Utilisateur:Thierry8375/Brouillon

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    Dupont de Dinechin
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    Armes de la famille.

    Blasonnement D'azur au pont d'or de trois arches, maçonné de sable et au lion d'or armé et lampassé de gueules, tenant une hache d'armes d'or, et regardant un soleil d'or naissant à dextre, une étoile d'or mise un peu en pointe à sénestre.
    Période XVIe siècle au XXIe siècle
    Pays ou province d’origine Lyonnais, Brionnais
    Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
    Fiefs tenus Bonnefont, le Liesme, Egrivay, La Tour, Dinechin, Champvigny. Tous lieux situés à proximité de la ville de Charlieu.
    Demeures Hôtel Dupont, rue du Général de Gaulle à Charlieu, Château de Pierrefay, Château de Dinechin à Fleury-la-Montagne, Château de Champvigny à Chambilly
    Charges Lieutenants-Généraux en l’élection de Roanne, Grenetier au Grenier à sel de la Ville de Charlieu, Juge-Bailli de la Ville de Charlieu, Châtelain Royal de la ville de Charlieu, Gouverneur de Charlieu
    Fonctions militaires Officiers, Gendarmes de la Garde du Roi, Officiers Généraux, Amiral, Ingénieurs de l’Armement.
    Fonctions ecclésiastiques Nombreux prêtres et religieuses, un évêque.
    Récompenses civiles Mérite National, Palmes Académiques
    Récompenses militaires Légion d’Honneur, Croix de Guerre 1914-1918, Croix de Guerre 1939-1945, Croix de Guerre des TOE, Médaille des Evadés, Médaille des Internés la Résistance, Médaille des Combattants Volontaires de la Résistance.

    La famille Dupont de Dinechin est une famille subsistante de la noblesse française[1] originaire de Charlieu dans le Brionnais[2].

    Histoire[modifier | modifier le code]

    Le nom de Dupont est porté à Charlieu dès 996, comme l’indique Jacques Severt [3], par un chevalier commettant des exactions sur les provisions du monastère. Dès 1292, la famille Dupont existe à Charlieu, comme l’indique la déclaration faite par « Girardus de Ponte, burgensis Cariloci », aux Cordeliers de Charlieu, par laquelle il reconnait n’avoir aucun droit sur le mur que ceux-ci ont fait bâtir près de sa maison et de son jardin. Cette déclaration fait partie des archives de la famille. Dans le traité de 1442 entre la ville de Charlieu et l’Abbaye des Cordeliers, concernant la pêche dans les fossés de la ville, est aussi nommément cité un « Johanes de Ponte ». Enfin, Etienne Fournial, dans son livre "Charlieu, des origines à l'aurore des temps modernes"[4], rattache la famille Dupont de Dinechin à Antoine Dupont, Secrétaire et Procureur Général de la Ville de Lyon de 1477 à 1496. Les éléments sur lesquels Etienne Fournial fonde ce rapprochement de parenté ou de filiation ne sont pas connus. 

    Il faut noter que la famille Dupont, qui prit le parti royaliste durant les guerres de religion, et s’opposa donc à la Ligue, perdit ses archives lors du sac et pillage de la ville de Charlieu, prise d'assaut le 3 mai 1590 par les troupes d’Henri d’Apchier, Marquis de Saint-Sorlin. La position difficile dans laquelle se trouva la famille Dupont après la prise de la ville peut être pressentie à la manière avec laquelle sont évoqués les frères Jean et François Dupont dans les libelles de l’époque, comme « l’écho sur le sac et la prise de la ville de Charlieu »[5]. Les biens des Dupont furent alors confisqués et donnés, par acte du 12 mai 1590, par le Marquis de Saint-Sorlin, Gouverneur du Lyonnais, Forez et Beaujolais, au Sieur Tronscard, qui s’était signalé par les services rendus à la Ligue. La perte des archives Dupont est constatée par le procès-verbal qu'en fit rédiger, le 19 mars 1618, Blaise de Chaulmejean, Marquis de Fourilles, lieutenant-général des armées du Roi, fils de Gilbert de Chaulmejean et de Benoite Dupont[6].

    C’est d’ailleurs par le contrat de mariage de Gilbert de Chaulmejean et Benoite Dupont, en date du 27 juin 1555, que peut s’établir une généalogie suivie de la famille Dupont de Dinechin, à partir de Jean Dupont, père de Benoite.

    Au XVIIème siècle, Philibert Dupont, puis son fils Gaspard sont Lieutenants Généraux en l’élection de Roanne. Frédéric Dupont, un autre fils de Philibert Dupont, est Juge Royal et Châtelain de la ville de Charlieu.

