Yoshijiro Urushibara

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Yoshijiro Urushibara
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Tokyo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 63 ans)
JaponVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
漆原木虫Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Yoshijiro Urushibara, né le à Tokyo et mort le au Japon, est un graveur sur bois japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Yoshijiro Urushibara vient au monde dans le quartier de Shiba à Tokyo ; il est le quatrième fils de la famille ; deux de ses frères aînés sont graveurs sur bois.

Dans le courant de la décennie 1900-1910, il devient lui-même graveur à l'imprimerie Shimbi Shoin de Tokyo. Il est envoyé à Londres en 1908 avec d'autres artistes et artisans japonais pour participer à la préparation de l'exposition anglo-japonaise qui se tint du au dans le quartier de White City ; cette exposition avait pour but de donner une image positive du Japon et de promouvoir les arts et techniques japonais. Après l'exposition, il ne retourne pas au Japon.

En , il part en France et séjourne jusqu'en 1912 à Paris, où il aide des artistes comme Prosper-Alphonse Isaac et Jules Chadel à maîtriser les techniques de l'estampe japonaise[1].

De retour à Londres, il travaille au British Museum, où il s'occupe de restaurer des œuvres japonaises et chinoises. À partir de 1917-1918, il se consacre à son œuvre de graveur et collabore notamment avec Frank Brangwyn ; il grave d'après de nombreux dessins de ce dernier[2]. C'est à cette époque qu'il prend le pseudonyme de Mokuchu.

Il revient à plusieurs reprises en France. En 1921, il obtient une mention honorable au Salon des artistes français. Le , il est nommé officier d'académie par le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts, Édouard Herriot.

Il se marie en 1928 avec Takae Kojima ; ils ont eu deux enfants, une fille, Hideko (1929-2002), et un garçon, Ichiro (né en 1930).

À partir de 1931, il collabore à une revue, The Colour Print Club Journal fondée par William Giles[3], qui repose sur une association d'artistes[4] tels que Sydney Lee (en), William Monk (en), Allen W. Seaby (en), et Émile Antoine Verpilleux (en).

En , en prévision de l'entrée en guerre du Japon, il quitte l'Angleterre et arrive à Yokohama le , en passant par l'Irlande, les États-Unis et le canal de Panama.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Le Stum, « Une leçon japonaise : la gravure sur bois en couleurs en France, 1889-1939 », Ebisu, 51, 2014 (lire en ligne).
  2. (en) Hilary Chapman, « Yoshijiro Ushibara and Frank Brangwyn: A Question of Size », Print Quarterly, vol. XXXIII, no 1, mars 2016.
  3. (en) « William Giles », base artistes British Museum.
  4. (en) E. A. Verpilleux, Catalogue Open Library.
  5. Site du musée.
  6. Site du musée.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Helen Merritt, Nanako Yamada, Guide to Modern Japanese Woodblock Prints: 1900-1975, University of Hawaii Press, 1995. (ISBN 082481732X)

Liens externes[modifier | modifier le code]