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Tricarico

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Tricarico
Tricarico
Blason de Tricarico
Armoiries
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Basilicate Basilicate 
Province Matera  
Maire Paolo Paradiso
Code postal 75019
Code ISTAT 077028
Code cadastral L418
Préfixe tél. 0835
Démographie
Gentilé tricaricesi
Population 4 640 hab. (30-09-2025[1])
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 37′ 00″ nord, 16° 09′ 00″ est
Altitude 698 m
Superficie 17 816 ha = 178,16 km2
Divers
Saint patron San Potito
Fête patronale 14 janvier, 21 juillet
Localisation
Localisation de Tricarico
Localisation dans la province de Matera.
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Tricarico
Liens
Site web Site officiel

Tricarico est une commune de la province de Matera, en Basilicate, dans le sud de l'Italie. Elle abrite l'un des centres historiques médiévaux les mieux préservés de Lucanie.

Géographie

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La commune se situe à 53 km à l'ouest de Matera.

L'origine du toponyme Tricarico n'est pas connue avec certitude. Si le préfixe semble aisément dériver du grec τρία (« trois »), la deuxième partie du nom, si l'on retient l'hypothèse helléniste, proviendrait soit de κάρα, cara (« tête, crâne »), c'est-à-dire « lieu tricéphale », ou bien de akron, akra, qui, de l'Antiquité à l'époque médiévale, désignaient aussi bien un sommet qu'une citadelle, conférant à Trikarikon le sens de « trois citadelles »[2]. Les pistes tendant vers cette dernière sont plus concluantes si l'on admet que les trois citadelles désignent justement les sites du château arabe de Saracena (ixe siècle) au nord, du kastron byzantin (xe siècle, renforcé par les Normands et les Hohenstaufen aux xiie et xiiie siècles) au sud, et enfin du palais ducal (xive siècle) au centre, probablement tous déjà fortifiés avant les occupations successives.

Dans la commune de Tricarico se trouvent deux grandes agglomérations lucaniennes, Civita di Tricarico et Serra del Cedro, qui font l'objet de fouilles archéologiques, sous la direction d'Olivier de Cazanove et Stéphane Bourdin (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne). Civita di Tricarico est occupé de la fin du Ve siècle av. J.-C. au début du Ier siècle av. J.-C. À Serra del Cedro, on trouve une nécropole des viie et vie siècles av. J.-C. et un habitat fortifié des ive et iiie siècles av. J.-C.[3]

Du Moyen Âge à nos jours

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La date de sa fondation est inconnue, mais les premières traces documentées de son existence remontent à l'époque du duché lombard, dépendant du gastald de Salerne, avec la présence d'une citadelle fortifiée attestée en 849. Entre les ixe et xe siècles[4], Tricarico connaît la domination des Arabes qui la fortifient, puis devient une place forte (kastron) byzantine ; les Arabes y laissant des traces encore visibles dans les quartiers de Ràbata et Saracena. S'ensuit donc l'Empire byzantin, qui exerce une forte influence dans la culture et traditions tricariques à cette période. Les célébrations religieuses, notamment, ont suivi le rite grec jusqu'à la première moitié du XIIIe siècle. Depuis le Xe siècle, elle devient le siège du diocèse du même nom.

En 1048, les Normands d'Onfroi de Hauteville (Umfredo d'Altavilla) remportent une victoire sur les Grecs et prennent possession de Tricarico[5], donnée en fief au célèbre aventurier Robert Guiscard en 1080.

Illustration de Tricarico au xviiie siècle.

La commune appartient ensuite aux Sanseverino, la plus riche famille d'Europe à cette période, jusqu'en 1605. Cependant, un duc criblé de dettes décide de la mettre aux enchères malgré la prospérité de son domaine, riche en eau, en culture de céréales, en olivier et en bétails[réf. souhaitée]. Ainsi, Francesco Pignatelli, deuxième duc de Bisaccia, achète le territoire.

Mais quelques années plus tard, le site est revendu à Alessandro Ferrero dans un premier temps puis à son fils, qui s'occupe de Tricarico avec grand soin jusqu’en 1631, lorsqu'il décide de vendre à son tour le domaine à Ippolito Revertera, duc de Salandra qui va délaisser sa résidence de Miglionico pour le château de Tricarico, désormais connu sous le nom Palazzo Ducale (« palais ducal »). Sa succession se maintient jusqu'à l'abolition du féodalisme en 1806.

Administration

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Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2011 Raffaello Marsilio liste civique  
2011 2013 Antonio Melfi liste civique  
2013 2018 Angela Marchisella PD  
2018 2019 Antonio Melfi liste civique  
2019 2023 Vincenzo Carbone liste civique  
2023 en cours Paolo Paradiso centre gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Calle

Communes limitrophes

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Albano di Lucania (PZ), Brindisi Montagna (PZ), Calciano, Campomaggiore (PZ), Grassano, Grottole, Irsina, San Chirico Nuovo (PZ), Tolve (PZ), Vaglio Basilicata (PZ).