    De cette famille sont issus de nombreux officiers, prêtres et religieuses, ingénieurs et ingénieurs de l’armement.

    La famille Dupont de Dinechin n’est pas titrée.

    Généalogie simplifiée[modifier | modifier le code]

    La généalogie suivie commence avec:

    • Jean Dupont I, écuyer, Seigneur de Bonnefont. Il nous est connu par le mariage de sa fille Benoite avec Gilbert de Chaulmejean, en 1555. Il avait épousé Nicole Bourges ; de ce mariage vinrent:
      • Jean Dupont II, qui suit ;
      • Jeanne Dupont, qui épousa Pierre V Quarré[7], Seigneur de Romay et la Palus,
      • Benoite Dupont, mariée le 27 juin 1555 à Gilbert de Chaulmejean, Marquis de Fourilles, père du lieutenant-général de ce nom.
      • François Dupont.
    • Jean Dupont II, écuyer, Seigneur de Bonnefont, avait épousé Marie du Champ-Janiot ; de ce mariage vint Philibert Dupont, qui suit.
    • Philibert Dupont de Dinechin (1580-1644), Seigneur du Liesme et de Dinechin, Lieutenant-Général en l’élection de Roanne, par expédition du papier de provisions signé du Roi le 15 avril 1630, avait épousé le 26 avril 1608 Louise de la Ronzière ; de ce mariage vinrent :
      • Jean Dupont ( ? - 1653), gendarme de la garde du Roi, qui "fit des prodiges de valeur au siège de Perpignan", en 1642, et se signala sous le duc de Villeroy, marquis d’Alincourt, dans les guerres de la Catalogne, du Piémont, de Flandres et de l'Allemagne. Il épousa le 24 décembre 1643 Marguerite Le Mulier, fille de Noble Isaac Le Mulier, Conseiller du Roi, lieutenant particulier criminel et premier conseiller au Baillage et Chancellerie d’Autun, sans postérité.
      • Philiberte Dupont, qui épousa Christophe Livet,
      • Marguerite Dupont, qui épousa Philibert Hédelin, Maître-apothicaire à Charlieu,
      • Gaspard Dupont, qui suit,
      • Frédéric Dupont, juge Royal et Capitaine-Châtelain de la ville de Charlieu, qui épousa vers 1670 Agnès Rivier, d’où postérité,
      • Anne Dupont, religieuse au monastère Sainte-Ursule à Charlieu.
    • Gaspard Dupont de Dinechin (1625-1687), Seigneur de Pierrefay, du Liesme et de Dinechin, Conseiller du Roi, Lieutenant-Général en l'élection de Roanne, avait épousé, le 24 novembre 1659, Françoise-Christine du Ryer, fille d'André du Ryer[8], seigneur de la Garde, Glène, Malezair et Beauvoir, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, son interprète en langues étrangères, capitaine et châtelain Royal de Semur-en-Brionnais. André du Ryer est le premier traducteur en français du Coran. Il est également l’auteur d’une grammaire franco-turque et le traducteur en Français de « Gulistan ou l’empire des roses », du poète perse Saadi ; de ce mariage vinrent :
      • Louise Dupont, qui épouse Claude Rolland de la Duerie,
      • Claude Dupont,
      • Anne-Marguerite Dupont,
      • Marie-Catherine Dupont, qui épousa Claude-Marie Tillard de Tigny,
      • Jeanne Dupont,
      • Antoinette-Catherine Dupont,
      • André-Jérôme Dupont, cadet dans une compagnie de gentilhommes, puis gendarme écossais, tué dans une querelle de chasse le 26 octobre 1695 par Camille de Digoine du Palais,
      • Elisabeth Dupont,
      • Antoinette Dupont,
      • Louis Philibert Dupont, dont l'article viendra ;
      • Jean-Claude Dupont, curé de Mussy, puis de Charlieu,
      • Jean-Guy Dupont de la Tour, Seigneur de la Tour, gendarme de la Garde du Roi, puis capitaine au régiment de Bouhier. Il épousa Jacqueline Thévenon, d’où postérité ;
    • Louis-Philibert Dupont de Dinechin(1679-1725)[9], Seigneur de Dinechin, entre le 20 mars 1700 dans la compagnie des Gendarmes de la Garde ordinaire du Roi, jusqu’au 25 Novembre 1705, où il est nommé capitaine au régiment de Marcilhac, puis Capitaine dans le régiment d’infanterie de Noailles, puis capitaine au régiment de Bouhier. Il avait épousé Jeanne Dumont ; de ce mariage vinrent :
      • Françoise Dupont, mariée à Claude Dulignier ;
      • Marguerite Dupont, religieuse aux dames de Sainte Ursule de Paray-le-Monial ;
