Valentyn Sylvestrov

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Valentin SilvestrovВалентин Васильович Сильвестров
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Valentin Silvestrov en mars 2009

Nom de naissance Valentin Vassilievitch Silvestrov
Naissance (77 ans)
Kiev Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Activité principale Compositeur
Style Musique contemporaine
Musique post-moderne, avant-garde
Formation Académie de musique Tchaïkovski de Kiev
Maîtres Boris Liatochinski

Valentyn Vasyliovytch Sylvestrov (en ukrainien : Валентин Васильович Сильвестров), né à Kiev le est un compositeur ukrainien. Lauréat du prix national Taras Chevtchenko en 1995.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ce musicien avait conquis la scène musicale au début des années 1960 en tant que cerveau progressiste d’un groupe d’avant-garde de Kiev réuni autour de Leonid Grabovski. Tonalité libre, dodécaphonisme, musique aléatoire, clusters, recours aux bruits et à l’électronique faisaient partie de sa panoplie, il expérimentait avec l’art conceptuel et le théâtre instrumental. Son écriture, très expressive, est d'abord influencée par le post-sérialisme se pratiquant alors en Europe occidentale. Il connut rapidement le succès à l'étranger, salué notamment par Adorno comme un musicien extraordinairement doué. Sa symphonie Eschatofonie fit sensation à Darmstadt en 1968. En 1997, on lui décerne le Prix Koussevitzky.

En 1970, après de longues réflexions sur le sens de la musique, il produit une œuvre-charnière : Drama, « J’ai essayé ici de sortir du ghetto de l’avant-garde, comme d’autres le faisaient aussi à l’époque. »

Sa musique s'orienta ensuite de plus en plus vers la confidence expressive, aux lignes mélodiques très étirées. Sans recourir à la « polystylistique » dont il était alors beaucoup question en Union soviétique. Il s’agit plutôt d’une fusion, d’une égalité de traitement appliquée à différents styles. En 1972, dans la Méditation pour violoncelle et orchestre de chambre, Silvestrov préconisera expressément le « retour à l’identique ».

Ses œuvres récentes, Kitsch-Musik, Postludium, Postscriptum, Epitaph ou Requiem pour Larissa, exploitent – voire exaltent - les ressources musicales du passé telles l’accord parfait et la gestuelle classico-romantique, souvent même avec une expression de nostalgie avouée. Silvestrov reconnaît que ces procédés ont perdu leur sens originel et sont devenus une sorte de musique « dépossédée », ambiguë, qu’il nomme « métaphorique ». Les moyens du passé sont devenus pour lui des paraboles, des béquilles du souvenir. Sa musique est l'épilogue ultime du grand romantisme.

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