Thomas Lacoste

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Thomas Lacoste
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Ouverture de la soirée Penser Critique par Thomas Lacoste le 11 avril 2012 à la Maison des Métallos (Paris)

Nom de naissance Thomas Lacoste
Naissance (45 ans)
Bordeaux, Gironde, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Éditeur
Films notables Notre Monde (2013)
Ulysse clandestin (2010)
Les mauvais jours finiront (2009)
Universités, le grand soir (2007)
Réfutations (2007)
Rétention de sûreté, une peine infinie (2008)

Thomas Lacoste, né le à Bordeaux dans le département de la Gironde en France, est un réalisateur, scénariste, producteur et éditeur de nationalité française. Réalisateur de six longs-métrages qu'il qualifie de ciné-frontières[1] associés au genre du cinéma d'auteur. Il vit et travaille dans le 10e arrondissement de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1994, il fonde et dirige la revue internationale de pensée critique Le Passant Ordinaire[2] où interviennent, entre autres, Étienne Balibar, Daniel Bensaïd, Pierre Bourdieu, Judith Butler, Cornelius Castoriadis, Noam Chomsky, David Grossman, Axel Honneth, Francis Jeanson, Naomi Klein, Rem Koolhaas, Ken Loach, Le Sous-commandant Insurgé Marcos, Wu Ming, Jean-Luc Nancy, Toni Negri, Edward Saïd, José Saramago, Paco Ignacio Taïbo II ou encore Immanuel Wallerstein.

En 1997, il fonde et dirige les Éditions du Passant[3] où sont notamment publiés Étienne Balibar, Patrick Baudry, Claude Corman, Jean-Marie Harribey, Hugues Jallon, Guillaume Le Blanc, Emmanuel Renault et Patrick Rödel.

De 1999 à 2004, il fonde et dirige à Bordeaux le festival transdisciplinaire de créations contemporaines les RIO, Rencontres Internationales de l’Ordinaire [Cinémas, Littératures & Sciences Humaines][4] en collaboration avec le cinéma Utopia.

En 2006, il initie et coordonne L'Autre campagne[5] au côté du physicien Georges Debrégeas, vice-président de Sauvons La Recherche, soutenu par les résistants Lucie Aubrac et Raymond Aubrac qui préfaceront l'ouvrage collectif[6] en parallèle de la campagne présidentielle 2007.

En 2007, il réalise le film Réfutations (voir le film [3]), entre les deux tours des élections présidentielles françaises. Celui-ci réunit seize chercheurs et militants qui portent une analyse critique sur le programme du candidat Nicolas Sarkozy. Interviennent dans ce film Jeanne Balibar (comédienne), Monique Chemillier-Gendreau (juriste), Anne Debrégeas (Fédération Sud-Energie), Eric Fassin (sociologue), Hélène Franco (magistrate, Syndicat de la magistrature), Susan George (économiste), Michel Husson (économiste), Bruno Julliard (Unef), Christian Lehmann (médecin), Nacira Guenif-Souilamas (sociologue), Thomas Heams (biologiste, Convention pour la 6è République), Richard Moyon (Réseau Education Sans Frontière), Thomas Piketty (économiste), Emmanuel Terray (ethnologue), Louis-Georges Tin (maître de conférence, CRAN) et Alain Trautmann (biologiste, Sauvons la Recherche !).

La même année, il réalise le film Université, le grand soir (voir le film [4]) qui va accompagner les mobilisations entre 2007 et 2009 contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (loi LRU ou loi « Pécresse », du nom de la ministre de la recherche du gouvernement Fillon (UMP), promulguée le 10 août 2007).

Toujours en 2007, il a réalisé le blog filmique Portraits d’idées sur la campagne présidentielle française pour le quotidien Libération.

En 2008, il crée et dirige depuis La Bande Passante, réseau international de pensées critiques, de pratiques alternatives et de créations contemporaines[7].

Cette même année, il réalise le film ciné-frontières[1] Rétention de sûreté, une peine infinie (voir le film [5])   qui s’oppose fermement à la loi du même nom adoptée le 25 février 2008. Dans ce film, huit intervenants (praticiens, militants et chercheurs) prennent la parole pour déconstruire le populisme pénal et constitutionnel sous-jacent à la loi qui méprise les principes supérieurs du droit.