      • Louis Dupont, qui suit ;
    • Louis Dupont de Dinechin (1715-1793), Seigneur de Briailles, d’Egrivay et de Dinechin, officier au régiment de Boulonnais, se distingua au siège de Philippsbourg. Il quitta le service à cause de la faiblesse de sa vue. Il fut nommé en 1750 Gouverneur de la ville de Charlieu. Il avait épousé Marie-Renée Chaulce de Faverges, fille de Jacques Chaulce, écuyer, seigneur de Faverges; de ce mariage vinrent :
      • Jacques Dupont, qui suit ;
      • Claudine-Françoise Dupont,
      • Marie-Antoinette Claudine Dupont,
      • Laurence Marie Jeanne Dupont,
      • René Dupont.
    • Jacques Dupont de Dinechin (1741-1782), Seigneur de Briailles, d’Egrivay et de Dinechin, Gendarme de la Garde du Roi d’avril 1765 à septembre 1772, puis officier de dragons au régiment de Lorraine (ancien régiment de Bauffremont), il s’y attira l'estime particulière de son Colonel, Charles-Eugène de Lorraine, Prince de Lambesc. Il avait épousé Marie-Rose du Ryer, fille d'Hubert-Christophe du Ryer, gendarme de la garde du Roi, et de Marie-Françoise Josse de la Bêche. De ce mariage vinrent neuf enfants :
      • Marie Françoise Marguerite Dupont, qui épousa Antoine Michel,
      • Marie-Renée Dupont, dite de Champvigny,
      • Claude-Clément Dupont, qui suit ;
      • Philibert Dupont d’Egrivay, qui épousa Amélie Bouquet de la Grye ;
      • Aimé-Marie-Joseph Dupont, qui épousa Victoire Burelle,
      • Marie-Henriette Dupont, qui épousa Louis Terrion,
      • Claude-Hubert Dupont de Briailles, qui épousa Marie-Marguerite Volozan,
      • Marie-Chantal Dupont ;
      • Henri Dupont ;
    • Claude-Clément Dupont de Dinechin (1774-1854). Agé de 19 ans en 1793, il avait été enrôlé dans la Garde Nationale, tout comme son frère Philibert. Désignée pour combattre les vendéens, sa compagnie s’arrête à Tours devant une compagnie de chouans portant la croix sur leur chemise. A cette vue, toute la compagnie refuse de se battre contre des chrétiens et retourne à Marcigny. Il a épousé Marie-Ferréoline Gontier, fille de Henri-Guy Gontier, avocat en parlement, et de Gilberte Perroy. De ce mariage vinrent :
      • Marie-Rose Dupont de Dinechin,
      • Caroline-Therèse Dupont de Dinechin,
      • Eulalie Dupont de Dinechin,
      • Férréoline Dupont de Dinechin,
      • Marie-Jean-Xavier Dupont de Dinechin, duquel descendent tous les Dupont de Dinechin aujourd’hui ;
      • Antoinette Dupont de Dinechin,
      • Théophile Dupont de Dinechin;
      • Henriette Dupont de Dinechin,
      • Henri-Théophile Dupont de Dinechin;
      • Léopoldine Dupont de Dinechin ;
      • Théodorine Dupont de Dinechin.
    • Marie-Jean-Xavier Dupont de Dinechin (1802-1866), officier au 41ème régiment de ligne, ou il effectuera toute sa carrière militaire. En 1823, ce régiment est envoyé par Louis XVIII en Espagne pour y rétablir l’autorité de Ferdinand VII, mise à mal par les Cortès. Xavier participe à la prise du fort du Trocadero à Cadix, puis à la bataille de Pampelune. En 1832, lors de la guerre d’indépendance de la Belgique, il est blessé au siège d’Anvers. En 1839, Xavier part avec son régiment en Algérie, et participe aux différentes campagnes du 41ème de Ligne. Il rentre en France en 1845. Il a épousé Marguerite Favre, de la famille d’Antoine Favre (1557-1624), Président du Sénat de Savoie et Baron de Pérouges, dont le fils, né en 1585, est le fameux grammairien Favre de Vaugelas. De ce mariage vinrent cinq enfants :
      • Marie-Marguerite Clémentine Dupont de Dinechin (1851-1917), épouse en 1879 Joanny Mommessin,
      • Marie-Joseph Camille Dupont de Dinechin (1852-1918), épouse en 1886 Marie-Bénédicte de Bovis,
      • Marie-Antoine Philibert Dupont de Dinechin (1853-1901), épouse en 1879 Charlotte Testot-Ferry,
      • Marie-Antoinette Dupont de Dinechin (dite Anna) (1885-1941), épouse en 1884 Félix Dumarest,
      • Marie Joseph Dupont de Dinechin (1858-1947), épouse en 1887 Caroline Vyau de Lagarde.


