Vigdís Finnbogadóttir

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Vigdís Finnbogadóttir
Vigdís Finnbogadóttir, en 1985.
Vigdís Finnbogadóttir, en 1985.
Fonctions
Présidente de la République d'Islande

(16 ans)
Élection
Réélection

Premier ministre Gunnar Thoroddsen
Steingrímur Hermannsson
Þorsteinn Pálsson
Steingrímur Hermannsson
Davíð Oddsson
Prédécesseur Kristján Eldjárn
Successeur Ólafur Ragnar Grímsson
Biographie
Date de naissance (86 ans)
Lieu de naissance Reykjavik (Islande)
Nationalité Islandaise
Parti politique Indépendant
Diplômé de Université de Grenoble
La Sorbonne
Université de Copenhague
Université d'Islande
Profession Professeur

Vigdís Finnbogadóttir
Présidents de la République d'Islande

Vigdís Finnbogadóttir[1], née le à Reykjavik, est une femme d'État islandaise, présidente de la République entre 1980 et 1996, au cours de quatre mandats successifs. Elle est la première femme au monde élue au suffrage universel direct à la tête d'un État[2],[3]. Elle est membre d'honneur du Club de Budapest[4].

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Le père de Vigdís Finnbogadóttir, Finnbogi Rútur Þorvaldsson, est ingénieur civil, et en même temps professeur à l'université d'Islande. Sa mère, Sigríður Eiríksdóttir, est infirmière et présidente de l'Association des infirmières islandaises.

Après avoir passé son matriculation exam en 1949, Vigdís Finnbogadóttir étudie le français et la littérature française à l'université de Grenoble et à la Sorbonne à Paris de 1949 à 1953, l'histoire du théâtre à l'université de Copenhague et obtint un BA (Bachelor of Arts) en français et en anglais en même temps qu'un Professional Graduate Certificate in Education à l'université d'Islande. Ce titre permet d'être qualified teacher dans les pays anglo-saxons.

Elle parle couramment le français pour l'avoir étudié à Grenoble et enseigné à la télévision islandaise.

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle commence sa carrière en mettant en place une école de formation des guides touristiques et aussi la première troupe de théâtre nationale. Entre 1954 et 1957 puis entre 1961 et 1964, elle dirige le théâtre de Reykjavik[5].

Le 25 octobre 1975, déjà impliquée politiquement, elle participe à la grève générale des femmes qui paralyse tout le pays[6].

De 1976 à 1980, elle est membre du comité consultatif des affaires culturelles des pays nordiques[5].

1980-1996 : quatre mandats de Présidente[modifier | modifier le code]

En 1980, elle est la première femme démocratiquement élue à accéder à la présidence d'un pays européen. Elle est réélue sans opposition en 1984 et le . Sa réélection en 1988 est très tendue, Vigdís Finnbogadóttir obtint cependant son troisième mandat assez largement.

Depuis 1996[modifier | modifier le code]

En 1996, elle s'installe à Copenhague pour trois ans[5].

Elle préside le Conseil des gouvernantes du monde à la John F. Kennedy School of Government de l'université Harvard depuis 1996.

Depuis 1996, elle est ambassadrice de bonne volonté pour l'UNESCO.

En 2008, elle représente, pour la première fois, l'Islande à la candidature au siège du Conseil de Sécurité de l'ONU pour le « Bloc » Europe occidentale pour un mandat de 2 années (entre le 1er janvier 2009 et le ).

Elle reçoit de nombreux prix honorifiques pour l'ensemble de ses actions, et a fondé récemment le Young International Women's Council, qui s'est donné pour but de protéger les droits individuels des femmes.

Vigdís Finnbogadóttir est également membre du comité d'honneur de la Fondation Chirac[7], lancée en 2008 par l'ancien chef de l'État français Jacques Chirac pour œuvrer en faveur de la paix dans le monde.

Le 17 octobre 2016, elle est nommée doctor honoris causa à l'université Paris IV[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon l'usage islandais, son nom patronymique est constitué du prénom de son père et du suffixe dóttir signifiant fille de.
  2. (en)« Vigdís Finnbogadóttir », sur Club de Madrid (consulté le 8 mai 2014)
  3. Sirimavo Bandaranaike a été nommée en 1960 Première ministre du Sri Lanka, non pas élue mais en tant que dirigeant du Sri Lanka Freedom Party, parti qu'elle avait mené à la victoire aux élections législatives de . Quant à Isabel Martínez de Perón, elle est devenue présidente d’Argentine en 1974 après avoir été vice-présidente.
  4. (en) Vigdis Finnbogadottir, membre d'honneur du Club de Budapest.
  5. a, b et c (fr) Par Marie-Françoise MASSON, « Vigdis Finnbogadóttir, féministe, islandaise et francophile », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  6. a et b « Vigdís Finnbogadóttir Doctor Honoris Causa at Sorbonne | University of Iceland », sur english.hi.is (consulté le 4 décembre 2016)
  7. Comité d'honneur de la Fondation Chirac

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]