Vallée de la Fensch

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Le long du sillon mosellan, la vallée de la Fensch (Fenschdall en francique lorrain) doit son nom à la rivière Fensch et sa réputation à ses traditions minières et sidérurgiques. Terre d'accueil où se côtoient ruralité et industrie. La vallée compte le seul haut-fourneau classé en France (celui d'Uckange) ainsi que le remarquable musée des mines de fer de Lorraine de Neufchef.

Composition[modifier | modifier le code]

Les dix communes de la vallée de la Fensch sont Algrange, Fameck, Florange, Hayange, Knutange, Neufchef, Nilvange, Ranguevaux, Serémange-Erzange et Uckange. Il faut ajouter la ville de Fontoy où la Fensch prend historiquement sa source. En raison de la terminaison des noms de villes, on l'appelle parfois vallée des anges.

Dans la région, elle était également nommée la vallée de la consanguinité ; ce, en raison d'une très forte concentration de personnes issues d'une même ville d'Italie – aux liens familiaux étroits et dotées d'un physique particulier – lors du boom sidérurgique de la ville au début du vingtième siècle.

Cet appellation reste néanmoins péjorative, principalement utilisée à l'époque par des français, dédaigneux de l'arrivée massive d'Italiens en provenance des Abruzzes, au Nord de la capitale Italienne.

Des suites de la seconde guerre mondiale, ces populations n'ont trouvé d'autre alternatives que de profiter du boum industriel Lorrain, moteur de l'économie française au même titre de la région de Saint Etienne ayant elle aussi contribué à l'expansion du secteur de la manufacture d'acier, toutefois rejointe en plus faible dose par la main-d'œuvre italienne.

Ces villages ouvriers se composent de divers logements, en fonction de la classe socio-professionnelle de l'employé à l'époque. Les ouvriers de l'usine étaient donc logés le long de la Fensch, au plus près des installation, quand les ingénieurs étaient plus haut, surplombant en quelque sorte la vallée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès 1880, des italiens commencent à s'installer dans les vallées de l'Orne et de la Fensch. En 1926, 95 000 Italiens résident en Lorraine, ce qui représente plus de 43% de la population étrangère[1].

La vallée a inspiré à Bernard Lavilliers le titre phare d'un de ses premiers albums (Les Barbares), Fensch Vallée, en 1976 dont un extrait raconte :

Viens petite bourgeoise de Moselle
Visiter la plage aux de Wendel
Ici pour trouver l'Eldorado
Il faut une shooteuse ou un marteau
La vallée d'la Fensch ma chérie

C'est l'Colorado en plus petit

Y'a moins de chevaux et de condors

Mais ça fait quand même autant de morts

La belle femelle de métal

Qui t'invite dans son carnaval

Ici la cadence c'est vraiment trop

Ici y'a pas d'place pour les manchots

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Printz, Paternalisme et habitat dans la vallée de la Fensch, 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aurélie Rey, Les organisations fascistes et antifascistes dans le bassin sidérurgique lorrain pendant l'entre-deux-guerres, 2004