    Principales personnalités[modifier | modifier le code]

    • Jean II et François Dupont (XVIème siècle) : extrait du livre de Jean-Baptiste de Sevelinges[10] : « en 1590, lors de la prise de Charlieu par les ligueurs […], il y avait dans la ville deux frères Dupont, Jean et François, qui étaient du parti des politiques et avaient contribué à faire ouvrir les portes aux troupes royalistes. Ils avaient, comme la majeure partie de leurs concitoyens, pris les armes pour repousser les ligueurs, lorsque ceux-ci emportèrent Charlieu d’assaut. Malheureusement, ils furent faits prisonniers de guerre par les sieurs de Viteault et de Saint-Christophe, qui les mirent à grosses rançons ; leur maison fut pillée et saccagée, et leurs papiers furent perdus pour la plupart » .
    • Philibert Dupont de Dinechin (1580-1644), Conseiller du Roi, Il fut successivement titulaire des charges suivantes : Greffier des tailles de la ville de Charlieu (1608), Grenetier du grenier à sel de Charlieu(1623), Commissaire des tailles de la ville de Charlieu (1630), Lieutenant-Général en l’élection de Roanne(1631) .
    • Louis Dupont de Dinechin (1715-1793), écuyer, Seigneur de Dinechin, Briailles et Egrivay. En 1793, Louis a 78 ans. Il cache chez lui un prêtre insermenté, le curé de Malinet, Claude Roux. Sur une dénonciation, la Garde Nationale de Marcigny vient arrêter à Dinechin L’abbé Roux et Louis Dupont de Dinechin. Claude Roux sera condamné à être déporté à la Guyanne Française. Compte tenu de son grand âge, Louis Dupont sera condamné à une amende et au remboursement des frais de course et d’arrestation, la Garde Nationale de Fleury-la-Montagne ayant refusé d’y participer[11]. Au moment de cette arrestation, Claude-Clément Dupont de Dinechin, petit-fils de Louis, faisait partie de la Garde Nationale de Marcigny : l’officier en charge lui demanda de sortir des rangs pour qu’il ne prête pas la main à l’opération dans la maison de son grand-père.
    • Xavier Dupont de Dinechin (1802-1866), Saint-Cyrien, sa carrière militaire est rappelée dans la généalogie succincte qui précède. Une anecdote mérite d’être racontée à son propos. En 1942, il est encore en Algérie. Son père, Claude-Clément, s’inquiète de le voir encore célibataire. A cette époque, Alphonse de Lamartine, ami de la famille, est député de Macon. Claude-Clément Dupont de Dinechin lui demande d’intervenir auprès du Général de Lamoricière pour que Xavier soit renvoyé en France. Lamartine fait cette demande au Général par une lettre du 12 mai 1842, conservée au Musée d’Aix-les-Bains. C’est trois ans plus tard seulement que Xavier Dupont de Dinechin rentre en France, puis se mariera en 1850. Tous les Dupont de Dinechin vivants aujourd'hui descendent de lui.
    • Joseph Dupont de Dinechin, (1858-1947), Polytechnicien, artilleur, Officier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 14-18.
    • Guy Dupont de Dinechin, (1880-1914), Fils de Philibert Dupont de Dinechin et de Charlotte Testot-Ferry, officier d’active au 77ème régiment d’infanterie, il fait la campagne de Belgique, prend part à la bataille de la Marne et à celle d’Ypres. Il est tué le 29 octobre 1914 dans le secteur de Zonnebecke, à Bellevue. Le récit de la bataille qu’il venait de livrer et à laquelle il a succombé est donné par Elie Chamard dans la Revue des Deux Mondes, lequel décrit précisément le rôle crucial du Capitaine Guy Dupont de Dinechin dans la bataille. Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 14-18.
    • Pierre Dupont (1870-1915), fils d’Aimé Dupont (lui-même fils d’Aimé-Marie-Joseph Dupont de Dinechin) et de Marie Giraud, il épouse en 1906 Gabrielle Pucotte de Reneville (sans descendance). Il est reçu à Saint-Cyr en 1881, Affecté au 158ème régiment d’infanterie en 1905, il y est nommé Chef de Bataillon en décembre 1914. Il prend aussitôt le commandement du 3ème bataillon de ce régiment. En mars 1915, son régiment se trouve en ligne face au grand éperon de Notre-Dame de Lorette, au nord d’Arras. Le 14 mars, l’ordre de s’en emparer est donné. L’attaque sera lancée par le 3ème bataillon du Commandant Dupont, renforcé par la section de grenadiers du premier bataillon, une section de mitrailleuses et un peloton du génie. Le résultat de l’attaque du lendemain fut que tout l’éperon fut enlevé, jusqu’au dessus d’Ablain Saint-Nazaire. [12]. Le lendemain, le Commandant Pierre Dupont succombait à un bombardement allemand sur les positions nouvellement conquises. Officier de la Légion d’Honneur.
