Jules Chadel

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Jules Chadel
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activités
Entrée de la ria du Port-Rhu, vue de Tréboul (estampe, 1922)

Jules Chadel, né le 10 juin 1870 à Clermont-Ferrand et mort le 16 décembre 1941 à Paris, est un peintre, dessinateur et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Louis Chadel est le fils d'un ébéniste originaire d'Allanche, dans le Cantal, Jean-Pierre Chadel, et de Légère Hautier, d'une famille de La Tour-d'Auvergne. Il naît au 44 de la rue Fontgiève, qui était alors un quartier d'artisans. Il étudie la sculpture à l'École des beaux-arts de Clermont-Ferrand.

Il s'installe à Paris en 1893. Il s'inscrit à l'École des arts décoratifs. Pour subvenir à ses besoins, il travaille comme sculpteur sur pierre sur des chantiers.

Il épouse en 1903 à Saint-Mandé Julia Couillé, qui lui donne un fils, Jean, né en 1904.

Il entre dans l'atelier du joaillier Georges Le Turq, où il dessine des bijoux. Il est embauché en 1904 par le joaillier Henri Vever. C'est chez lui qu'il découvre l'art japonais, qui va le marquer profondément ; il est influencé par Prosper-Alphonse Isaac et surtout Yoshijiro Urushibara, auprès duquel il se forme en 1911[1].

Il reçoit la Légion d'honneur en 1927.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Beaucoup de ses œuvres sont conservées au musée d'art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand[2] ainsi qu'au musée des beaux-arts de Nancy. Ces œuvres sont de natures très diverses car il maîtrise beaucoup de techniques : estampe, dessin, illustration de livre, reliure, projet de création de bijoux ou de ferronneries, etc. Que ce soit pour le dessin ou pour la gravure sur bois, l'influence japonaise prédomine.

Comme paysagiste, il représente surtout son Auvergne natale et la Bretagne, notamment les environs de Douarnenez.

  • Dessin de l'épée d'honneur offerte au maréchal Foch par la ville de Paris en 1919 ; l'épée a été réalisée sur ce modèle par la maison maison Vever.
  • Projet de couverture pour La Vague, par le compositeur Olivier Métra, Le Moine éditeur (vers 1897), crayon, aquarelle et gouache sur papier calque (42 × 30,5 cm), Musée d'Orsay, Paris[3].
  • Les deux Hercules forains à Paris, 1894, encre, aquarelle, gouache et pastel, musée des beaux-arts de Limoges[4].
  • Douarnenez, gravure sur bois imprimée en couleurs, à l’eau, 1930, Musée départemental breton, Quimper[5].
  • Illustration de plusieurs ouvrages pour des sociétés de bibliophilie (bois gravés par Jules Chadel, impression des bois par Yoshijiro Urushibara) : Quelques fables de La Fontaine, Paris, Les cent Bibliophiles, 1927 ; Maurice de Guérin, Le Centaure et la Bacchante, Paris, Le livre contemporain, 1931 ; Évangile selon saint Luc, Châtenay-Malabry, Pro Amicis, 1932.

Expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur les rapports entre l'artiste japonais et Chadel, voir Philippe Le Stum, « Une leçon japonaise : la gravure sur bois en couleurs en France, 1889-1939 », Ebisu, 51, 2014 (en ligne).
  2. Au total environ 200 œuvres.
  3. Projet de couverture pour La Vague en ligne sur musee-orsay.fr.
  4. Répertoire des arts du spectacle.
  5. Reproduction.
  6. « Exposition Jules Chadel au musée d'art Roger-Quilliot : un artiste clermontois méconnu », La Montagne, 19 novembre 2015, p. 19 (en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Deshairs, « Les dessins de Jules Chadel », Art et Décoration, novembre 1922, p. 133.
  • Nathalie Roux, Amandine Royer, Évelyne Possémé et al., Nature & mouvement : Jules Chadel (1870-1941), dessins et gravures, catalogue de l'exposition de Clermont-Ferrand, Paris, Gourcuff Gradenigo, 2015, 127 p., ill. (ISBN 978-2-35340-231-1)

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