Sirimavo Bandaranaike

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Sirimavo Bandaranaike
Image illustrative de l'article Sirimavo Bandaranaike
Fonctions
Première ministre du Sri Lanka

(5 ans 8 mois et 27 jours)
Président Chandrika Kumaratunga
Prédécesseur Chandrika Kumaratunga
Successeur Ratnasiri Wickremanayake

(7 ans 1 mois et 24 jours)
Président William Gopallawa (en)
Prédécesseur Dudley Senanayake (en)
Successeur Junius Richard Jayewardene

(4 ans 8 mois et 6 jours)
Monarque Élisabeth II
Prédécesseur Dudley Senanayake (en)
Successeur Dudley Senanayake (en)
Biographie
Nom de naissance Sirimavo Ratwatte
Date de naissance
Lieu de naissance Ceylan
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Colombo (Sri Lanka)
Nationalité sri-lankaise
Parti politique Sri Lanka Freedom Party
Conjoint S. W. R. D. Bandaranaike
Religion Bouddhisme

Sirimavo Bandaranaike
Premiers ministres du Sri Lanka

Sirimavo Bandaranaike, née Ratwatte le à Balangoda (Ceylan) et décédée le à Colombo, est une femme politique sri lankaise. Elle est la première femme de l'histoire contemporaine à devenir chef de gouvernement d'un pays, après avoir accédé à la tête du Sri Lanka Freedom Party.

Elle est Première ministre du Sri Lanka à trois reprises : de 1960 à 1965, de 1970 à 1977 et de 1994 à 2000. Sirimavo Bandaranaike fait partie d'une famille qui a dominé la vie politique au Sri Lanka toute la seconde moitié du XXe siècle[1]. Lors de son troisième mandat, elle exerce ses responsabilités sous la présidence de sa fille Chandrika Kumaratunga.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Née dans une famille aisée, aristocratique et propriétaire de terres, Sirimavo Ratwatte est la plus âgée des filles dans une fratrie comptant six enfants. Bien que bouddhiste, elle est éduquée dans un couvent de Colombo tenu par des religieuses catholiques.

En 1940, à l'âge de 24 ans, elle épouse Solomon Bandaranaike, fondateur du parti nationaliste Sri Lanka Freedom Party. Victorieux lors des élections de 1956, il devient alors Premier ministre du Sri Lanka.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Le , Solomon Bandaranaike est assassiné par un homme déguisé en moine. En juillet 1960, Sirimavo Bandaranaike prend la tête du Parti de la liberté et se présente aux élections qu'elle remporte.

Le 21 juillet, à l'âge de 44 ans, elle devient Première ministre du Sri Lanka. C'est la première femme à être élue démocratiquement à la tête d'un gouvernement et la seule jusqu'à l'élection d'Indira Gandhi comme Première ministre de l'Inde en 1966.

Sirimavo Bandaranaike est surnommée « la veuve en pleurs », car elle éclate fréquemment en pleurs en déclarant qu'elle s'était engagée à « poursuivre l'œuvre de son mari ».

Un an après son élection, elle déclare l'état d'urgence pour faire face à une campagne prolongée de désobéissance de la minorité tamoule, qui proteste contre son action visant à remplacer l'anglais par le cingalais comme langue officielle.

En 1965, son parti est défait lors d'élections générales. Elle revient à la tête du pays aux élections suivantes, en 1970. Sa politique évolue vers la gauche, grâce à sa forte personnalité et à ses rapports étroits tant avec la Chine qu'avec Indira Gandhi.

En 1972, elle fait adopter par le Parlement la proclamation de la République et le changement de nom officiel de Ceylan en Sri Lanka. Elle opère aussi quelques nationalisations pendant ce mandat.

À partir de 1976, la popularité de Sirimavo Bandaranaike décline considérablement à l'intérieur du pays. En 1973, la crise pétrolière fait des ravages au Sri Lanka, avec pour conséquences des résultats économiques en demi-teinte. Surtout, des soupçons de corruption pèsent sur elle. Les élections de 1977 lui sont défavorables et entraînent son départ de la tête du gouvernement.

En 1980, le Parlement l'accuse d'abus de pouvoir, l'exclut de ses rangs et lui interdit d'exercer toute fonction officielle pendant sept ans. Ses droits civiques sont toutefois restaurés en 1986.

Retour en politique[modifier | modifier le code]

En 1988, Sirimavo Bandaranaike fait son retour sur la scène politique en se présentant à l'élection présidentielle face au candidat du Parti national uni, le Premier ministre Ranasinghe Premadasa mais elle est battue par ce dernier.

Sa fille Chandrika devient Première ministre en août 1994 puis, quelques mois plus tard, est élue présidente de la République. Aussitôt après son investiture, elle nomme sa mère Première ministre, mais pendant cette période de 1994 à 2000, ce poste était devenu plus honorifique que doté de réels pouvoirs, en raison d'une modification de la constitution. Chandrika souhaitait malgré tout placer une personne plus jeune à ce poste[pas clair].

Sirimavo Bandaranaike renonce au pouvoir le . Deux mois plus tard, elle succombe à une crise cardiaque, à l'âge de 84 ans, en revenant chez elle après avoir voté une dernière fois lors des élections législatives.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Épouse du Premier ministre Solomon Bandaranaike (1956-1959) et mère de Chandrika Kumaratunga, cinquième présidente du Sri Lanka (1994-2005), Sirimavo Bandaranaike est aussi la mère d'Anura Bandaranaike, ministre du Tourisme du Sri Lanka, et de Sunethra Bandaranaike, philanthrope.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) C. A. Gunarwardena, « Sirima(vo) Dias Bandaranaike », in Encyclopedia of Sri Lanka, New Dawn Press, New Delhi, 2006 (2e éd.), p. 39-40 (ISBN 978-1932705485)
  • (en) Maureen Seneviratne, Sirimavo Bandaranaike, the world's first woman Prime Minister : a biography, Hansa Publishers in association with Laklooms, Colombo, 1975, 209 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]