    • Jean Dupont de Dinechin (1891-1981), Centralien, ingénieur des Arts et Manufactures, il fait la guerre au 16ème régiment d’artillerie commandé en 1914 par Joseph Dupont de Dinechin, dans la même division que son frère Henri. Il prend part aux combats de Verdun et de l’Argonne. Il termine sa carrière comme Secrétaire Général des Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer. Croix de guerre 14-18, Palmes Académiques.
    • Jean Dupont de Dinechin, (1892-1914), Polytechnicien, il est élève-ingénieur de l’Ecole des Ponts et Chaussées quand la guerre éclate. Il sert au 6ème régiment du génie comme sous-lieutenant, prend part avec le neuvième Corps d’Armée aux combats de Belgique et de la Marne. Il tombe le 24 décembre 1914 à Broodseinde, sur le front d’Ypres, près de Zonnebeke. Il est tué à la tête de sa section de sapeurs en allant détruire les réseaux de barbelés interdisant l’assaut des sections d’infanterie. Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 14-18 avec palmes.
    • Louis Dupont de Dinechin, (1884-1915), Directeur de la Société « Art et Publicité » au moment où la guerre éclate. Il est mobilisé comme sous-officier, puis nommé adjudant au début de 1915. Il prend part à la bataille de la Marne et à celle d’Artois. Il est tué le 16 juin 1915 à Neuville Saint-Vaast. Médaille Militaire, Croix de Guerre 14-18.
    • Ludovic Dupont de Dinechin, (1890-1916), Polytechnicien, artilleur, il est affecté au 62ème régiment d’artillerie, avec lequel il combat en Lorraine, puis il rejoint l’école d’artillerie comme instructeur en 1914. En 1915, comme lieutenant, il prend le commandement d’une batterie du 120ème régiment d’artillerie lourde, à la tête de laquelle il tombera au combat le 9 août 1916, au lieu-dit « La Tour Carrée », dans la Somme. Chevalier de la Légion d’Honneur.
    • Gérard Dupont de Dinechin (1900-1994), Polytechnicien, Génie Maritime, A la libération, il est chargé du programme « sous-marins » de la Marine Nationale. Il est le père des sous-marins de type Narval. Il est successivement Directeur de l’Arsenal de Toulon, Sous-Directeur Central DCAN, puis Inspecteur Général des Constructions des Armes Navales, et enfin Inspecteur Général de 1ère classe. De 1958 à 1965, il est conseiller aux Chantiers Navals de la Ciotat. Commandeur de la Légion d’Honneur.
    • Bernard Dupont de Dinechin (1902-1981), Polytechnicien, il choisit la marine à sa sortie de l’école. Pendant la guerre, il participe en 1940 comme officier torpilleur aux opérations de Norvège à bord de l’Emile Bertin. Son navire, traversé de part en part par une bombe, échappe alors au naufrage. A deux reprises, il fut chargé de transporter l’or de la Banque de France aux Etats-Unis. De 1947 à 1949, il commande une escadrille de dragueurs à équipage allemand, chargé du déminage des côtes. Second sur le Jean Bart, il commande ensuite le la Pérouse à Madagascar puis aux Kerguelen, et enfin le porte-avions le Dixmude. Il encouragea le développement du Bathyscaphe, dont son frère Gérard fut l’un des maîtres d’œuvre. Il termine sa carrière comme Contre-Amiral. Officier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre 39-45, Chevalier du Mérite Maritime.