Tricarico entretient des jumelages avec les communes italiennes de Nusco[6], Scanzano Jonico, Samugheo[7] et Montescaglioso.

Lieux et monuments

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Le site archéologique s'étend sur 50 ha et est situé à la localité Civita. Il s'agit d'une agglomération lucanienne puis romaine, occupée du IVe au IIe siècle av. J.-C., dont certaines pièces ont livré des sols pavés de mosaïques. D'autres sites archéologiques sont présents sur le territoire de la commune de Tricarico, notamment aux localités Calle et Serra del Cedro (vie siècle av. J.-C.).

Lieux et monuments

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  • Cathédrale de Tricarico.
    Personnes déguisées à l'occasion du carnaval de Tricarico, qui se tient tous les ans en janvier.
    La cathédrale de Tricarico, dédiée à Santa Maria Assunta, construite par Robert Guiscard en 1061. Malheureusement l'architecture ancienne a peu à peu disparu à la suite des nombreuses restructurations effectuées pendant depuis le xvie siècle C'est dans cette église que Louis Ier d'Anjou fut couronné roi de Naples en 1383[8].
  • La tour normande de Tricarico, construite courant Xe siècle, mesure 27 mètres de haut et avait une fonction militaire affirmée jusqu'au XVIIe siècle.
  • Le couvent San Francesco d'Assisi, construit par la famille du comte de Sanseverino au XIVe siècle. Des œuvres du grand Pietro Antonio Ferro, artiste maniériste, sont observables à l'intérieur.
  • L'église Santa Chiara, construite avant le XVIIe siècle. Des fresques sur le Christ et sur la vie de la Vierge ornent les parois et la voûte de cette église[9].

Architecture religieuse

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  • Cathédrale de Tricarico (Cattedrale di Santa Maria Assunta)
  • Église et couvent Saint-François d'Assise (Chiesa e convento di San Francesco d'Assisi)
  • Église et couvent Saint-Antoine de Padoue (Chiesa e convento di S. Antonio di Padova)
  • Église et couvent du Carmel (Chiesa e convento del Carmine)
  • Église et monastère Sainte-Claire (Chiesa e monastero di S. Chiara)
  • Couvent Sainte-Marie des Grâces (Convento di S. Maria delle Grazie)
  • Palais épiscopal (Palazzo vescovile)
  • Église du Saint-Esprit (Chiesa dello Spirito Santo)
  • Église Sainte-Marie-des-Oliviers (Chiesa di S. Maria dell'Olivo)
  • Église de Sainte-Croix (Chiesa di Santa Croce)
  • Église Sainte-Marie des Lombards (Chiesa di S. Maria dei Lombardi)
  • Église de la Badia (Chiesa della Badia)
  • Église de la Trinité (Chiesa della Trinità)
  • Sanctuaire Notre-Dame de la Source (Santuario di S. Maria di Fonti)

Architecture militaire

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  • Tour normande (Torre normanna)
  • Palais ducal (Palazzo ducale), abrite le musée archéologique
  • Porte de la Fontaine (Porta Fontana)
  • Porte du Mont (Porta Monte)
  • Porte Sarrasine (Porta Saracena)
  • Porte de la Ràbata (Porta della Ràbata)
  • Porte des Boucheries (Porta delle Beccarie)
  • Porte Vieille (Porta Vecchia)

Personnalités liées à la commune

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Notes et références

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  1. [(it) Bilan démographique mensuel et population résidente, 2025, sur le site de l'ISTAT.
  2. Giovanni P. Daraio, Per la storia di Tricarico, Civita e Calle, Volume terzo, éditions G. Liantonio, Matera, 1954, pag. 37.
  3. Stéphane Bourdin, Lucas Aniceto, Corentin Voisin et Euan Wall, « Fouilles archéologiques à Serra del Cedro et Civita di Tricarico (Programme Ignobilia Oppida Lucanorum) (2022) », Bulletin archéologique des Écoles françaises à l’étranger,‎ (ISSN 2732-687X, DOI 10.4000/baefe.9838, lire en ligne, consulté le )
  4. (it) « Tricarico », sur Basilicata Turistica (consulté le )
  5. Chalandon (1907), t. I, chap. IV, p. 118.
  6. « Gemellaggio con Tricarico Tricarico (Mt) » [archive du ], sur www.poesiadelsud.it (consulté le )
  7. (it) Administrator, « Samugheo » [archive du ], sur www.lemaschereditricarico.it (consulté le )
  8. « Tricarico », sur www.bellitalie.org (consulté le )
  9. « Tricarico (Italie) ; guide touristique de la ville de Tricarico », sur www.italythisway.com (consulté le )

Liens externes

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