Xavier Guichard

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Xavier Guichard
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Xavier Guichard dans les années 1900 - 1910
Naissance
Paris 6e
Décès (à 76 ans)
Paris 13e
Nationalité Drapeau de la France France
Profession

Xavier Guichard, né le 5 juillet 1870 à Paris et mort le 21 mars 1947 à Paris[1] est un commissaire de police, Chef de la Sûreté et directeur de la Police Judiciaire, mais aussi archéologue et écrivain.

Biographie[modifier | modifier le code]

À 18 ans il s'engagea volontairement dans l'Infanterie de Marine et eut l'occasion de voyager jusqu'en Nouvelle Calédonie[2].

Il entra à la Préfecture de Police de Paris le 1er décembre 1892, devint Officier de Paix en 1900 puis commissaire de police et chef de la brigade mobile de la Sûreté parisienne en 1903. En juin 1907 il prit la direction de la troisième brigade de recherches dite "des anarchistes". Le 1er janvier 1912 il prend ses fonctions comme chef de la Sûreté.

C'est lui qui arrêta Jules Bonnot en 1912 et il a été mêlé à l'affaire Philippe Daudet.

Il perd son fils, mort pour la France, en octobre 1915.

Nommé Inspecteur général des services de la Préfecture de Police en 1919 et enfin Directeur de la police judiciaire en 1930. Il prend sa retraite en 1934[3].

Il apparaît dans les romans de Georges Simenon en tant que supérieur et protecteur de Jules Maigret et, selon l'écrivain belge, c'est même lui qui le nommera inspecteur à la brigade spéciale[4].

Son ouvrage Eleusis Alesia. Enquête sur les origines de la civilisation européenne (1936)[5] tentait des recherches dans les domaines de la géométrie sacrée et de la géographie sacrée. Dans ce livre, Guichard tenta de démontrer, à partir de toponymes récurrents qu'il a estimé être apparentés à celui d'Alésia, que les peuples gaulois de l'âge du bronze avaient inventé la géométrie du cercle.

Ses travaux n'ont pas reçu l'assentiment de la communauté scientifique, ils étaient pour Lucien Febvre du temps et de la peine perdue à base de calembours[6].

Au contraire, René Guénon (dont les prises de position contre les représentants de « la science officielle », selon sa propre expression, sont connues), a rédigé un long « Compte rendu », positif, de l'ouvrage[7]. Après avoir écrit, qu'il convenait, en premier lieu, « de rendre hommage à la somme de travail qu'il (cet ouvrage) représente, à la patience et à la persévérance dont l'auteur a fait preuve, consacrant à ces recherches, pendant plus de vingt ans, tous les loisirs que lui laissaient ses occupations professionnelles », il souligne l'intérêt certain du sujet. Loin de dénigrer l'approche de Xavier Guichard, il en résume, en les approuvant, les lignes principales. Sa seule critique se rapporte au fait que l'auteur accepte, « en dépit des diverses constatations qu'il a faites, les théories « évolutionnistes » (que Guénon récuse absolument) sur lesquelles est bâtie toute la Préhistoire telle qu'on l'enseigne officiellement », et « que cette attitude (de non contradiction vis-à-vis de la science officielle) n'était pas logique et enlevait beaucoup de force à sa thèse ». Aussi, dans son commentaire, expose-t-il un point de vue « traditionnel » sur la question.

Il est inhumé à Pesmes (Haute-Saône), aux côtés de son épouse.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La police judiciaire française (The Compleat Crook in France), avec un avant-propos de E.-Xavier Guichard, par Francis D. Grierson, traduction de Daniel Proust, Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Critique, 1935. (OCLC 4980231)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Procès-verbaux et mémoires de l'Académie de Besançon - Volume 175 - Années 1962-1963 : Deux policiers de la "belle époque" Xavier et Paul Guichard par Georges Grand p. 177 à 185
  2. Fiche matricule [1]
  3. Notice biographique [2]
  4. Site de la chaine 13ème rue, page sur le commissaire Maigret
  5. Guichard, Xavier. Eleusis Alesia. Enquête sur les origines de la civilisation européenne. 1936. (OCLC 25839001)
  6. L. Febvre, Activités régionales, Annales, 1951, 6,1, p. 84n.2lire en ligne
  7. Compte rendu paru dans la revue des Éditions Traditionnelles, n°222,juin 1938. Il a été repris dans l'ouvrage posthume de René Guénon, Formes traditionnelles et Cycles cosmiques, pages 156-163, Éditions Gallimard, 1970, (ISBN 2-07-027053-X).

Liens externes[modifier | modifier le code]