    • Jean Dupont de Dinechin, (1917-2012), prêtre de la Société de Marie, poète, professeur de lettres classiques au Collège de Riom, aumônier scout. En septembre 1939, Jean Dupont de Dinechin est sergent au 27ème bataillon de chasseurs alpins. Au printemps 1940, le bataillon est en Champagne avec pour mission d’interdire aux Allemands le passage de l’Aisne, en avant de Soissons. Jean Dupont de Dinechin est fait prisonnier. Il est interné au camp de Krems, Stalag XVII B, en Autriche. En mars 1941, il est transféré au Stalag XII A, à Limbourg. Le 8 avril 1942, il s’évade, mais est repris le lendemain à la gare de Stuttgart. Fin avril, il est envoyé en convoi au camp de Rawa Ruska, en Ukraine. En juillet 1942, il est transféré au camp de Kobierzyn, au sud de Cracovie, dans un convoi formé de sous-officiers refusant de travailler en kommando en Allemagne. Le 8 août 1944, les prisonniers sont transférés en Autriche, dans un bloc spécial du camp de Markt-Pongau. Jean Dupont de Dinechin sera libéré le 7 ou 8 mai 1945 par les troupes américaines. Il présidera l’association « Ceux de Rawa-Ruska » à partir de 1996, jusqu’en 2003. A l’Institution Sainte-Marie de Riom, surnommé Chin Chin, il enseigne le latin et le français. Là, il fait vivre l’esprit mariste : « inconnus et cachés dans le monde, c’est le moyen de faire le bien ». Médaille des Evadés, Médaille des Internés de la Résistance, Médaille des Combattants Volontaires de la Résistance, Croix du Combattant, Palmes Académiques.
    • Philippe Dupont de Dinechin (1924-1948) Saint-Cyrien, Scout routier, lieutenant au 6ème régiment d’infanterie coloniale, il fait campagne au Tonkin à la tête d’une section du deuxième bataillon, tout au long de l’année 1947, participant aux opérations de dégagement d’Hanoi et de sa région. Le 15 janvier 1947, il est blessé. Il commande successivement plusieurs postes avancés, notamment celui du bac des quatre colonnes. Il se fait particulièrement remarquer le 9 octobre et le 24 novembre au cours d’engagements autour de Sontay et dans la région du Day. Le 30 janvier 1948, il tombe à Minh-Kha, gravement blessé. Il succombe à l’hôpital de Hanoï le 1er février 1948. Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre des TOE.
    • Bernard Dupont de Dinechin, né en 1931, Saint-Cyrien, il participe à la campagne d’Indochine et au maintien de l’ordre en Algérie, où il est blessé. Officier de Cavalerie, il commande le 503ème régiment de chars. Il est l’adjoint du commandant de la 7ème division blindée à Besançon. Général d’Armée, Major de l’Armée de Terre, Inspecteur Général des armées.
    • Olivier Dupont de Dinechin, né en 1936, Polytechnicien, prêtre de la Compagnie de Jésus et théologien, il a suivi pas à pas les développements de la bioéthique, dans des postes de responsabilité et de conseil. Prêtre depuis 1968, membre du département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres, Enseignant émérite de la faculté de théologie des Jésuites à Paris, Olivier de Dinechin a été directeur au Centre culturel et spirituel de La Baume (Aix-en-Provence). Ancien rédacteur en chef des Cahiers de l'Actualité religieuse et sociale, il a été délégué de l'Episcopat français pour les questions morales concernant la vie humaine de 1985 à 1994, membre du Conseil national du sida de 1989 à 1993, membre du Comité Consultatif National d'Ethique de 1990 à 1998, puis de 2002 à 2007. Olivier de Dinechin est l’auteur de très nombreuses publications, parmi lesquelles au Centurion : "Le défi génétique", "Présente Eglise" et "En marche les chrétiens".
    • Yves Dupont de Dinechin (1938-2013), Polytechnicien, Génie Maritime, haut fonctionnaire de défense. Il a été conseiller du ministre de l’industrie du Sénégal, directeur de l’Arsenal de Papeete, Président de la Société Amicale du Génie Maritime.
    • Renauld Dupont de Dinechin, né en 1958, il est ordonné prêtre en 1988 pour l’archidiocèse de Paris, après avoir suivi des études supérieures de théologie à l’Institut d’Etudes théologiques de Bruxelles. En 1995, il est postulant à l’Institut séculier Notre-Dame de Vie, pour lequel il prononce ses vœux perpétuels en 2002. Renauld Dupont de Dinechin est nommé et consacré évêque auxiliaire de Paris en 2008 ; il est depuis membre de la commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Eglise en responsabilité pour la pastorale des migrants et vicaire général de l’archidiocèse de Paris. Le 30 octobre 2015, il est nommé évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin.