En 2009, il réalise le film ciné-frontières[1] Les mauvais jours finiront, 40 ans de justice en France (voir le film [6]) dans le cadre du quarantième anniversaire du Syndicat de la magistrature.

En 2010, il réalise le film ciné-frontières[1] Ulysse clandestin ou les dérives identitaires (voir le film [7]) et le court métrage introductif Il fut des peuples libres qui tombèrent de plus haut[8] pour s’opposer à la création du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale qui sera supprimé quelques mois après, le 13 novembre 2010. Participent à ce film les historiens Pap Ndiaye (EHESS), Gérard Noiriel (EHESS), Tzvetan Todorov (CNRS) et Sophie Wahnich (CNRS), les anthropologues Michel Agier (EHESS), Marcel Detienne (EPHE), Françoise Héritier (Collège de France) et Emmanuel Terray (EHESS), les sociologues Luc Boltanski (EHESS) et Eric Fassin (ENS), tous membres du Collectif pour la suppression du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, la danseuse et chorégraphe Latifa Laâbissi et la comédienne et metteur en scène Anaïs de Courson.

En 2011, il écrit le scénario Chronique du possible, un diptyque en quatre actes, pour saluer la révolution tunisienne.

En 2012, les éditions Montparnasse consacrent un coffret à 47 de ses films (24h), intitulé Penser critique, kit de survie éthique et politique pour situations de crise[s].

Une rétrospective marquante est consacrée à ses films ciné-frontières[1] du 19 mars au 23 avril 2012 au cinéma Reflet Médicis à Paris.

En 2013 son dernier film (voir la Bande-annonce [8]) ciné-frontières[1] Notre Monde (voir le site dédié au film [9]) sort dans les salles française le 13 mars (voir les retours des spectateurs [10]) et dans les salles suisses le 11 décembre. Autour du film[9] s’organise un peu partout en France plus de 130 débats publics[10] auxquels participera Thomas Lacoste. Décrit comme « nettement orienté à gauche », Les Inrockuptibles évoquent à son propos « un projet cinématographique sortant de l’ordinaire. Faire dialoguer en un même lieu autant de paroles diverses est déjà une rareté en soi. Mais filmer ces idées et ces discours en les incarnant et faire advenir à l’écran leur complexité, leur cheminement, leur limpidité, leur utilité, c’est un spectacle extraordinaire. »[11]

En mai 2014, il rassemble une série de ciné-entretiens sous le nom de Travail et Luttes sociales (voir les films [11]) en libre accès. Cette série d’entretiens croise les regards de philosophes, de sociologues, de psychiatres, de juristes et de syndicalistes sur la centralité du travail dans les questions sociales.

À l’automne 2015, il dirige à Toulouse un Chantier nomade cinéma sur le thème Frontière-s.

En 2016, il écrit le scénario de sa prochaine fiction, un long métrage intitulé La Forêt des signes.

