William Marçais

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William Marçais
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
William Ambroise MarçaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Ambroise Marçais (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marie Obrumier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

William Ambroise Marçais (1872-1956) est un orientaliste arabisant français, né en 1872 à Rennes, décédé en 1956 à Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

William Marçais est d'abord étudiant en droit de Rennes, avant de s'intéresser aux langues orientales.

Élève d'Henry Derenbourg et Octave Houdas à l'École des langues orientales de Paris à partir de 1894, il étudie l'arabe littéral et maghrébin, le turc et le persan. Sa thèse de doctorat en droit, soutenue en 1898, porte sur les successions en droit musulman. En 1905 il est diplômé de l'École pratique des hautes études. Il part alors pour l'Afrique de Nord. Il est successivement conservateur du Musée d'art musulman de Tlemcen, directeur de la Médersa (établissement d'enseignement supérieur réservé aux musulmans) de cette ville (1898), puis de celle d'Alger (1904), Inspecteur général de l'enseignement aux indigènes en 1908, directeur de l'École supérieure de langue et littérature arabe à Tunis en 1913.

Il revient à Paris où il est au bureau des Affaires indigènes du ministère de la guerre avant de créer la chaire d'arabe maghrébin de l'École des langues orientales qu'il dirige de 1920 à 1927, tout en étant directeur d'études à l'EPHE (4e section).

Il devient ensuite (en 1927) professeur au Collège de France jusqu'à sa retraite en 1942.

Il est membre :

Il est le frère de Georges Marçais et le père de Philippe Marçais, également linguiste arabisant (1910-1984), que son choix de l'Algérie française avait rendu proche de l'extrême-droite française.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Des parents et alliés successibles en droit musulman, Université de Rennes, Faculté de droit, Thèse pour le doctorat. 1898 ;
  • Le Taqrîb de En-Nawawi. traduit et annoté, 1901 ;
  • Le dialecte arabe parlé à Tlemcen, 1902 ;
  • Les monuments arabes de Tlemcen, 1903 ;
  • Le dialecte arabe des Ulâd Brahîm de Saîda (département d'Oran). Mémoires de la Société de Linguistique de Paris, 1908 ;
  • Les traditions islamiques, 1914 ;
  • Textes arabes de Takroûna : transcription, traduction annotée, glossaire, 1925 ;
  • La vie féminine au Mzab, 1927-1931 ;
  • Mélanges Gaudefroy-Demombynes, 1935 ;
  • M. S. Meissa, Le message du pardon d'Abou l'Ala de Maarra. Préface de William Marçais, professeur au Collège de France, membre de l'Institut, 1933 ;
  • Une famille de savants passionnés du Maghred : les Marçais. Bernard Lebeau, 2001.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]