Yves de Boisboissel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Yves de Boisboissel
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Parentèle
Jacques Libman (grand-père maternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Yves de Boisboissel, né le à Paris et mort le (à 73 ans) dans la même ville, est un général des troupes coloniales françaises[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de la noblesse bretonne (sa famille possédait le château de Pélem à Saint-Nicolas-du-Pélem), il prépare l'École navale, au Collège Saint-Charles à Saint-Brieuc. Admissible deux années de suite, il échoue de très peu[2]. Il fait l'École d'hydrographie du Havre où il obtient son brevet supérieur de capitaine au long cours[1] puis embarque sur un voilier pour y faire un tour du monde. Il intègre ensuite l'école spéciale militaire de Saint-Cyr dont il sort 8e en 1909[1]. Il est alors affecté au 22e régiment d'infanterie coloniale à Hyères (Var) puis en 1913 à un bataillon de tirailleurs sénégalais à Tombouctou comme officier méhariste[1]. Il participe à la colonne de Oualata. Entre 1914 et 1916, il est de nouveau en poste au Maroc, où il est nommé capitaine à l’état-major du général Lyautey[1]. En 1917, il combat sur le front en France où il obtient deux citations[1]. Après guerre, il retourne au Maroc jusqu’en 1921. Après un passage à l'École supérieure de guerre, il devient chef d’état-major de la région marocaine de Meknès. En 1930, il est nommé lieutenant-colonel, devient membre du Conseil supérieur de la guerre et participe à l'organisation de l'Exposition coloniale internationale de 1931[1]. Nommé chef d’état-major en Afrique-Occidentale française l'année suivante, il devient colonel en 1933. En 1935, il est réaffecté à un commandement à Paris et est en 1937 auditeur au Centre des hautes études militaires. Il part en Indochine où, de 1938 à 1941, il commande la division de Cochinchine-Cambodge[1]. En 1941, il est affecté en Algérie d'abord comme adjoint puis comme commandant de la 19e région militaire. En 1944, il prend le commandement des troupes à Dakar. Son implication dans le massacre de Thiaroye (le ) ne lui vaudra aucune poursuite. Il quitte le service actif le avec le grade de général de corps d'armée.

Élu non résident à l'Académie des sciences d'outre-mer en janvier 1950, il en devient membre titulaire en juillet 1953. Il est l'un des fondateurs de la Société de géographie commerciale de Paris.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Peaux noires, cœurs blancs, Impr. et libraire universelle L. Fournier, Paris, 1931, 131 p.
  • Dans l'ombre de Lyautey, A. Bonne éditeur, Paris, 1953, 367 p.
  • Un Baroudeur : le capitaine Georges Mangin : 1873-1908, Peyronnet, Paris , 1954, 161 p.
  • Bretagne, ma mère bien-aimée, Peyronnet, Paris , 1955, 127 p.
  • Le Dernier Avocat général au Parlement de Bretagne : Hippolyte Loz de Beaucours: 1746-1830, Peyronnet, Paris, 1955, 303 pages
  • Le Naufrage de La Méduse et ses suites militaires, Dakar, Revue internationale d’histoire militaire, , 23 p., in-8°. — Extrait de la Revue internationale d’histoire militaire (1956, p. 64-86).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry de Boisboissel, Général Yves de Boisboissel des troupes coloniales L'Harmattan, Paris, 2002, 224 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Académie des sciences d'outre-mer, « Boisboissel, Yves de », sur www.academieoutremer.fr/ (consulté le 31 décembre 2013)
  2. Henry de Boisboissel, « Bbibliographie d'Yves de Boisboissel par son fils Henry de Boisboissel »