    Possessions[modifier | modifier le code]

    Hôtel Dupont à Charlieu. Il est situé au 12, rue Charles de Gaulle (ancienne rue Mercière). L’Abbé Henri Monot en parle en ces termes : « La famille Dupont possédait à Charlieu plusieurs hôtels, dont l’un situé au 12 de la rue Mercière, conserve de beaux vestiges. Dans une cour intérieure, sur un entablement dorique avec corniche, métopes et triglyphes, on voit les armes et les initiales entrelacées de la famille. La porte est l’œuvre de la Renaissance, la plus belle qui soit à Charlieu. Au-dessus de l’arc en plein cintre, de part et d’autre d’un claveau orné d’une figure de héros antique, deux déesses ont la grâce des pures création de Jean Goujon » [13]. La porte décrite par l’abbé Monot a été photographiée par Félix Thiollier. Elle ne se situe pas sur la rue, mais dans la cour intérieure de ce petit hôtel particulier, qui a été fortement transformé. L’hôtel Dupont n’appartient plus à la famille Dupont de Dinechin.

    Le Liesme. Ce fief, qui passe de mains en mains dans les familles notables de Charlieu, est aujourd’hui un hameau de la commune de Saint-Bonnet de Cray, situé au nord de Charlieu. « La terre du Liesme consistait en trois domaines et métairies, dont l’une appelée Liesme, avec justice haute, moyenne et basse, cens et servis, rentes nobles »[14] depuis son origine jusqu'en 1789 .

    Pierrefay (orthographié aujourd’hui Pierrefaix), est un château situé à Saint-Nizier sous Charlieu, à l’Ouest de Charlieu. Ce domaine, acquis entre 1617 et 1634 par Philibert Dupont, a probablement été revendu par son fils.

    Briaille(s) est un fief situé sur la commune actuelle de Ligny-en-Brionnais.

    Egrivay. Ce fief est situé à l’ouest de Charlieu. Il fut d’abord la propriété des bénédictins de Charlieu. Au XVème siècle, il passa aux La Ronzière, qui occupaient de hautes fonctions à Charlieu. Par alliance, il revint à la famille Dupont, puis au 18ème siècle aux Dutreyve, toujours par alliance. En 1832, François Debay en devint propriétaire. C’est aujourd’hui un hameau qui porte le nom des Egrivets. La maison a beaucoup d’allure et la « grange » qui la jouxte démontre l’importance du domaine.

    Dinechin : le château de Dinechin est une maison forte située entre Fleury-la-Montagne et Saint-Bonnet de Cray. La maison possède des constructions anciennes datant du 14ème siècle : elles consistent en un pavillon central flanqué de deux tours aux toits initialement très aigus, mais abaissés à la Révolution. L’ensemble est lui-même enclos dans un rectangle de murs marqué de quatre tours aux angles. Il y a à Dinechin une chapelle domestique bâtie en 1664 et dédiée à Saint Roch. C’est en 1570 que Philibert Geoffroy du Petit-Bois réunit en ses mains la pleine propriété de Dinechin. A la mort de Jérôme, son fils, en 1631, Philibert Dupont se porte acquéreur de Dinechin, qu’il achète aux enchères. Le 24 novembre 1647, sa veuve, Louise de la Ronzière, vend Dinechin à son cousin Jean Donguy, écuyer, Conseiller et Secrétaire du Roi, « de la Maison et de la Couronne de France et de ses Finances », Le fils de Philibert Dupont, Gaspard, rachète Dinechin le 30 mars 1665, par acte passé à Roanne devant Maître Forest, des mains de Jean-Marie Donguy, écuyer, Seigneur d’Origny, de Dinechin, écuyer ordinaire du Roi, donataire de Jean Donguy. Depuis cette date et jusqu’à aujourd’hui, Dinechin appartient sans discontinuité à la famille Dupont de Dinechin.

    Champvigny est un petit château du XVIIIème situé à Chambilly.

    Les Essarts : Une seule trace ancienne de cette maison à été retrouvée aux archives de Chartres. En 1525, elle appartenait à un certain Charles de la Ferrière. En 1850, cette propriété est acquise par Louis-Edouard Besson, Pair de France, marié à Elisabeth Cousin de Méricourt. Leur fille, Palmyre-Anaclette, épouse Alexandre-André de Provigny. Sans descendance, ils lèguent le château des Essarts à Suzanne-Charlotte Testot-Ferry, épouse de Philibert Dupont de Dinechin.

