Léon Serpollet

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Léon Serpollet
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Léon Serpollet en 1900.

Naissance
Culoz
Décès (à 48 ans)
Paris
Nationalité Drapeau : France Française
Profession
Industriel fondateur de « Serpollet frères et Cie » et Gardner-Serpollet
Mr et Mme Léon Serpollet ensemble en 1900.
Léon Serpollet après son record du monde de vitesse en avril 1902, avec madame.
grande sculpture avec un homme au centre, sur son véhicule, étendant les bras et recevant les félicitations
Statue monumentale de Léon Serpollet par Jean Boucher, inaugurée en 1911 au milieu de la place Saint-Ferdinand, Paris 17e
Léon Serpollet et Ernest Archeadon lors du premier trajet automobile Paris-Lyon en 1890.
Léon Serpollet vainqueur de sa troisième Coupe Rothschild avec son "Torpilleur", à Nice (1903).
Autorisation de circuler délivrée le 17 avril 1891 à Paris[1].
Le Chah de Perse Mozaffaredin Shah au bois de Boulogne pour la course du kilomètre (septembre 1902, vainqueur Serpollet).

Léon Serpollet ( à Culoz - (à 48 ans) à Paris) est un industriel français, pionnier de l'automobile, constructeur de la première automobile industrielle à vapeur et fondateur des industries « Serpollet frères et Cie » et Gardner-Serpollet.

Vie et carrière[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu de petits artisans menuisiers de l'Ain, il contribue dans les années 1880 à la mise au point du premier générateur à vaporisation instantanée, inventé par son frère aîné Henri (1848-1915) et breveté en 1881.

C'est à Léon que revient d'avoir trouvé, en la personne de l'industriel Larsonneau, un partenaire enthousiaste qui l'aide à créer en 1886 la Société des Moteurs « Serpollet frères et Cie » et à ouvrir des ateliers rue des Cloÿs à Paris, dans le 18e arrondissement.

Les premiers bénéfices permettent à Léon d'entreprendre la construction d'une automobile. Ce sera la première fois, en 1888, qu'un tel projet convainc des investisseurs : le tricycle à vapeur Serpollet est la première automobile industrielle, et les commandes sont nombreuses.

De nombreuses automotrices à vapeur, ancêtres des autorails, sont également propulsées par des moteurs à vapeur Serpollet, en collaboration avec Decauville et Buffaud-Robatel principalement.

Un certain Armand Peugeot, constructeur de bicyclettes dans le Doubs, achète des moteurs Serpollet pour équiper le premier modèle de sa marque : Peugeot Type 1. Mais, comme d'autres constructeurs, il passe au tout nouveau moteur à combustion interne.

L'automobile à vapeur reste cependant en lice jusque peu avant la Première Guerre mondiale et se défend bien : c'est une Gardner-Serpollet, appelée l'Œuf de Pâques qui pulvérise de près de 15 km/h le Record de vitesse terrestre détenu depuis trois ans par Camille Jenatzy sur voiture électrique, entre les mains de Léon à 120,8 km/h, sur la promenade des Anglais de Nice un 13 avril 1902.

En 1898, Léon Serpollet et Franck Gardner se rencontrent et s'associent en créant l'industrie d'automobiles à vapeur franco-américaine Gardner-Serpollet. Serpollet devient alors aussi Président du Moto-Club de France[2].

Léon Serpollet décède en 1907, à l'âge de 48 ans. Il est inhumé en grande pompe. Il ne connaît pas l'abandon de la vapeur pour les automobiles. Son frère Henri, resté dans l'ombre, lui survit huit années.

Victoires personnelles[3][modifier | modifier le code]

  • 1901: kilomètre lancé et mille départ arrêté de la terrasse de Deauville (Coupe de l'Auto-Vélo);
  • 1901 à 1903: Coupe Rothschild du kilomètre départ lancé, dans le cadre de la Semaine -ou Quinzaine- de Nice[4],[5];
  • 1902: Coupe de Caters (Quatre Chemins), sur Serpollet steamer 20 hp (course de côte sur la route de la Corniche, à la Semaine automobile de Nice);
  • 1902: kilomètre de Bexhill-on-Sea, sur Serpollet steamer 20 hp[6];
  • 1902: Course du kilomètre lancé au bois de Boulogne (devant le Chah d'Iran)[7];
  • 1904: Course de côte de Val-Suzon (Dijon), sur Serpollet steamer 9 hp.

(autres participations: Paris-Bordeaux-Paris en 1895 et Paris-Berlin en 1901[8], également 2e du concours de Laffrey de l'AC Dauphinois dont il est membre en 1902[9].)

Les voitures Gardner-Serpollet steamer aussi remportent plusieurs courses de côte en Angleterre entre 1902 (1) et surtout 1903 (5), ainsi qu'en France celles de Gaillon notamment, en 1902 à deux reprises entre les mains d'Hubert Le Blon. La première victoire en courses de côte est à attribuer à Barbereau en 1901, un 24 novembre lors de la première des deux courses de côte de Monrepos (Bordeaux), pilote y récidivant quelques jours plus tard toujours sur sa Gardner-Serpollet 6hp steamer.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Le 17 avril 1891, Léon Serpollet et Avezard fils, obtiennent le second permis de circulation dans Paris[1] (le tout premier avait été accordé en 1875 à Amédée Bollée par le ministre Caillaud), à condition de rouler à moins de 16 kilomètres à l'heure. Ce document peut être considéré comme le premier permis de conduire français, si ce n'est mondial.

Louis Renault, futur industriel alors enfant, a rencontré Léon Serpollet et visité son atelier, rue des Cloÿs à Paris. Louis Renault a bénéficié d'une promenade sur un véhicule de Léon Serpollet.

Hommage[modifier | modifier le code]

Un square Léon-Serpollet a été créé en 1991 à la place de son atelier dans le 18e arrondissement de Paris.

Automobiles Serpollet[modifier | modifier le code]

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Automotrices Serpollet[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Léon Serpollet vers 1900.
  1. a et b Ernest Laut Il y aura bientôt cinquante ans... Le premier permis de conduire, Le Monde illustré, 9 septembre 1939.
  2. "Le Critérium de l'Alcool", Le Sport universel illustré, 1900, p.703.
  3. Hill Climb winners: 1897-1904.
  4. "1903 Jules Beau" (tome 20).
  5. La Vie au Grand Air du 18 avril 1903, p.247.
  6. La Vie au Grand Air du 14 juin 1902, p.394.
  7. La Vie au Grand Air du 13 septembre 1902, p.615.
  8. Participations en courses automobiles des voitures Serpollet entre 1894 et 1902 (parmi les pilotes desquelles Hubert Le Blon est encore à citer).
  9. La Presse (11 août 1902, n°3725, p.4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]