Entre 2007 et 2017, il réalise une soixantaine de ciné-entretiens où interviennent notamment les philosophes Étienne Balibar, Hourya Bentouhami, Barbara Cassin, Elsa Dorlin, Jean-Luc Nancy, Toni Negri, Bertrand Ogilvie, Immanuel Wallerstein, les sociologues Luc Boltanski, Laurent Bonelli, Robert Castel, Bernard Convert, Keith Dixon, Éric Fassin, Nacira Guénif-Souilamas, Jacqueline Heinen, Bernard Lahire, Christian de Montlibert, Frédéric Neyrat, Sophie Pochic, les anthropologues Michel Agier, Marcel Detienne, Françoise Héritier, Emmanuel Terray, les historiens Jean Bérard, Christophe Charle, Pap Ndiaye, Gérard Noiriel, Tzvetan Todorov, Sophie Wahnich, les médecins, psychiatres et psychanalystes Christophe Dejours, André Grimaldi, Christian Lehmann, Alain Mercuel, Daniel Zagury, les économistes François Chesnais, Thomas Coutrot, Michel Husson, Thomas Piketty, les juristes Monique Chemillier-Gendreau, Jean-Pierre Dubois, Bastien François, Danièle Lochak, les magistrats Eric Alt, Matthieu Bonduelle, Jean-Pierre Boucher, Patrice de Charette, Aïda Chouk, Hélène Franco, Simone Gaboriau, Patrick Henriot, Hervé Lourau, Pierre Lyon-Caen, Emmanuelle Perreux, Renaud Van Ruymbeke, Alain Vogelweith, les avocats Robert Badinter, Christian Charrière-Bournazel, les syndicalistes ou militants Anne Debrégeas, Richard Moyon, Charles Piaget, Daniel Steinmetz, Louis-Georges Tin, les biologistes Thomas Heams, Alain Trautmann, le cinéaste Jean-Luc Godard, la danseuse Latifa Laâbissi, les comédiennes Jeanne Balibar, Anaïs de Courson, Marianne Denicourt, les écrivains Michel Butel, Susan George, Christophe Mileschi, Marie Ndiaye, etc.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Thomas Lacoste est le fils du militant d'extrême gauche Bernard Lacoste et de l’enseignante spécialisée Marguerite Lacoste (née Gire). Il est le père du rugbyman aux cinq titres de champion de France[12], Peyo Lacoste, dont la mère est la bibliothécaire Dominique Dat, de Cerise (Diotime) Lacoste-Ravez, dont la mère est l’angliciste beckettienne Stéphanie Ravez, et de Baruch (Artavazd) Lacoste-Paratian, dont la mère est la productrice Julie Paratian.

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

  • 2007 : Réfutations, à l'occasion de la présidentielle 2007
  • 2007 : Universités, le grand soir
  • 2008 : Rétention de sûreté, une peine infinie
  • 2009 : Les mauvais jours finiront, 40 ans de justice en France
  • 2010 : Ulysse clandestin ou les dérives identitaires
  • 2012 : Coffret DVD Penser Critique, kit de survie éthique et politique pour situations de crise(s) réunissant 47 films (24h)
  • 2013 : Notre Monde
  • Entre 2007 et 2017 : Il réalise une soixantaine de ciné-entretiens

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

Dernier ouvrage publié (dir. avec Georges Debrégeas), L’Autre campagne, 80 propositions à débattre d’urgence, préface Lucie et Raymond Aubrac (La Découverte).

Festivals et expositions[modifier | modifier le code]

Thomas Lacoste a participé avec le film Notre Monde à l’ouverture du cycle documentaire des Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid, au Palais de Tokyo (Paris), à la clôture du festival Les Écrans documentaires d’Arcueil en 2012, au Printemps des Laboratoires d'Aubervilliers les 18 et 19 mai 2013, au 100e débat public autour du film qui s'est déroulé lors du 67e Festival d'Avignon le 15 juillet 2013 et à l'exposition The Happy Show à La Gaîté Lyrique (Paris) dans le cadre du cycle de projections Happiness is a Warm Gun le 14 janvier 2014[13].

Rétrospectives[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f La notion, élaborée par Thomas Lacoste, désigne des films associant entretiens, fictions, littératures, œuvres picturales et créations sonores assurant la présence de différentes lignes ou véhicules narratifs au sein d’une même œuvre cinématographique se jouant des frontières de genre et refusant toutes naturalisations notamment entre fiction et documentaire.
  2. Voir le site du Passant Ordinaire « Le Passant Ordinaire »
  3. Éditions du Passant sur le site du Passant Ordinaire « Les éditions du Passant »
  4. « RIO »
  5. « L'Autre campagne Georges Debrégeas et Thomas Lacoste »
  6. « Pour un autre Programme Lucie Aubrac et Raymond Aubrac »
  7. « La Bande Passante »
  8. « Il fut des peuples libres qui tombèrent de plus haut »
  9. Lire le reportage du journal Le Monde de Clarisse Fabre sur le tournage du film intitulé Thomas Lacoste filme « Notre Monde » 
  10. Voir une liste partielle des lieux des débats [1]
  11. Lire l’article des Inrockuptibles de Jean-Marie Durand et Serge Kaganski [2]
  12. Titres remportés avec l’équipe de Bègles et la sélection de Côte d’Argent, équipes dont il a été le capitaine.
  13. Voir l'événement sur le site de la Gaîté Lyrique

Sources[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Radio[modifier | modifier le code]