Zaya Pandita

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Zaya Pandita
Zaja2.jpg

Statue de Zaya Pandita à Elista, en Kalmoukie.

Biographie
Naissance
Décès
Activité

Zaya Pandita Oktorguindalai (du mongol oïrate : Зая Бандид Огторгуйндалай, littéralement : Novice Zaya, océan céleste), également Зая Пандит (Zaya Pandit) en khalkha mongol cyrillique : Зая бандид Намхайжамц, Zaya bandid Namkhaijamts ; en tibétain : ཛ་ཡ་པན་དི་ཏ་, Wylie : dza ya pan di ta, THL : dzaya pen di ta ou tibétain : ནམྨཁའི་རྒྱྨཚོ, Wylie : nam-mkha'i rgya-mtsho, THL : nammakhé rgymatso ou Namkha Gyatso, signifiant en tibétain, océan céleste, parfois retranscrit Namkhaidjamtso, 1599 — 1662), est un bikkhu et lama oïrat qui créa le todo bitchig, écriture tirée du Mongol bitchig (écriture traditionnelle mongole) et adaptée à l'oïrate littéraire, la rapprochant ainsi de la langue parlée et en lui permettant de retranscrire le tibétain et le sanskrit[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Zaya Pandita était le cinquième fils de Baibagas Khan, un prince khoshuud-oïrat du Khanat qoshot, convertit au bouddhisme au XVIIe siècle. Baba Khan choisit Zaya pour devenir un moine « bandi » (signifiant « novice »).

En 1615, Zaya se rend à Lhassa, au Tibet où il étudie le bouddhisme comme disciple du 4e Panchen-lama, Lobsang Chökyi Gyalsten.

En 1638, le Panchen-lama envoie Zaya Pandita en mission pour enseigner le bouddhisme aux tribus mongoles.

En 1616, la guerre entre les Khalkhas et les Tchoros fait fuir ces derniers en Dzoungarie[2]. En 1640, Zaya Pandita aide Erdeni Baatar (mongol : ᠪᠠᠭᠠᠲᠤᠷ
ᠬᠣᠨ
ᠲᠠᠶᠢᠵᠢ
 ; mongol : Баатар хунтайж ; ISO-9 : Baatar khuntaij), Khong Tayiji de la tribu Tchoros-Oïrat, dans le rassemblement d'une conférence des tribus mongoles réunissant les Oïrat et les Khalkhas. Le but de la conférence, après , est d'encourager l'unification mongole contre les ennemis extérieurs potentiels, tels que les Hans, les Mandchous, et les Russes, et de gérer les problèmes internes pacifiquement. Il ressort de cette conférence un code, qui fournit une protection des agressions extérieures aux Oïrats et Khalkhas et garantie la libre circulation des personnes à travers les terres mongoles. Les Qoshots-Oïrats s'associeront cependant au XVIIIe siècle avec les Mandchous et les Khalkhas contre les Dzoungars-Oïrats.

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Oirat Vocabulary of Poetical Names [Ойратский словарь поэтических выражений]. Facscimile ed., transliteration, introduction, translation from Oirat into Russian, dictionary with notes, appendices by N.S. Yakhontova. Moscow, Vostochnaya Literatura Publishers, 2010. 615 p. (Pamyatniki pismennosti Vostoka, СХХ)[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir page 170 in History of Civilizations of Central Asia: Volume V, Bai Cuiqin, Unesco, 2003
  2. René Grousset, « L'Empire des steppes »,‎
  3. [1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Johan Elverskog, Biographies of Eminent Mongol Buddhist, PIATS 2006, Tibetan Studies, Proceedings of the Eleventh Seminar of the International Association for Tibetan Studies, Königswinter 2006, Halle (Saale) : International Institute for Tibetan and Buddhist Studies GmbH (Beiträge zur Zentralasiatischenforschung ; 15) [compte-rendu]
  • Junko Miyawaki-Okada, « Historical Importance of the Biography of Zaya Pandita. Altai Hakpo », The Altaic Society of Korea, 15, p. 113-127, 2005 [PDF] [compte-rendu]
  • Halkovic, Jr., Stephen A. The Mongols of the West, Indiana University Uralic and Altaic Series, Volume 148, Larry Moses, Editor, Research Institute for Inner Asian Studies, Indiana University, Bloomington, 1985.