Transurban

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Transurban
Création 1996[1]
Fondateurs Jeff Kennett[2]
Kim Edwards[3]
Direction Scott Charlton (CEO)
Activité Réseaux de transports
Site web www.transurban.com

Transurban (ASX : TCL) est une entreprise australienne de gestion d'infrastructures de transport qui fait partie de l'indice S&P/ASX 50.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1995, le gouvernement de l'état du Victoria, alors fortement endetté, confie la construction de deux nouvelles autoroutes, les Western Link et South Link (nommés CityLink), à Transurban, consortium publique/privé créé pour l'occasion. Transurban obtient de l'état du Victoria le droit de faire payer ces réseaux routiers jusqu'en 2034[4]. La construction du CityLink est mené par le premier CEO de l'entreprise, Kim Edwards. Le futur contrôle de Transurban s'est établi dans les premières clauses liées à la construction de CityLink : Transurban peut demander des compensations si tout autre projet de transport vient concurrencer directement ou indirectement l'offre de CityLink[3].

En 1996, l'entreprise ouvre son capital au public et collecte $500 millions[3].

CityLink démarre ses opérations en 1999[3].

En mai 2010, Transurban procède à l'acquisition du Lane Cove Tunnel, un tunnel de 3,6 kilomètres situé au nord de Sydney, pour $569,5 millions[5].

Sur l'exercice de l'année 2013, Transurban n'a payé que $3 millions d'impôts malgré un chiffre d'affaires de $1 milliard, ce qui s'explique par les forts emprunts bancaires de l'entreprise ($6,8 milliards) dont le remboursement est fiscalement déductible[6].

En avril 2014, Transurban, Australian Super et Tawreed (filiale d'Abu Dhabi Investment Authority), acquièrent Queensland Motorways pour 6,6 milliards de dollars. Transurban détient à la suite de cette acquisition 62,5 % du réseau routier de Queensland Motorways, Australian Super 25 % et Tawreed 12,5 %[7]. Cet achat concerne un complexe routier d'un total de 70 kilomètres[8]. En novembre 2015, le même consortium mené par Transurban débourse $1,9 milliards pour l'acquisition de l'AirportlinkM7, un tunnel de 6,7 kilomètres inauguré courant 2012 et reliant directement le centre des affaires de Brisbane à l'aéroport. La somme déboursée ne représente que 51 % du coût de construction du tunnel[9].

Réseaux routiers[modifier | modifier le code]

Transurban gère plusieurs réseaux routiers en Australie et dans l'est des États-Unis[1] :

Australie
  • Melbourne, Victoria :
    • CityLink (100 %)
  • Sydney, Nouvelle-Galles du Sud :
    • M2 (100 %)
    • Lane Cove Tunnel (100 %)[5]
    • Cross City Tunnel (100 %)
    • Eastern Distributor (75,1 %)
    • Westlink M7 (50 %)
    • M5 South West (50 %)
  • Brisbane, Queensland (à la suite de l'acquisition de Queensland Motorways[7]) :
    • Gateway Motorway (62,5 %)
    • Logan Motorway (62,5 %)
    • CLEM7 (62,5 %)
    • Go Between Bridge (62,5 %)
    • Legacy Way (62,5 %)
    • AirportlinkM7 (62,5 %)[9]
États-Unis
  • Virginie :
    • 495 Express Lanes (100 %)
    • 95 Express Lanes (100 %)

En 2016, Transurban détient un quasi-monopole sur le réseau routier payant dans les grandes villes australiennes, contrôlant 13 des 15 autoroutes payantes à Melbourne, Sydney et Brisbane. En 2015, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de $1,5 milliards pour un bénéfice net de $577 millions[2].

Direction[modifier | modifier le code]

  • 1996 - 2008 : Kim Edwards[3]
  • 2008 - 2012 : Chris Lynch[10]
  • Depuis 2012 : Scott Charlton

Controverses[modifier | modifier le code]

En mars 2016, alors que Transurban annonce son intention de rendre payantes toutes les routes gérées par l'entreprise, le fondateur de Transurban, Jeff Kenett, dénonce le projet, expliquant que les contribuables seront les grands perdants de cette mesure[2]. Avec CityLink, Transurban a généré $5,78 milliards de revenus depuis son ouverture, et devrait en générer un total de $20 milliards à l'horizon 2034, alors que sa construction n'aura coûté que $1,8 milliards[3]. Pour le CEO Scott Charlton, il est essentiel d'appliquer des tarifs appropriés pour que le trafic dans les grandes villes australiennes ne deviennent pas comme celui de Mexico City[11]. Transurban pose alors la question du bénéfice des partenariats publiques/privés qui créent des mastodontes des affaires au détriment des intérêts des contribuables. En 2015, les actionnaires de Transurban ont été rémunérés plus de $700 millions en dividendes[3]. Pendant ses 4 années à la tête de l'entreprise, Chris Lynch a été rémunéré un total de $21 millions, et le CEO depuis 2012, Scott Charlton, est lui payé $4,9 millions par an[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Our business », sur Transurban.com (consulté le 29 mai 2016)
  2. a, b et c (en) Ben Schneiders et Royce Millar, « Toll giant Transurban wants to charge for all roads », sur Smh.com.au,‎ (consulté le 29 mai 2016)
  3. a, b, c, d, e, f et g (en) Royce Millar et Ben Schneiders, « Transurban: the making of a monster », sur Theage.com.au,‎ (consulté le 29 mai 2016)
  4. (en) Jeff Kenneth, « We need some transparency on Transurban and Western Distributor project », sur Heraldsun.com.au,‎ (consulté le 29 mai 2016)
  5. a et b (en) Bill Lindsay, « Transurban To Buy Lane Cove Tunnel », sur Wsj.com,‎ (consulté le 29 mai 2016)
  6. (en) Michael West, « Transurban pays just $3 million tax, despite collecting $1 billion in tolls », sur Smh.com.au,‎ (consulté le 29 mai 2016)
  7. a et b (en) Swati Pandey, « Transurban in $6.6 billion deal to buy Queensland Motorways », sur Reuters.com,‎ (consulté le 29 mai 2016)
  8. (en) Brett Foley, « Transurban Group Buys Queensland Motorways for A$7.1 Billion », sur Bloomberg.com,‎ (consulté le 29 mai 2016)
  9. a et b (en) Jenny Wiggins, « Transurban M&A spree over after $1.9bn Airport Link buy, CEO says », sur Smh.com.au,‎ (consulté le 29 mai 2016)
  10. a et b (en) Anne Wright et Mitchell Toy, « Transurban executives pocket more than $16 million in salaries », sur Heraldsun.com.au,‎ (consulté le 29 mai 2016)
  11. (en) Matt O'Sullivan, « Sydney faces congested roads akin to Mexico City without user pays: Transurban », sur Smh.com.au,‎ (consulté le 29 mai 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]