Vojtech Tuka

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Vojtech Tuka
Image illustrative de l'article Vojtech Tuka
Fonctions
2e Premier ministre slovaque
Président Jozef Tiso
Prédécesseur Jozef Tiso
Successeur Štefan Tiso
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Štiavnické Bane
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès Drapeau : Tchécoslovaquie Bratislava
Nature du décès exécution
Nationalité slovaque
Parti politique Parti du peuple slovaque

Vojtech Tuka
Premiers ministres slovaques

Vojtech Tuka est un homme politique slovaque. Il est né le à Štiavnické Bane et exécuté le à Bratislava.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Premier ministre de Jozef Tiso sous la première république slovaque de 1939 à 1944. Il représentait la branche radicale pronazie du Parti du peuple slovaque.

À ce titre, il joue un rôle très actif dans la persécution et l'extermination des juifs slovaques.

Le 3 septembre 1940, il pousse l'Assemblée slovaque à adopter la loi constitutionnelle 210 visant à exclure les Juifs de la vie économique et sociale du pays (une lois antérieure avait déjà interdit leur participation à la vie politique).

Le 24 novembre, Tuka et Joachim von Ribbentrop signent une alliance entre la Slovaquie, l'Allemagne, le Japon et l'Italie[1].

En 1940, Dieter Wisliceny, un Hauptsturmführer SS, est envoyé à Bratislava en tant que "conseiller aux affaires juives» proche de Tuka. Avec Wisliceny, Tuka décrète l'ordonnance Juden Codex (Judaicus Codex, ou code juif) du 9 septembre 1941, qui comprend 270 articles niant tous les droits aux Juifs slovaques. Par exemple, les juifs doivent porter une étoile jaune, toutes les dettes dues aux juifs sont annulées, leurs biens confisqués et les habitant de Bratislava de confession juive sont expulsés de la ville[2],[3].

En 1942, Tuka préconise la déportation de la population juive de Slovaquie dans les camps de concentration nazis. Plusieurs dizaines de milliers de juifs sont déportés et assassinés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bartl (2002) p. 142
  2. Yahil (1991) pp. 179–181
  3. Dwork (2003) pp, 168–169

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]