    Villefrancon. Le Château de Villefrancon est une Maison-forte attestée dès le 13e siècle, qui était implantée sur une terrasse sans doute circulaire, ceinte de trois fossés concentriques en eau. Cet édifice fut certainement brûlé en 1636 par les Suédois de Saxe-Weimar. Le château actuel fut bâti sur ces ruines en 1713-1714, par l'architecte Claude-Antoine Aillet. Au cours du 18e siècle des dépendances agricoles furent ajoutées, ainsi que des ponts et des portails. L'ensemble actuel, entouré d'une des douves conservées, se compose d'un logis rectangulaire sur une terrasse, de quatre bâtiments principaux de dépendances agricoles et de diverses annexes. L'absence de décor en façade est représentative de nombreuses constructions civiles du début du 18e siècle dans la région.

    Armes, blasons devises[modifier | modifier le code]

    D'azur au pont d'or de trois arches, maçonné de sable et au lion d'or armé et lampassé de gueules, tenant une hache d'armes d'or, et regardant un soleil d'or naissant à dextre, une étoile d'or mise un peu en pointe à sénestre. Certains armoriaux mentionnent une étoile d'argent. Parfois cette étoile est omise. Timbre : Casque d'Ecuyer, lambrequins aux couleurs de l'écu, support :deux aigles de sable armées et becquées de gueules[15].

    Alliances[modifier | modifier le code]

    Les principales alliances de la famille Dupont de Dinechin sont : 1555 Chaulmejean de Fourilles, Quarré de Romay, 1608 La Ronzière, 1643 Le Mulier, 1644 Hédelin, 1646 ? Livet, 1659 et 1771 Du Ryer, 1662 Roland de la Duerie, 1666 Tillard de Tigny, 1713 Dumont, 1739 Chaulce de Faverges, 1797 Gontier, 1850 Favre, 1879 Testot-Ferry, 1886 Bovis, 1887 Vyau de Lagarde, etc. Autres alliances : Martinière, Le More, Dupuy de Claines, Verchère de Reffye, Grégaine, Terrion, Dutreyve, Perroy, Montrichard, Donguy, Bouthier de la Tour, etc.

    Notes et références[modifier | modifier le code]

    1. Régis Valette, Catalogue de la Noblesse française, année 1989, p. 77.
    2. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles française anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 15, page 116/117.
    3. Jacques Severt, De Chronologia historica successionis hierarchicae illustrissimorum archiantistitum Lugdunenesis archiepiscopatus, Galliarum primatus ; necnon latior illustrissimae ecclesia cathedralis, et caeterarum dioeceseos Lugdunensis historia, Lyon, Rigaud, 1628
    4. Etienne Fournial, Charlieu, Des Origines à l'Aurore Des Temps Modernes, Association pour la Connaissance de Charlieu, 1985, p. 289
    5. Echo sur le sac et la prise de Charlieu, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k79775d.r=.langEN, 1590
    6. Cette union entre Gilbert de Chaulmejean et Benoite Dupont est aussi évoquée dans les mémoires du Maréchal de Bassompierre : https://fr.m.wikisource.org/wiki/Journal_de_ma_vie_(Bassompierre)/Texte_entier2#cite_ref-970
    7. Généalogie de la Maison de Quarré : Notice historique et généalogique sur la famille Quarré de Bourgogne et ses diverses branches, Lyon, Imprimerie X. Jevain, Rue François Dauphin, 18, 1895, p.119 [[1]]
    8. Sur André Du Ryer, voir l'ouvrage suivant : Alastair Hamilton, Francis Richard, André Du Ryer and Oriental Studies in Seventeenth-century France, Arcadian Library in association with the Oxford University Press, 2004
    9. http://www.archinoe.net/cg42/visualiseur/visu_affiche.php?PHPSID=b1043a8c7457e5dbbf90c2efb44a1833&param=visu_0&page=1
    10. Jean-Baptiste de Sevelinges, Histoire de la ville de Charlieu, Durand & Brun, 1856,version rééditée par les Editions du Bastion, p.320
    11. Cette anecdote est racontée dans Monographies des Villes et Villages de France, Le Charollais et le Brionnais, Le Frère Maxime, Res Universis, Paris, 1993, p. 112
    12. Ce fait d’armes est rapporté dans trois numéros successifs de « l’Illustration » : n°3759 du 20 mars 1915, 3760 du 27 mars 1915 et 3761 du 3 avril 1915
    13. Abbé Henri Monot, Charlieu, Le Livre d’Histoire, Paris, 2003, p.52, Ill. 70
    14. Jean-Baptiste de Sevelinges, Histoire de la ville de Charlieu, Durand & Brun, 1856, version rééditée par les Editions du Bastion, p.324
    15. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles française anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 15, page 116/117.

    Bibliographie[modifier | modifier le code]


    Article connexe[modifier | modifier le code]