de quatre-vingt huit candidats. Le jour de l'élection, chaque électeur a deux voix : la première pour sa circonscription, dans le cadre d'un scrutin uninominal majoritaire à un tour, et la deuxième pour une liste régionale.
À l'issue du vote, la totalité des sièges est répartie à la proportionnelle suivant le quotient de Hare, en fonction des scores obtenus par les listes régionales qui ont recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés. En ce qui concerne les partis ayant remporté des circonscriptions, ils comblent les sièges qui leur sont attribués en priorité avec leurs députés élus au scrutin uninominal, les sièges non-pourvus l'étant par les candidats de leurs listes. Si un parti obtient plus d'élus dans les circonscriptions que la répartition totale ne lui en donne, il les conserve et la taille du Landtag sera augmentée afin de respecter la proportionnalité. De ce fait donc, les autres partis recevront aussi des sièges supplémentaires.
Enfin, le seuil de 5 % ne s'applique pas pour les partis représentant la minorité sorabe, même s'il n'y en a actuellement aucun dans le Brandebourg.
[modifier] Principaux partis et chefs de file
| Parti | Chef de file | Résultat de 2004 | |
|---|---|---|---|
| Parti social-démocrate d'Allemagne Sozialdemokratische Partei Deutschlands |
Matthias Platzeck (Ministre-président) |
33 députés 31,9 % des voix |
|
| Die Linke | Kerstin Kaiser | 29 députés 27,9 % des voix |
|
| Union chrétienne-démocrate d'Allemagne Christlich Demokratische Union Deutschlands |
Johanna Wanka (Ministre de la Science) |
20 députés 19,4 % des voix |
|
| Union populaire allemande Deutsche Volksunion |
Liane Hesselbarth | 6 députés 6 % des voix |
|
| Alliance 90 / Les Verts Bündnis 90/Die Grünen |
Marie Luise von Halem et Axel Vogel |
0 députés 3,6 % des voix |
|
| Parti libéral-démocrate Freie Demokratische Partei |
Hans-Peter Goetz | 0 députés 3,3 % des voix |
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[modifier] Campagne
[modifier] Sondage
| Institut | Date | CDU | SPD | Verts | FDP | Die Linke |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Forschungsgruppe Wahlen | 09.09.2009 | 22 % | 32 % | 5 % | 7 % | 27 % |
| Infratest | 12.05.2009 | 21 % | 34 % | 4 % | 7 % | 28 % |
| Infratest | 09.09.2009 | 22 % | 31 % | 4 % | 7 % | 28 % |
| Infratest | 12.05.2009 | 22 % | 34 % | 5 % | 6 % | 27 % |
| GESS | 03.04.2009 | 21 % | 34 % | 5 % | 7 % | 25 % |
| Infratest | 05.03.2009 | 22 % | 35 % | 5 % | 6 % | 26 % |
| Dernières élections | 19.09.2004 | 19,4 % | 31,9 % | 3,6 % | 3,3 % | 28,0 % |
[modifier] Résultats
[modifier] Scores
| Parti | 2e voix | % | +/- | Sièges | +/- | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) | 458 825 | 33,05 % | +1,14 | 31 | -2 | |
| Die Linke | 377 084 | 27,15 % | -0,81 | 26 | -3 | |
| Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) | 274 774 | 19,79 % | +0,36 | 19 | -1 | |
| Parti libéral-démocrate (FDP) | 100 042 | 7,20 % | +3,87 | 7 | +7 | |
| Alliance 90 / Les Verts (Grünen) | 78 368 | 5,64 % | +2,04 | 5 | +5 | |
| Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD) | 35 401 | 2,55 % | n/a | 0 | ± | |
| Union populaire allemande (DVU) | 16 380 | 1,18 % | -4,90 | 0 | -6 | |
| TOTAL (participation : 67,46%) | 1 340 874 | 96,56 % | n/a | 88 | n/a | |
[modifier] Analyse
Peu de changements du côté des grands partis, dans ce Land acquis aux sociaux-démocrates depuis sa recréation en 1990. La gauche maintient une emprise très forte en remportant plus de 65 % des voix, l'Alliance 90 / Les Verts parvenant de justesse à faire son retour au Landtag. À droite, la progression notable du Parti libéral-démocrate (FDP) ne permet de masquer la stabilité de la CDU, qui ne parvient pas à retrouver son rang de deuxième force politique régionale. À noter également que l'effondrement de l'Union populaire allemande (DVU) profite à son concurrent d'extrême-droite, le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD), qui réussit à devancer celle-ci sans pour autant que ce courant politique ne maintienne sa représentation parlementaire.
[modifier] Conséquences
Bien que la grande coalition, au pouvoir depuis 1999, ait conservé la majorité absolue au Landtag, le ministre-président sortant, Matthias Platzeck, a fait le choix de se tourner vers Die Linke, afin de former une coalition rouge-rouge disposant d'une assise parlementaire encore plus large, une situation assez rare puisque SPD et CDU sont les deux partis dominants de la vie politique allemande.