Villard de Honnecourt

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Villard de Honnecourt
Villard de Honnecourt.jpg

Autoportrait de Villard de Honnecourt, extrait de ses Carnets

Biographie
Naissance
Décès
Activités

Villard de Honnecourt est un maître d'œuvre du XIIIe siècle, célèbre pour son Carnet renfermant de nombreux croquis d'architecture, à présent conservé à la Bibliothèque nationale de France.

La vie de compagnon[modifier | modifier le code]

Villard de Honnecourt, né autour de l'an 1200, est originaire du village de Honnecourt-sur-Escaut, situé près de Cambrai. Comme les compagnons de son temps, il fait son apprentissage en allant de ville en ville et de chantier en chantier. Il deviendra plus tard magister latomus, c'est-à-dire maître d'œuvre, profession qui englobe le métier d'architecte. Son activité professionnelle couvre les années 1225 à 1250.

Les hommes de métier de l'époque voyageant beaucoup, nous connaissons, grâce à son Carnet, quelques-unes des étapes de son périple : Vaucelles, où il travailla à la construction de l'abbaye cistercienne, Cambrai, où il assista à l'« élévation du chœur de Notre-Dame de Cambrai », Reims, Laon, Chartres et Lausanne, mais également, vers 1235, la Hongrie, où il édifia à Košice la cathédrale dédiée à sainte Élisabeth de Hongrie.

« Canon de division harmonieuse » conçu par Villard de Honnecourt.

On lui doit aussi le « canon de division harmonieuse », qui est utilisé en typographie soignée pour dessiner les proportions des marges dans le cadre d’une page[1]. Il s'agit d'une méthode de division d'un rectangle, réalisée sans recours à une règle graduée, permettant d'établir le bloc de composition (la partie écrite et donc les marges) de façon non arbitraire et avec un résultat harmonieux[1]. Cette méthode, qui permet de diviser une droite en parties égales sans limitations, est applicable quelles que soient les dimensions du rectangle[1]. Elle est toujours enseignée de nos jours[2],[3],[4].

Le Carnet[modifier | modifier le code]

D'une dimension de 14 × 22 cm, le Carnet de Villard de Honnecourt se composait à l'origine d'une centaine de pages, dont seules un peu plus de soixante subsistent. Elles contiennent 250 dessins, dont 74 sont reliés à l'architecture. Ces croquis d'une grande précision sont souvent accompagnés de légendes. On y trouve :

  • des planches naturalistes ;
  • des représentations de personnages : allégories, scènes religieuses ou civiles ;
  • des croquis d'architecture et des études géométriques ;
  • des engins : machines militaires ou de chantier, et même des ébauches de machines à mouvement perpétuel.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Tschichold 1994, p. 60-66 [voir en particulier la figure 9, p. 63].
  2. Tschichold 1994, p. 62 [lire en ligne].
  3. Alain Hurtig, « L'outil typographique – Méthode d'empagement », sur alain.les-hurtig.org (consulté le 5 février 2017).
  4. Cours de typographie, « Les tracés régulateurs de Villard de Honnecourt pour un imprimé de luxe », sur Elephorm.com, .

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Film documentaire[modifier | modifier le code]

Ouvrages de fiction[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]